La fin programmée du contrat de travail : la disparition de l’esclavage au profit de la libre entreprise

Un constat s’impose à tous : pendant que la France compte 5 000 000 de chômeurs (plus ou moins répertoriés comme tels), l’entreprise s’impose avec un dynamisme insolant !

Pendant que syndicats et pouvoirs publics s’agitent, une réalité s’impose à tous : le contrat de travail, dans sa forme strictement codifiée (dans plusieurs milliers de pages de droit), est en train de disparaître.

Ce n’est pas une affirmation gratuite, mais un fait qui s’impose à nous comme une tendance de fonds : 1000 000 d’auto-entrepreneurs sont déjà opérationnels, et même si un certain nombre disparaissent, soit au profit d’autres entreprises plus conséquentes, soit pour des raisons de viabilité économique, leur nombre ne cesse d’augmenter.

Dans tous les cas, ces auto-entreprises sont un phénomène de société représentatif d’une tendance de fonds : la disparition du contrat de travail.

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Le lien de subordination : une consécration de l’esclavage moderne

Techniquement, le lien de subordination est un droit d’une personne à donner des ordres, des instructions à une autre personne, en contrepartie d’une rémunération. Le fait que cette rémunération existe n’enlève rien du tout à la « domination » d’une personne sur une autre. L’évolution sociétale fait que les individus sont de moins en moins enclins à accepter le lien de subordination et son cortège d’inconvénients !

Les contraintes du contrat de travail sont nombreuses et pesantes, ne citons ici que les principales :

1. L’obligation de se rendre sur un lieu donné

2. L’obligation de se rendre au lieu de travail à des horaires donnés

3. L’obligation d’obéissance : il faut parfois obéir à des ordres stupides (cela est particulièrement vrai dans la fonction publique)

4. L’obligation de composer avec l’arbitraire en permanence…….

Le constat, c’est que malgré des dizaines de milliers de pages de droit, il est impossible de codifier la relation « maitre/esclave » : le droit du travail est un échec cuisant d’impuissance à régir les relations humaines interpersonnelles.

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L’entreprise, c’est la liberté d’action individuelle

A contrario du contrat de travail, l’entrepreneur, sous quelque forme que ce soit, exerce en toute liberté. Il décide pour lui même, se forme, apprend à développer ses compétences, techniques pour produire et gérer, relationnelles/humaines pour acheter et vendre. Au bout du compte, l’entrepreneur organise sa vie, car il va jouir de la libre disposition de ses horaires de travail, et surtout, supprimer l’intermédiation d’un employeur qui réalise une marge sur son travail.

De facto, l’entrepreneur vit mieux que le salarié, car il profite pleinement de sa liberté :

1. Il se rend sur plein de lieux différents qu’il choisit

2. Il n’est pas tenu à des horaires de travail, sauf s’il y consent librement et en contrepartie d’une rémunération qu’il négocie

3. Il n’obéit pas, mais exécute librement un travail donné, en dominant son sujet, et en s’imposant comme l’homme de l’art respecté

4. Son libre arbitre l’autorise à refuser un travail s’il considère que celui ci est contraire à son éthique, et à ses valeurs

Old Beech Tree

Le vivier d’emplois se trouve dans la « micro-entreprise » : l’évolution sociétale est en marche

Nous assistons tous à l’avènement de cette micro-entreprise (peu importe comme on la nomme) caractérisant une personne seule, offrant un service obéissant aux caractéristiques suivantes :

1. Le service est utile aux autres : il n’est pas obligatoirement très qualifié, mais s’insère parfaitement dans la notion de « petit job »

2. Ce service est morcelé, ou « morcelable » : il correspond à des « petits horaires » et est offert à un grand nombre de clients potentiels

3. Son rapport qualité prix est conforme aux attentes et au pouvoir d’achat des clients

4. Les entreprises classiques plébiscitent la « micro-entreprise » car elle se trouvent débarrassées du sacro saint « lien de subordination »

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En conclusion, le dernier employeur sera l’Etat

Au 22ème siècle, les livres d’Histoire parleront peut être du contrat de travail comme le dernier lien d’esclavage, des Pyramides à nos jours……L’Etat, quand à lui, doit avoir des « serviteurs fidèles » (pouvant être qualifiés de bons esclaves), car ses prérogatives régaliennes lui imposent une discipline sans faille. Les bons soldats ne doivent pas trop réfléchir !

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