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Comment convaincre mon banquier ?

Comment convaincre mon banquier ?

N’écoutez pas les sirènes négatives autour de vous à propos des banques et des banquiers !

Il est absolument faux d’affirmer que les banquier sont frileux, ne veulent pas s’engager…..tout cela n’est qu’excuses, prétextes, concentré de préjugés !

Cultivez une attitude libre de préjugés et impliquez vous

Si vous êtes négatif à l’encontre des “banquiers”, cela va se ressentir.  A contrario, voici la bonne attitude à cultiver :

1. Faites ressentir à votre interlocuteur que vous respectez son métier

2. Donnez lui une importance stratégique (sans trop en faire)

3. Cultivez une attitude “neutre bienveillante” : sans excès, mais avec bonhomie, exposez votre projet.

4. Impliquez vous avec passion, détermination. Mouillez la chemise ! Ne soyez pas timoré.

Présentez vous personnellement, et financièrement

Votre banquier a besoin de vous connaître.  Son appréciation se fonde sur deux critères déterminants :

1. Une appréciation personnelle, qualitative : il va apprécier votre cursus, faire référence à ses propres expériences. Vous avez affaire à un être humain. Ne le dépersonnalisez pas, sinon en retour, il en fera de même avec vous.

2. Une appréciation personnelle financière  : préparez lui un état de votre patrimoine, de vos avoirs, de vos perspectives d’accroissement de richesse. Le banquier n’est pas philanthrope et son métier c’est de gérer de la richesse (pas de la pénurie). Il ne vous reprochera pas d’être pauvre, mais vous reprochera l’absence de transparence.

En résumé, dites qui vous êtes, et ce que vous possédez, même si vous n’êtes pas riche.

Sachez présenter votre projet : votre prévisionnel (plan d’affaires, business-plan) doit être clair, précis et viable économiquement

1. Aspects qualitatifs  : décrivez votre métier, votre passion, votre engouement pour l’accomplir, votre environnement, vos collaborateurs, vos proches

2. Aspects commerciaux et production : qu’avez vous à vendre ? pourquoi allez vous réussir ? quels sont vos facteurs spécifiques de réussite ? de différenciation ? Qui sont vos clients ? Quelles sont leurs attentes ? Montrez que vous avez fait le tour de la question.  L’idéal est d’apporter des commandes fermes sur le bureau du banquier : là vous marquez des points très importants !

3. Modélisation chiffrée professionnelle de votre activité future  : vous devez vous livrer à un exercice de simulation prévisionnelle qui intègrera vos investissements, vos emprunts, votre chiffre d’affaires, vos marges, vos bénéfices…..Allez droit au but, et ne perdez pas votre interlocuteurs dans les détails. Faites vous aider par une professionnel, car si vous tentez de faire illusion, vous serez très vite démasqué, et décrédibilisé !

Démontrez que votre modélisation économique est viable avec un business-plan de qualité (fonds et forme) :

Déterminez votre seuil de rentabilité, votre besoin en fonds de roulement, votre trésorerie mensuelle nette prévisionnelle : là vous allez droit au but de ce que votre banquier exige de vous : de la clarté, de la transparence.

Synthèse

Votre banquier est un homme comme un autre, spécialisé dans l’appréciation d’un risque. Son approche va consister à favoriser des dossiers qui intrinsèquement présentent le moins de risques possibles :

1. des chefs d’entreprises motivés, enjoués, connaissant bien leur métier

2. des chefs d’entreprise ayant analysé leur environnement et qui seront capable d’être compétitifs sur le marché dans lequel ils veulent s’investir

3. des chefs d’entreprise ayant réfléchi correctement à leur besoins de financement (investissements, besoin en fonds de roulement), et qui du fait de leur bonne anticipation réaliste de leur activité (seuil de rentabilité, trésorerie), seront le mieux à même de faire face à leurs engagements, et donc de limiter les risques.

Convaincre son banquier, c’est donc avant tout se convaincre soi même. Pour faire croire, il faut croire soi-même.

Les avantages du bail précaire

Les avantages du bail précaire

Lorsqu’il est nécessaire de disposer d’un local professionnel pour exercer son activité, les bailleurs propriétaires ont souvent tendance à vouloir vous imposer un bail commercial (artisans, commerçants), ou un bail à usage professionnel (professions libérales).

Les baux classiques

  • Ces baux classiques ont l’avantage de conférer au locataire une visibilité certaine (absolument nécessaire notamment lorsqu’il faut entreprendre des aménagements).
  • Simultanément, le propriétaire peut compter sur une location longue, tout en s’assurant la propriété des éventuels aménagements qui auraient été effectués par le locataire.
  • Par contre, ils sont extrêmement “liants”, impliquant un respect de dispositions contraignantes dans la durée (délai de dénonciation 6 mois avec la fin de chaque période triennale).

Leur avantage est finalement leur principal inconvénient.

Le bail précaire

Il existe une autre voie, en dehors de ces baux “classiques” :

le bail précaire ou bail commercial dérogatoire.

  • Ce bail, d’une durée maximum de 23 mois présente l’avantage d’offrir beaucoup plus de souplesse aux jeunes entreprises dont l’avenir et l’évolution sont difficilement prévisibles.
  • Ainsi, au terme de ce bail, chacune des parties peut y mettre un terme, sans contrainte, sans indemnité de quelque sorte.
  • Une période maximum de 23 mois est un délai raisonnable pour se faire une idée de la viabilité d’une entreprise.

Le bail précaire permet au locataire  d’éviter de trop s’engager dans le temps, à ses dépens !

Bail commercial ? Attention danger !

Bail commercial ? Attention danger !

Le bail commercial est un engagement réciproque puissant :

  • Il garantit au locataire une jouissance longue, une propriété commerciale.
  • Il garantit au propriétaire, une excellente visibilité dans la durée et une bonne rentabilité (en général) du local.

Ce contrat est régi par une loi spécifique, et très bien rôdé, après des années de contentieux ayant été résolu par les tribunaux et faisant jurisprudence.

Fondamentalement, ce que vous devez retenir, si vous vous engagez sur un bail commercial en tant que locataire :

1. Attention au délai de dénonciation de ce bail : en règle générale, 6 mois avant la fin de chaque période triennale, par voie d’huissier (un simple recommandé ne suffisant pas). Vous devez donc comprendre que votre engagement minimum sera de 3 années complètes.

2. Attention aux travaux que vous engagez dans le local. Ils sont en règle générale  considérés comme devenant la propriété du bailleur au terme du bail, mais si vous investissez un local vierge, et que vous refaites tout de fond en comble, pourquoi ne pas négocier une remise de loyer (soit une franchise, soit une baisse de loyers dans le temps)

3. Attention aussi à la trop grande spécialisation de votre bail : si vous ne pouvez exercer qu’une seule activité très spécifique dans votre local, vous risquez d’en devenir prisonnier, car vous n’aurez pas d’option de reconversion ou d’extension de votre activité à un autre domaine.

En conclusion, le bail commercial vous garantit une bonne visibilité pour votre affaire, mais attention à bien négocier les clauses de départ, car elles vous engagent réellement, sans possibilité d’y revenir. Faites vous assister dès le départ pour son analyse par une personne qualifiée.

La clause de réemploi : procédure simple et magique pour séparer une société de son patrimoine personnel

La clause de réemploi : procédure simple et magique pour séparer une société de son patrimoine personnel

Pourquoi vouloir séparer le patrimoine de sa société de l a communauté du mariage ?

Woman works on home finances. Man relaxed in chair drinking whiskey adn reading a book

S’engager dans une entreprise est un sport de haut niveau :  il faut de l’intelligence, de l’agilité, mais aussi, il faut assurer ses arrières :

  • En cas de divorce
  • Pour protéger son conjoint d’une déconfiture financière
  • En cas de dépôt de bilan
  • En cas de mésentente avec des associés
  • Pour tout un tas d’autres raisons secondaires qui alourdiraient considérablement cet article

Pour toutes ces raisons, faire valoir une séparation de biens sur une société est une décision à la fois judicieuse et pertinente.

La méthode classique du contrat de mariage (séparation de biens)

Stressed young woman using multiple computers, with piles of folders on the backgrounds

S’engager dans une séparation de biens peut impliquer :

  • Le passage devant notaire, devant avocats
  • Le passage devant le Fisc, qui ne manquera pas d’appliquer une fiscalité sur patrimoine (droits d’enregistrement, plus values)
  • Une perte de temps considérable, et des tracasseries personnelles : expliquer cela à son conjoint peut être lourd de conséquences…… !

Une solution simple et très puissante juridiquement : le don manuel, et la clause de réemploi

Imaginez un scénario simple, si vous êtes marié en communauté de biens, et que vous voulez acquérir, ou développer un patrimoine personnel en séparation de biens, sans passer par toutes les tracasseries d’avocats, notaires, et fisc :

  • Faites vous donner quelques milliers d’Euros par l’un de vos parents : père, mère (éventuellement arrangez vous pour lui restituer la somme par tout moyen à votre convenance)
  • Officialisez la chose en produisant un imprimé fiscal retraçant l’opération (don manuel)
  • Enregistrez ce document, et acceptez de donner quelques Euros au fisc
  • Créez votre société, et préciser dans les statuts de cette dernière, que le capital social provient d’un don manuel (celui mentionné ci dessus)

ABRACADABRA : votre société est à vous, et à vous seul, même si vous êtes mariés en communauté de biens ! Adieu formalités et explications pesantes, adieu justifications, adieu avocats, adieu notaires, mais le résultat est là.

N’oubliez jamais, que le Code Civil est l’un des plus anciens et des plus puissants de tous les droits.

Comment choisir entre prime de bilan et dividende ?

Comment choisir entre prime de bilan et dividende ?

Le capital des petites sociétés est en règle générale détenu par les exploitants eux mêmes, gérants d’EURL, SARL, SCI, ou Présidents de SAS, SASU, SA.

Pour ces associés ultra-majoritaire, un choix sympathique s’offre à eux au moment de l’arrêté de leur bilan :

Faire une prime de bilan

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  • Cela augmente les charges sociales car la prime est soumise à celles ci (RSI ou charges sur salaires)
  • Cela diminue l’impôt sur les sociétés, qui selon le niveau de bénéfices se situe à 15 % (de 0 à 38 ke) ou 33.33 % au delà de 38ke
  • La prime sera taxée dans les revenus personnels du dirigeant après abattement de 10 %
  • Le bilan sera moins flatteur, car il présentera de moins bons ratios de rentabilité

Choisir de faire du dividende

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  • L’impôt sur les sociétés sera alors plus élevé qui selon le niveau de bénéfices se situe à 15 % (de 0 à 38 ke) ou 33.33 % au delà de 38ke
  • L’associé pourra alors choisir de se verser un dividende (lors de l’assemblée générale ordinaire qui suit le bilan), exonéré de charges sociales (s’il est en SAS, ou en SA, ou en SCI option IS)
  • Le dividende sera taxé dans les revenus personnels du dirigeant après abattement de 40 %
  • Le bilan sera beaucoup plus flatteur, car il présentera de bien meilleurs ratios de rentabilité

Alors comment faire un choix ?

La seule solution consiste à simuler les différentes hypothèses selon le schéma suivant en ayant à coeur de comparer un net disponible identique pour le dirigeant :

Prélèvement fiscaux et sociaux HYP 1 HYP 2 HYP3
Impôt sur les sociétés
CSG CRDS
Charges sociales
Impôt sur le revenu
TOTAL DANS CHAQUE HYPOTHESE

La simulation imposera alors un choix naturellement : le total le plus faible !

Cela montrera qu’une bonne optimisation implique de prendre en compte l’ensemble des prélèvements fiscaux et sociaux afin de décider !