Le Waves StudioVerse : des chaînes de plug-ins partagées
Quand Waves a lancé son offre par abonnement, tout le monde a commenté l’abonnement. L’information intéressante était ailleurs : dans le StudioVerse, une bibliothèque en ligne de chaînes de plug-ins partagées, avec un moteur de recherche qui écoute ton audio pour te proposer les plus adaptées.
Ce qu’est réellement une « chaîne »
Pas un preset de plug-in, mais un enchaînement complet : un égaliseur, puis un compresseur, puis une saturation, puis une réverbération, chacun avec ses réglages et dans cet ordre précis. Tout ce qu’un mixeur pose sur une voix, empaqueté dans un seul objet rappelable.
Ces chaînes s’ouvrent dans StudioRack, le conteneur de Waves qui les héberge à l’intérieur de ton séquenceur. Tu charges StudioRack sur une piste, tu parcours le StudioVerse, tu appliques une chaîne, et tu peux ensuite ouvrir chaque plug-in pour ajuster.
Qui alimente la bibliothèque
Elle est ouverte : n’importe qui peut téléverser une chaîne. Mais elle a été lancée avec les chaînes de mixeurs très identifiables — Chris Lord-Alge, Manny Marroquin, Young Guru. C’est ce qui en fait un objet pédagogique inhabituel : tu ne lis pas une interview où quelqu’un décrit sa chaîne, tu la charges et tu ouvres chaque étage pour voir ce qu’il y a dedans.
La vidéo
Le bouton Scan
C’est la partie « IA ». Tu cliques sur Scan, StudioVerse analyse le son de ta piste et propose les chaînes qui correspondent à cette empreinte sonore. Tu peux aussi chercher à la main, par instrument, par genre ou par caractère.
À prendre pour ce que c’est : un moyen de trouver rapidement un point de départ, pas un mixeur automatique. Ce qu’il propose est plausible, jamais spécifique à ton morceau.
Le vrai risque, et comment l’éviter
Charger des chaînes toutes faites sans jamais regarder à l’intérieur, c’est prendre l’habitude de choisir un résultat au lieu de comprendre une décision. Tu peux mixer vite pendant un temps, puis tu bloques dès qu’aucune chaîne ne convient — et tu n’as rien appris.
Le bon usage est l’inverse : charge une chaîne d’un mixeur que tu admires sur une piste que tu connais bien, puis ouvre chaque plug-in un par un. Regarde où il a coupé, combien il a compressé, ce qu’il a saturé. Là, c’est une leçon.
Questions fréquentes
Faut-il l’abonnement Waves ?
Le StudioVerse ne se vend pas séparément : il est intégré à l’offre Creative Access. Et une chaîne ne fonctionne que si tu possèdes les plug-ins qu’elle contient — un point à garder en tête avant de s’enthousiasmer.
Est-ce que ça consomme beaucoup de ressources ?
Une chaîne, c’est cinq à dix plug-ins sur une seule piste. Sur un projet chargé, ça monte vite. StudioRack permet heureusement de désactiver les étages inutiles.
Ça remplace un ingénieur du son ?
Non. Ça remplace la page blanche. Le choix de ce qui doit être fait sur ce morceau reste entier — et c’est justement là qu’est le métier.
Hello, c’est cool cette nouvelle, mais j’imagine qu’il faut en amont avoir les plugs adéquat waves ??
Oui…
Bonjour, concernant Studioverse de Waves :
Merci pour l’explication simple.
Peut-on choisir (ou insérer) d’autres plug-ins que ceux de Waves dans l’interface ? et qui feront partie de l’analyse.
Merci
Oui, absolument, tu peux ajouter par exemple des Fabfilters (ou autre) au format VST !