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Fiche technique (rider)

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La fiche technique, qu’on appelle aussi rider, est le document qui dit à une salle tout ce dont votre groupe a besoin pour jouer : combien vous êtes, quelles sources il faut amplifier, où chacun se place, ce que vous voulez dans vos retours, ce que vous apportez et ce que vous attendez sur place. Elle n’intéresse personne tant que la date n’est pas signée, puis elle devient la pièce la plus lue du dossier, par le régisseur qui prépare votre venue.

  • Autre nomRider technique
  • Lue parLe régisseur
  • LongueurUne à deux pages
  • Pièce cléLe patch
  • StatutAnnexe du contrat

La fiche technique en bref

  • Définition : le document d’exploitation d’un concert, qui décrit les besoins techniques et d’accueil d’un groupe.
  • Contenu : contacts, effectif, patch, plan de scène, retours, backline, horaires, loges.
  • Destinataire : le régisseur de la salle, qui la compare à son matériel et vous rappelle s’il manque quelque chose.
  • Valeur : annexée au contrat de cession, elle engage les deux parties.
  • Règle d’or : demandez ce dont vous avez besoin, pas ce dont vous rêvez, et indiquez ce qui est négociable.

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Fiche technique, rider, fiche d’accueil

Le mot rider vient de l’anglais : c’est la clause qu’on « ajoute » à un contrat. Dans le spectacle anglophone, on distingue le rider technique, qui décrit le son, la lumière et la scène, et le rider d’accueil (hospitality rider), qui décrit les loges, les repas, les boissons et l’hébergement. En France, on parle plutôt de fiche technique pour le premier et de fiche d’accueil pour le second, et beaucoup de groupes réunissent les deux dans un même document.

Juridiquement, la fiche technique est une annexe du contrat. Dans un contrat de cession, l’organisateur s’engage à fournir le lieu « en ordre de marche » conformément à cette annexe. Ce qui n’y figure pas, vous ne pourrez pas le réclamer le jour du concert.

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Ce que contient une fiche technique

  • Les contacts : le nom et le téléphone de la personne qui répond aux questions techniques, en haut de la première page.
  • L’effectif : le nombre de musiciens sur scène, de techniciens, et de personnes en tournée au total.
  • Le patch : la liste numérotée des sources à amplifier, avec le micro ou le boîtier de direct pour chacune.
  • Le plan de scène : un schéma vu de dessus avec la place de chaque musicien, de chaque instrument, des retours et des prises électriques.
  • Les retours : le nombre de mixages séparés, leur type (enceintes au sol ou écouteurs intra-auriculaires) et ce que chacun veut y entendre.
  • Le backline : ce que vous apportez, et ce que vous demandez à la salle.
  • Les horaires : durée d’installation, de balance et du concert, temps de changement de plateau.
  • La lumière : quelques lignes suffisent si vous n’avez pas d’éclairagiste ; sinon, son plan de feu.
  • L’accueil : loges, repas, régimes alimentaires, stationnement, hébergement.

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Le patch, ligne par ligne

Le patch est la pièce que le régisseur lit en premier, parce qu’il lui dit combien d’entrées de console et quels micros il doit préparer. Présentez-le en tableau, une ligne par source, dans l’ordre habituel : batterie, basse, guitares, claviers, voix.

  • Numérotez chaque ligne : ce numéro devient l’entrée de la console.
  • Nommez la source précisément : « grosse caisse intérieur », « clavier gauche », « voix lead ».
  • Indiquez le micro souhaité, avec une alternative acceptable : la salle n’a pas toujours le modèle exact.
  • Précisez le type de pied : petit pied, grand pied, perchette.
  • Signalez les boîtiers de direct, en mono ou en stéréo, et les sources qui ont besoin d’une alimentation fantôme.
  • Terminez par les lignes de retour et les éventuelles pistes d’accompagnement envoyées depuis un ordinateur.

Un trio guitare, basse, batterie avec deux voix tient en une quinzaine de lignes. Au-delà de trente, vérifiez que chaque ligne est vraiment indispensable : dans une petite salle, une console de vingt-quatre entrées est fréquente.

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La rédiger en une après-midi

  • Partez d’une répétition : notez chaque source réellement jouée, sans oublier les instruments d’un seul morceau.
  • Dessinez le plan de scène comme vous vous placez vraiment, public en bas de la feuille.
  • Demandez à chaque musicien ce qu’il doit entendre dans son retour, en une ligne.
  • Séparez clairement ce que vous apportez et ce que vous attendez de la salle.
  • Marquez ce qui est négociable : « ou équivalent », « si possible ».
  • Faites tenir la partie technique sur une page, plan de scène compris, et l’accueil sur une seconde.
  • Datez le document et mettez-le à jour à chaque changement de formation.
  • Exportez-le en PDF, nommé avec le nom du groupe et la date, et liez-le depuis votre EPK.

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Six erreurs fréquentes

  • Une fiche de festival pour un bar. Exiger six retours et une console numérique précise ferme les petites salles : prévoyez une version réduite.
  • Un plan de scène illisible. Une photo de croquis sur un coin de table ne sert à rien ; un schéma simple, fait sur ordinateur, suffit.
  • Pas de contact technique. Le régisseur a une question, il ne sait pas à qui la poser, et il improvise.
  • Une fiche périmée. Le claviériste est parti il y a un an, mais ses trois lignes de patch sont toujours là.
  • Des exigences sans marge. Un modèle de micro imposé sans alternative oblige la salle à louer, ou à vous décevoir.
  • L’envoyer trop tard. Envoyez-la dès la signature, et renvoyez-la une semaine avant la date.

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Questions fréquentes

Faut-il une fiche technique pour un premier concert ?

Oui, même d’une page. Le régisseur d’un bar ou d’une petite salle en a autant besoin qu’un grand festival, et un groupe qui en envoie une passe immédiatement pour sérieux.

Quelle différence entre fiche technique et rider ?

Aucune pour la partie technique : c’est le même document sous deux noms. Le mot rider couvre parfois aussi l’accueil, que l’on appelle en français fiche d’accueil ou fiche catering.

La salle est-elle obligée de tout fournir ?

Elle est tenue par ce qu’elle a signé. Si la fiche est annexée au contrat, ce qui y figure l’engage ; c’est pourquoi un régisseur vous appelle souvent pour ajuster la fiche avant signature. Mieux vaut un échange avant qu’une surprise le jour J.

Faut-il une version en anglais ?

Dès que vous jouez à l’étranger ou dans un festival international. Le vocabulaire technique est largement anglais de toute façon : input list pour le patch, stage plot pour le plan de scène, monitors pour les retours.

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Sources

Fiche rédigée avec l’aide de l’intelligence artificielle, relue et vérifiée par Fabien Fons.