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SMAC (scène de musiques actuelles)

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Une SMAC, pour scène de musiques actuelles, est un lieu labellisé par le ministère de la Culture pour les musiques amplifiées au sens large : rock, rap, électro, chanson, jazz, musiques du monde. C’est à la fois une salle de concert, un lieu de répétition et une structure qui accompagne les groupes de son territoire. Pour un musicien qui démarre, c’est souvent la première porte professionnelle à pousser, et celle qui s’ouvre le plus facilement quand on sait ce qu’elle attend.

  • Nom completScène de musiques actuelles
  • Créé en1996
  • Label d’ÉtatDepuis 2010
  • Nombre96 lieux (2025)
  • Aide de l’État100 000 € par an au minimum

La SMAC en bref

  • Définition : un lieu de musiques actuelles labellisé par l’État, avec une mission d’intérêt général.
  • Trois missions : diffuser et soutenir la création, accompagner les musiciens amateurs et professionnels, mener des actions culturelles.
  • Financement : l’État et les collectivités, au premier rang desquelles la ville ou l’agglomération.
  • Pour un groupe : studios de répétition, résidences, premières parties, dispositifs d’accompagnement, conseils.
  • Où : dans presque tous les départements ; à Grenoble, La Belle Électrique.

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Qu’est-ce qu’une SMAC

« SMAC » ne désigne pas un type de salle mais un label, délivré par le ministère de la Culture à une structure qui porte un projet artistique et culturel d’intérêt général autour des musiques actuelles. Le lieu reste géré par une association, une société coopérative ou une régie publique ; le label l’engage sur des missions, et lui apporte en échange un financement régulier de l’État, d’au moins 100 000 € par an.

Concrètement, une SMAC réunit le plus souvent une ou deux salles de concert, des studios de répétition, parfois un studio d’enregistrement, et une équipe permanente : direction, programmation, accompagnement, action culturelle, technique. Certaines sont des « SMAC de territoire », qui fédèrent plusieurs lieux d’une même région autour d’un projet commun.

Le mot « musiques actuelles » recouvre tout ce qui n’est ni classique ni contemporain au sens savant : rock, pop, rap, musiques électroniques, chanson, jazz, musiques traditionnelles et du monde. Une SMAC n’est donc pas réservée au rock, même si beaucoup en sont nées.

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D’où vient le label

  • 1991Les cafés-musiquesL’État soutient de petits lieux de proximité qui mêlent bar, concerts et répétition : le premier programme public dédié aux musiques amplifiées.
  • 1996Naissance des SMACUne circulaire du 7 juillet crée le dispositif scènes de musiques actuelles, qui prend la suite des cafés-musiques.
  • 1998ConsolidationLe dispositif est précisé et étendu, avec des missions et un financement de l’État mieux définis.
  • 2010Un label nationalLa SMAC devient un label du spectacle vivant, au même titre que les scènes nationales ou les centres dramatiques.
  • 2017Le cahier des charges actuelAprès la loi de 2016 sur la liberté de la création, un décret du 28 mars et un arrêté du 5 mai fixent les missions et les obligations de chaque label.

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Les trois missions

  • Création et diffusion. Programmer toute l’année des concerts dans toute la diversité des musiques actuelles, avec une place réservée aux artistes émergents et aux scènes locales, et soutenir la création par des résidences et des coproductions.
  • Accompagnement des pratiques. Mettre à disposition des studios de répétition, conseiller et suivre les musiciens amateurs comme ceux qui se professionnalisent : coaching scénique, filages, rendez-vous conseil, formation.
  • Action culturelle. Aller vers les publics qui ne viennent pas d’eux-mêmes : écoles, quartiers, hôpitaux, prisons, avec des ateliers, des rencontres et des concerts hors les murs.

Ces trois missions expliquent pourquoi une SMAC ne raisonne pas comme une salle privée. Elle doit remplir sa salle, mais elle doit aussi prouver chaque année à ses financeurs qu’elle a fait émerger des artistes et touché de nouveaux publics.

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Ce qu’une SMAC peut faire pour vous

  • Des studios de répétition équipés, à l’heure ou au forfait, souvent moins chers que dans le privé.
  • Des dispositifs d’accompagnement sur une saison : rendez-vous conseil, travail scénique, enregistrement de maquettes, aide à la structuration.
  • Des résidences : la salle et l’équipe technique pendant quelques jours pour monter ou roder un spectacle.
  • Des premières parties et des soirées de découverte, souvent confiées aux groupes du territoire.
  • Des tremplins et des partenariats avec des festivals, qui ouvrent des dates au-delà de la ville.
  • Un réseau : l’équipe connaît les programmateurs, les tourneurs, les labels et les aides de la région.

Beaucoup de ces services sont réservés aux musiciens du territoire, ou leur sont proposés en priorité. Commencez donc par la SMAC la plus proche de chez vous, pas par la plus prestigieuse.

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Comment approcher une SMAC

  • Allez aux concerts et répétez dans ses studios avant de demander quoi que ce soit : l’équipe d’accompagnement repère d’abord ceux qu’elle croise.
  • Identifiez la bonne personne sur le site : le chargé d’accompagnement pour être suivi, le programmateur pour jouer.
  • Demandez un rendez-vous conseil avant de demander une date : c’est la porte d’entrée prévue pour les groupes émergents.
  • Envoyez un EPK court : une accroche, deux titres, une vidéo live, vos dates et vos contacts.
  • Précisez qui vous emploierait le soir du concert : votre structure et son numéro de licence d’entrepreneur de spectacles, ou l’absence de structure, que la salle devra alors gérer.
  • Surveillez les appels à candidatures des dispositifs d’accompagnement et des tremplins, souvent ouverts une fois par an.
  • Comptez six à douze mois entre un premier contact et une date : les saisons se programment longtemps à l’avance.

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Cinq erreurs fréquentes

  • Écrire au programmateur pour la grande salle. Un groupe inconnu n’y jouera pas ; la première partie ou la soirée découverte sont les vraies portes d’entrée.
  • Démarcher la SMAC d’une autre région. Sans ancrage local ni actualité forte, votre message passe après ceux des groupes du territoire.
  • Ignorer l’équipe d’accompagnement. C’est elle qui suit les groupes émergents et qui les recommande ensuite à la programmation.
  • Envoyer un dossier sans vidéo live. Une SMAC veut savoir si vous tenez une scène, pas seulement si vos enregistrements sonnent bien.
  • Arriver sans fiche technique. Dès qu’une date se profile, le régisseur la demandera : préparez-la avant.

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Questions fréquentes

Combien y a-t-il de SMAC en France ?

Quatre-vingt-seize structures étaient labellisées en 2025, réparties sur presque tout le territoire. La carte à jour est publiée par le ministère de la Culture, et la FEDELIMA, la fédération des lieux de musiques actuelles, en regroupe environ une centaine parmi ses membres.

Une SMAC est-elle une salle publique ?

Elle est financée en partie par l’argent public, mais elle est le plus souvent gérée par une association ou une coopérative, avec sa propre équipe. Le label ne change pas son statut juridique : il l’engage sur des missions en échange d’un soutien de l’État.

Faut-il être professionnel pour répéter dans une SMAC ?

Non. L’accompagnement des pratiques amateurs fait partie des missions du label, et les studios de répétition sont ouverts à tous les groupes, souvent avec un tarif préférentiel pour les jeunes ou les adhérents.

Une SMAC paie-t-elle les groupes en première partie ?

En principe oui : un artiste qui se produit dans un spectacle à but lucratif est présumé salarié et doit être rémunéré, première partie comprise. La seule exception est la participation d’amateurs encadrée par la loi de 2016 et un décret du 10 mai 2017, limitée en nombre de représentations, déclarée et en général liée à un projet d’accompagnement. La rémunération passe par un contrat de cession avec votre structure, ou par un contrat de travail direct si vous n’en avez pas.

Quelle est la SMAC de Grenoble ?

La Belle Électrique, ouverte en janvier 2015 esplanade Andry-Farcy, porte le label. Elle réunit une salle de 1 015 places, des studios, et le Labo de La Belle, boulevard Gambetta, qui propose aux musiciens de l’agglomération répétition, résidences, ateliers et rendez-vous conseil.

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Sources

Fiche rédigée avec l’aide de l’intelligence artificielle, relue et vérifiée par Fabien Fons.