Terme du glossaire
Note d’intention
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La note d’intention est un texte court qui explique ce que vous voulez faire, pourquoi vous voulez le faire maintenant et comment vous allez vous y prendre. On la demande pour une aide à la création, une résidence, un appel à projets, un film ou un mémoire : partout où quelqu’un doit décider de soutenir un projet qui n’existe pas encore. Elle ne raconte pas votre parcours, elle raconte votre projet, et c’est souvent le texte qui fait pencher un jury.
- LongueurUne à deux pages
- TempsPrésent et futur
- PersonnePremière, en général
- Lue parUn jury, un financeur
- Ne remplace pasBiographie, budget
La note d’intention en bref
- Définition : un texte qui expose le projet, ses partis pris, sa méthode et son calendrier.
- Trois questions : quoi, pourquoi maintenant, comment.
- Longueur : une à deux pages, sauf consigne contraire du dossier.
- Ton : concret, à la première personne, avec des exemples plutôt que des adjectifs.
- Piège : recopier sa biographie ou son EPK au lieu de parler du projet.
À quoi sert une note d’intention
Un jury ou un financeur doit décider sur la base d’un projet à venir. Votre musique, votre biographie et votre revue de presse lui disent ce que vous avez fait ; la note d’intention lui dit ce que vous allez faire avec son soutien, et pourquoi cela vaut la peine.
Elle complète les autres pièces sans les répéter :
- La biographie raconte votre parcours.
- L’EPK montre votre travail actuel à des professionnels.
- Le budget et le calendrier chiffrent et datent le projet.
- La note d’intention donne le sens du projet et la manière dont vous allez le mener.
On la demande notamment dans les dossiers d’aide du Centre national de la musique, des sociétés civiles et des collectivités, dans les candidatures à une résidence ou à un dispositif d’accompagnement, et dans les appels à projets culturels.
Un plan en six parties
- Le projet en deux phrases. Ce que vous allez créer, sous quelle forme, pour quel public.
- L’origine. D’où vient l’envie, et pourquoi c’est le bon moment dans votre parcours.
- Les partis pris. Vos choix artistiques : esthétique, instrumentation, texte, forme scénique, ce que vous refusez de faire.
- La méthode. Comment vous allez travailler : étapes, collaborateurs, lieux, temps de résidence ou de studio.
- Les publics et la diffusion. À qui le projet s’adresse et où il sera montré, avec les dates déjà envisagées.
- Ce que le soutien change. Ce que l’aide ou la résidence rend possible, précisément.
L’écrire, pas à pas
- Relisez le règlement du dispositif et soulignez ses critères : votre note doit y répondre, dans leurs mots.
- Écrivez d’abord le projet en deux phrases ; si vous n’y arrivez pas, le projet n’est pas encore assez clair.
- Remplacez chaque adjectif par un fait : « un son hybride » devient « un quatuor à cordes et deux synthétiseurs analogiques ».
- Donnez des dates, des lieux et des noms dès qu’ils sont acquis.
- Écrivez à la première personne, au présent ou au futur.
- Faites tenir le tout sur une à deux pages, avec des intertitres si le texte dépasse une page.
- Faites-la lire à quelqu’un qui ne connaît pas le projet et demandez-lui de le résumer : s’il n’y arrive pas, reprenez.
Un exemple de paragraphe
Voici un début de note fictif, pour un projet d’album et de spectacle :
« Fleuves est un album de huit chansons et un concert d’une heure, écrits autour des rivières de l’Isère. Après deux disques en trio, je veux faire entrer dans ma musique des enregistrements de terrain : chaque chanson part d’une prise de son réalisée au bord de l’eau, que nous jouerons en direct sur scène. La résidence demandée, cinq jours en avril, servira à construire ce dispositif et à jouer le spectacle pour la première fois devant un public scolaire. »
En quatre phrases, le jury sait ce qui sera créé, ce qui change dans le parcours de l’artiste, le parti pris et l’usage exact de la résidence.
Six erreurs fréquentes
- Recopier sa biographie. Le jury l’a déjà dans le dossier ; il attend le projet.
- Rester dans l’abstrait. « Interroger notre rapport au monde » ne dit rien de ce que l’on entendra.
- Oublier le calendrier. Un projet sans dates ressemble à un projet qui n’aura pas lieu.
- Ignorer les critères du dispositif. Une aide à l’action culturelle attend des publics, pas seulement une création.
- Écrire trop long. Au-delà de deux pages, le lecteur survole.
- Une note unique pour tous les dossiers. Adaptez-la à chaque guichet : ses critères et son vocabulaire changent.
Questions fréquentes
Quelle longueur pour une note d’intention ?
Une à deux pages, soit environ 400 à 1 000 mots, sauf si le dossier impose une limite. Beaucoup de formulaires en ligne fixent un nombre de caractères : écrivez d’abord la version longue, puis resserrez.
Faut-il écrire à la première personne ?
Oui, en général : c’est votre intention. Pour un groupe, le « nous » convient. La biographie, elle, s’écrit plutôt à la troisième personne.
Quelle différence avec une note de présentation ?
La note de présentation décrit un projet, souvent achevé ou en cours. La note d’intention explique un projet à venir et les choix qui le guideront.
La méthode sert-elle pour financer une formation ?
Oui. Pour une formation professionnelle financée par l’AFDAS ou par France Travail, on vous demande souvent d’expliquer votre projet professionnel et ce que la formation va y apporter. Les trois mêmes questions s’appliquent : où vous en êtes, ce que vous voulez faire, et en quoi cette formation précise vous y mène.
Peut-on se faire aider pour l’écrire ?
Oui, et c’est courant : les équipes d’accompagnement des SMAC et les structures régionales de musiques actuelles relisent volontiers les dossiers. Mais le texte doit rester le vôtre : un jury repère vite une note qui ne ressemble pas au projet.
Sources
- Adami, aide pour un spectacle de musique : pièces demandées pour une demande d’aide.
- Centre national de la musique, aides financières
Fiche rédigée avec l’aide de l’intelligence artificielle, relue et vérifiée par Fabien Fons.