La Sacem, c’est quoi et comment s’y inscrire quand on compose
La Sacem collecte et répartit les droits d’auteur : ceux du compositeur, de l’auteur du texte et de l’éditeur. Elle ne s’occupe pas des droits d’interprète, gérés par l’Adami et la Spedidam, ni des droits du producteur du master. L’adhésion suppose d’avoir une œuvre réellement diffusée ou enregistrée, et se paie une fois — ensuite, chaque œuvre doit être déclarée, sans quoi rien ne peut être réparti.
C’est la question qui revient dès qu’un morceau commence à tourner : faut-il s’inscrire à la Sacem, et qu’est-ce que cela rapporte vraiment ? Voici le cadre, sans jargon.
Ce que la Sacem gère, et ce qu’elle ne gère pas
La Sacem est une société de gestion collective. Elle négocie les autorisations, perçoit les sommes dues et les redistribue à ses membres. Elle couvre deux droits :
- Le droit d’exécution publique : ton morceau passe en radio, en télévision, dans un bar, en concert, sur une plateforme de streaming.
- Le droit de reproduction mécanique : ton morceau est gravé sur un support, intégré à un film, à une publicité, à un jeu.
Elle ne gère en revanche ni les droits voisins d’interprète — c’est le rôle de l’Adami et de la Spedidam — ni les droits du producteur de l’enregistrement, confiés à la SCPP ou à la SPPF. Un même morceau peut donc générer trois flux distincts, versés par trois organismes différents.
Si tu composes, enregistres et produis toi-même, tu peux cumuler ces trois casquettes — mais il faut adhérer séparément à chaque organisme, chacun ayant ses propres conditions.
Qui peut adhérer
L’adhésion n’est pas ouverte à qui a simplement écrit une chanson dans son coin. Il faut justifier d’une exploitation réelle de l’œuvre : un enregistrement commercialisé, une diffusion, un concert, une édition. Les critères précis et le montant des droits d’entrée figurent sur le site de la Sacem, et évoluent régulièrement.
Trois qualités possibles, non exclusives :
- Auteur : tu écris les paroles.
- Compositeur : tu écris la musique.
- Éditeur : tu exploites l’œuvre d’un auteur ou d’un compositeur, dans le cadre d’un contrat d’édition.
L’étape que beaucoup oublient : déclarer ses œuvres
Adhérer ne suffit pas. Chaque titre doit être déclaré individuellement, avec la répartition entre les ayants droit. C’est cette déclaration qui permet à la Sacem de reconnaître ton morceau quand il est diffusé et de te verser la part correspondante.
Un morceau non déclaré et pourtant diffusé ne génère rien pour toi. C’est la cause numéro un des droits qui « ne tombent jamais ».
La question de la répartition
Quand plusieurs personnes ont participé, les pourcentages se décident entre vous et se déclarent une fois pour toutes. Mettre cet accord par écrit avant la déclaration évite la majorité des conflits qu’on voit apparaître des années plus tard, au moment où le morceau rapporte.
Sacem et plateformes de streaming
Distribuer son morceau via un distributeur numérique et être membre de la Sacem ne s’opposent pas : ce sont deux flux différents. Le distributeur te verse la part producteur et artiste ; la Sacem te verse la part auteur-compositeur. Les deux se cumulent, à condition que l’œuvre soit déclarée des deux côtés avec des informations cohérentes.
Faut-il adhérer ?
La question se pose en termes simples : ton œuvre est-elle diffusée dans des lieux ou sur des médias qui versent des droits ? Si oui, l’adhésion se rentabilise. Si ta musique reste confidentielle ou si tu la destines à des usages libres, l’intérêt est plus limité — et une licence libre peut même mieux servir ton projet.
Questions fréquentes
Que couvre exactement la Sacem ?
Les droits d’auteur : droit d’exécution publique et droit de reproduction mécanique, pour l’auteur, le compositeur et l’éditeur. Pas les droits d’interprète ni ceux du producteur.
Quelle différence entre la Sacem et l’Adami ou la Spedidam ?
La Sacem verse les droits d’auteur ; l’Adami et la Spedidam versent les droits voisins des artistes-interprètes. Un même morceau peut ouvrir droit aux deux.
Suffit-il d’adhérer pour toucher des droits ?
Non. Chaque œuvre doit être déclarée individuellement, avec la répartition entre ayants droit. Un titre non déclaré ne génère aucun versement.
Peut-on être à la Sacem et distribuer sa musique en streaming ?
Oui. Le distributeur verse la part producteur et artiste, la Sacem verse la part auteur-compositeur. Les deux flux se cumulent.
Je suis. Artiste. Chanteur. Algereine. Kabyle. Je. Put fair. Lanscreptione. Ala. Sacem. Envoiyai moi. Svp. Les. Furmulaire. Et. Les. Peice. Pour. Adhere. Comme. ( auteur. Et. Compositeur). Riponde. Moi. Svp. Par. Mon. Email. Au. Tel. 00213. 0794/36_05_03
Bonjour,
merci pour ces vidéos concernant la SACEM, très intéressantes car comme l’évoque le directeur régionale, la SACEM subit sans arrêt des changements dans son organisation.
J’aurais aimé savoir quels étaient les justificatifs précis à transmettre à la SACEM pour justifier la diffusion de ses oeuvres (ex: j’ai composé des chansons diffusées par certaines radio, des chansons pour des spectacles théâtraux, et des musiques joués en Live par d’autres artistes, des génériques radio ou TV) Merci pour votre réponse