Terme du glossaire
Audio-Technica ATM650
Mis à jour le
Sur un kit de batterie, la caisse claire est le poste le plus disputé : peu de place, un niveau considérable, et des cymbales à quelques centimètres qui n’attendent qu’une chose, entrer dans le micro. C’est pour cet exercice que les fabricants dessinent des dynamiques fins et très directifs. L’Audio-Technica ATM650 appartient à cette famille.
Définition : qu’est-ce que l’ATM650 ?
L’Audio-Technica ATM650 est un microphone dynamique à directivité hypercardioïde, de la série ATM d’instruments du constructeur. Son corps allongé et étroit (164 mm de long pour 39 mm de diamètre) est pensé pour se glisser entre une caisse claire et un charleston, là où un micro trapu ne trouve pas sa place.
Comme tous les dynamiques, il ne réclame aucune alimentation fantôme et encaisse sans broncher des niveaux de pression élevés. L’aimant au néodyme lui assure une sensibilité correcte pour sa catégorie, et la pince d’isolation anti-choc fournie limite la transmission des vibrations par le pied.
ATM650 ou ATM250 ?
Les deux modèles partagent la même famille et la même directivité, mais ils ne visent pas les mêmes sources. L’ATM250, court et large, est optimisé pour les sources graves à très fort niveau : grosse caisse, tuba, ampli de basse. L’ATM650, fin et allongé, est fait pour les sources médium à haute énergie et les emplacements exigus : caisse claire, toms, congas, ampli guitare, cuivres.
Dit autrement : si votre problème est la pression acoustique dans le grave, prenez l’ATM250. Si votre problème est l’encombrement et l’isolation vis-à-vis des sources voisines, prenez l’ATM650.
Placement et cas d’usage
- Caisse claire : capsule à 3-5 cm de la peau, pointée vers le centre, et surtout dos tourné au charleston. C’est le placement de l’arrière du micro, pas de l’avant, qui détermine la fuite.
- Toms : même logique, en profitant de l’effet de proximité pour épaissir les fûts aigus.
- Ampli guitare : sur le bord du haut-parleur pour un son plus rond, au centre pour plus de mordant.
- Cuivres : légèrement hors de l’axe du pavillon, pour éviter la dureté des aigus à fort niveau.
Rappel valable pour tout micro hypercardioïde : la réjection maximale ne se trouve pas exactement à l’arrière, mais sur les côtés arrière, à environ 120 degrés de l’axe. Un petit lobe de reprise subsiste juste derrière la capsule. En sonorisation, c’est cette zone qu’il faut tenir éloignée des retours de scène.
Spécifications techniques
| Technologie | Dynamique |
| Directivité | Hypercardioïde |
| Impédance | 300 Ω |
| Sensibilité | 1,5 mV/Pa |
| Alimentation fantôme | Non |
| Atténuateur (PAD) | Non |
| Filtre coupe-bas | Non |
| Dimensions | 164 mm (L) × 39 mm (Ø) |
| Poids | 279 g |
| Accessoire fourni | Pince d’isolation anti-choc |
Une sensibilité de 1,5 mV/Pa est faible : sur une source discrète, prévoyez un préampli disposant d’une réserve de gain silencieuse. Sur une caisse claire, la question ne se pose évidemment pas.
Courbe de réponse

En bref : ce qu’il faut retenir sur l’ATM650
- Micro dynamique hypercardioïde au corps fin, conçu pour les emplacements exigus.
- Caisse claire, toms, amplis guitare et cuivres sont ses terrains naturels.
- L’ATM250 lui est préférable sur les sources graves à très fort niveau.
- Aucune alimentation fantôme, pas de PAD ni de filtre intégré.
- L’orientation de l’arrière du micro compte autant que celle de l’avant.