Terme du glossaire
Man Ray
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Man Ray est l’artiste qui a fait entrer la photographie dans l’art moderne par effraction, en refusant de la traiter comme un moyen d’enregistrer le réel. Peintre de formation et dadaïste de conviction, il s’empare du laboratoire comme d’un atelier : il pose des objets sur du papier sensible sans appareil, il surexpose volontairement ses tirages, il peint des ouïes de violon sur un dos. Pendant cinquante ans, il a tenu deux activités de front, un studio de portraits qui payait les factures et une recherche plastique qui ne payait rien, et il n’a jamais admis que la seconde vaille mieux que la première. Son Violon d’Ingres est aujourd’hui la photographie la plus chère jamais vendue aux enchères.
- Dates1890-1976
- NationalitéÉtats-Unis, vécu en France
- MouvementsDada, puis surréalisme
- InventionLa rayographie, 1922
- Œuvre cléLe Violon d’Ingres, 1924
Man Ray en bref
- Né Emmanuel Radnitzky à Philadelphie en 1890, dans une famille juive d’immigrés russes installée à Brooklyn.
- Sa rencontre avec Marcel Duchamp, aux États-Unis, l’oriente vers Dada et vers l’objet détourné.
- Installé à Paris en 1921, il devient le photographe attitré des surréalistes et un portraitiste recherché.
- Il baptise rayographies ses images faites sans appareil, en posant des objets sur du papier sensible, et en publie douze en 1922 avec une préface de Tristan Tzara.
- Il met au point la solarisation avec son assistante Lee Miller à partir de 1929, et meurt à Paris en 1976.
Trois œuvres à connaître
Ses œuvres ne sont pas reproduites ici : elles sont protégées et gérées par ses ayants droit. Chaque lien mène vers le musée qui les conserve. Les trois choisies montrent ses trois terrains, l’image sans appareil, l’image retouchée et l’objet.
- Les Champs délicieux, deuxième rayographie1922. Épreuve gélatino-argentique, Centre Pompidou, inv. AM 1987-905.
Une image obtenue sans appareil, en posant sur du papier sensible une clé d’hôtel, un mouchoir, des crayons, un blaireau et de la ficelle. Ce qu’il faut regarder : les contours. Les objets opaques laissent un blanc net, les objets translucides des gris. L’album de douze rayographies paraît en décembre 1922 avec une préface de Tristan Tzara.
- Le Violon d’Ingres1924. Épreuve gélatino-argentique, Centre Pompidou, inv. AM 1993-117.
Un dos de femme, celui d’Alice Prin dite Kiki de Montparnasse, sur lequel deux ouïes de violon ont été ajoutées. Ce qu’il faut regarder : le procédé. Man Ray a photographié le modèle, peint les ouïes sur le tirage, puis rephotographié le tout. L’image est donc fabriquée en trois temps, bien avant toute retouche numérique.
- Cadeau1921, exemplaire de 1970. Objet métallique, Centre Pompidou, inv. AM 1976-1009.
Un fer à repasser hérissé de clous sur toute sa semelle. Ce qu’il faut regarder : l’inutilité obtenue par une addition minime. L’objet reste parfaitement reconnaissable et devient impraticable. C’est le même geste que sur le dos de Kiki, appliqué à un outil domestique.
Qui est Man Ray
Brooklyn, et un nom changé
Il naît Emmanuel Radnitzky le 27 août 1890 à Philadelphie, aîné d’une famille juive d’immigrés russes. Son père est tailleur, et les outils de la couture reviendront toute sa vie dans son œuvre. La famille change de nom en 1912, en réaction à l’antisémitisme ambiant ; lui adopte Man Ray comme identité d’artiste. Il se forme d’abord à la peinture et au dessin.
Duchamp, et Dada
Sa rencontre avec Marcel Duchamp, aux États-Unis, est décisive. Elle l’oriente vers une pratique où l’idée compte plus que l’exécution, et vers l’objet détourné. En 1920, il enveloppe une machine à coudre dans une couverture et la ficelle : ce sera L’Énigme d’Isidore Ducasse, une sculpture dont on ne verra jamais le contenu. En 1921, il plante des clous sous un fer à repasser.
Paris, 1921
Il s’installe à Montparnasse en juillet 1921 et n’en repartira que par obligation. Il y devient le photographe du groupe surréaliste, portraitiste de tout ce que Paris compte d’écrivains et d’artistes, et l’un des rares Américains parfaitement intégrés au milieu français d’avant-garde.
Le laboratoire comme atelier
En 1922, il découvre, selon son récit, par accident, qu’on peut fabriquer des images en posant des objets sur du papier sensible. Il baptise le procédé du nom de rayographie et publie Les Champs délicieux, douze planches préfacées par Tristan Tzara. Vers 1929, avec son assistante Lee Miller, il met au point la solarisation, une inversion partielle des valeurs obtenue par une exposition supplémentaire en cours de développement.
Le cinéma, et l’exil
Il réalise plusieurs films expérimentaux dans les années 1920, dont Le Retour à la raison en 1923, qui applique la rayographie à la pellicule elle-même. La guerre l’oblige à quitter la France : il passe la période 1940-1951 aux États-Unis, principalement à Hollywood, où il se consacre davantage à la peinture.
Le retour, et la fin
Il revient à Paris en 1951 et y travaille jusqu’à sa mort, le 18 novembre 1976. Il reçoit la médaille du progrès de la Royal Photographic Society en 1974. En 2022, un tirage du Violon d’Ingres est adjugé 12,4 millions de dollars chez Christie’s, record mondial pour une photographie aux enchères.
Sept dates
- 1890Naissance à Philadelphie sous le nom d’Emmanuel RadnitzkyLa famille prendra le nom de Ray en 1912.
- 1920L’Énigme d’Isidore Ducasse, une machine à coudre enveloppée et ficelée
- 1921Installation à Montparnasse, et création de CadeauIl devient le photographe du groupe surréaliste.
- 1922Parution des Champs délicieux, douze rayographies préfacées par Tristan Tzara
- 1924Le Violon d’Ingres, publié dans la revue Littérature
- 1929Lee Miller devient son assistante ; ensemble ils mettent au point la solarisation
- 1976Mort à Paris, le 18 novembreIl est enterré au cimetière du Montparnasse.
La photo pour comprendre
Le Centre Pompidou conserve, à côté du Violon d’Ingres, une petite Étude pour Le Violon d’Ingres de 1924, un tirage par contact de huit centimètres sur cinq. Comparez les deux.
- L’étude montre le modèle de profil, en turban, sans aucune ouïe de violon. C’est une photographie ordinaire, bien éclairée, sans surprise.
- L’image finale est la même pose, sur laquelle deux ouïes ont été peintes à la main, avant que l’ensemble soit rephotographié.
- Le turban n’est pas un accessoire décoratif : il ferme la silhouette et la rapproche de la forme d’un instrument.
- Le titre fait le reste. En français, un violon d’Ingres désigne un passe-temps ; le peintre Ingres jouait du violon et a peint des baigneuses de dos.
- L’œuvre n’est donc ni une photographie ni un dessin, mais une image à trois étages, dont deux sont invisibles dans le résultat.
Exercice de lecture d’image. Regardez l’étude seule, puis l’image finale, et demandez-vous ce que les deux ouïes ajoutent exactement.
Réponse : elles ne rendent pas l’image plus belle, elles la rendent impossible à regarder innocemment ; un corps devient un objet fabriqué, et le spectateur est pris en flagrant délit de comparaison. Ce que vous apprenez : chez Man Ray, l’idée est ajoutée après la prise de vue, et une intervention minuscule suffit à changer entièrement le statut d’une image. C’est exactement ce que permettent les outils actuels, à ceci près que la retenue est devenue plus difficile.
Sa méthode, point par point
Le laboratoire comme lieu de création
Pour lui, l’image ne se termine pas au déclenchement. Elle commence souvent là. Il expose des objets directement sur le papier, il interrompt des développements, il surexpose volontairement, il repeint des tirages. La chambre noire est son atelier de peintre, et la plupart de ses trouvailles y sont nées.
L’accident provoqué
Il raconte avoir découvert la rayographie par hasard, en posant des objets sur une feuille dans le bac. Que ce récit soit exact ou embelli importe peu : sa méthode consiste à installer les conditions d’un accident, puis à reconnaître celui qui vaut la peine d’être répété. C’est une pratique d’expérimentation, pas d’inspiration.
L’objet détourné
Le même geste traverse son œuvre photographique et ses objets : prendre une chose ordinaire et lui ajouter un élément minime qui la rend impossible. Des clous sous un fer, des ouïes sur un dos, une couverture sur une machine à coudre. L’économie de moyens est totale.
Le portrait, exécuté sérieusement
Ses portraits d’écrivains et d’artistes sont techniquement irréprochables : éclairage travaillé, pose construite, tirage soigné. Il n’a jamais traité la commande avec mépris, et c’est ce sérieux qui lui a permis d’être payé pendant cinquante ans.
Le refus des étiquettes
Il se considérait comme peintre, utilisait la photographie, tournait des films, fabriquait des objets et écrivait. Cette indifférence aux frontières de médium, banale aujourd’hui, était rare de son vivant et explique qu’il ait longtemps été mal classé par les historiens de chaque discipline.
Le rayographe, et trois contresens
Le procédé est simple à décrire et constamment mal compris.
- Contresens 1 : il l’aurait inventé. Le photogramme existait dès les débuts de la photographie, au dix-neuvième siècle, et László Moholy-Nagy y travaillait au même moment. Ce que Man Ray apporte, c’est un usage artistique délibéré et un nom, forgé sur le sien.
- Contresens 2 : ce serait une image abstraite. Pas du tout : on y reconnaît des objets précis, une clé, un peigne, une spirale. C’est une image figurative obtenue sans optique, ce qui est tout autre chose.
- Contresens 3 : la solarisation serait un raté rattrapé. C’est un effet contrôlé, obtenu en rallumant brièvement la lumière pendant le développement, qui inverse partiellement les valeurs et dessine un liseré sombre sur les contours. Man Ray et Lee Miller l’ont travaillé méthodiquement à partir de 1929.
Le studio de portraits, ou comment il a financé sa recherche
C’est la partie de son parcours la plus utile à un auteur d’images aujourd’hui, et la moins racontée.
- Le gagne-pain. À Paris, il ouvre un studio et vit de la commande : portraits d’écrivains, d’artistes, de mondains, puis photographies de mode pour la presse.
- Le réseau. Photographier tout le milieu littéraire et artistique lui donne un carnet d’adresses que nul ne pouvait acheter, et une place au centre du groupe surréaliste.
- Les assistants. Son laboratoire forme des photographes qui deviendront majeurs, dont Berenice Abbott puis Lee Miller. Le studio est aussi une école.
- La recherche. Rayographies, solarisations, objets et films sont produits en marge, sans client, et souvent sans acheteur pendant des décennies.
La leçon est directe : il n’a pas attendu d’être reconnu pour expérimenter, et il n’a pas non plus refusé de travailler pour vivre. Les deux activités se sont nourries, le studio fournissant le matériel, le temps et les modèles de la recherche.
Ce qu’on lui oppose
Sa position d’inventeur permanent a été contestée de plusieurs côtés.
- La paternité des procédés. Le photogramme et la solarisation lui sont souvent attribués alors qu’ils existaient avant lui ou ont été mis au point à plusieurs. La part exacte de Lee Miller dans la solarisation reste discutée, et les historiennes de la photographie ont largement révisé le récit hérité de Man Ray lui-même.
- Le traitement du corps féminin. Une grande partie de son œuvre transforme des corps de femmes en objets, littéralement. Cette lecture, formulée par la critique féministe, ne disqualifie pas les images mais interdit de les regarder comme de simples jeux formels.
- Le statut des modèles. Les femmes qui apparaissent dans ses images les plus célèbres étaient aussi des artistes, ou l’ont été ensuite. Elles ont longtemps été réduites au rôle de muses, y compris par les musées, ce que les expositions récentes corrigent.
- L’effet de mode. Certains lui reprochent une production inégale, où la trouvaille tient lieu d’œuvre, et un art qui vieillit mal une fois l’effet de surprise passé.
Le débat n’enlève rien à son importance : il a rendu possible l’idée qu’une photographie puisse être fabriquée, assumée comme telle, et exposée à côté d’une peinture.
L’atelier : travailler comme lui aujourd’hui
Ses procédés sont parmi les rares de ce glossaire qui ne demandent pas d’appareil photo. Un rayogramme se fabrique dans une salle de bains.
Le photogramme, sans appareil
- Procurez-vous du papier photosensible noir et blanc et les trois bains classiques, révélateur, bain d’arrêt, fixateur.
- Travaillez dans une pièce sans fenêtre, éclairée par une lampe rouge dite inactinique, qui n’impressionne pas le papier.
- Posez vos objets directement sur la feuille : clés, ciseaux, dentelle, verre, plumes. Mélangez des objets opaques et des objets translucides.
- Exposez à la lumière blanche deux à cinq secondes à un mètre, puis développez. Notez chaque durée pour pouvoir répéter ce qui marche.
- Variante sans laboratoire : posez les mêmes objets sur la vitre d’un scanner à plat, couvercle ouvert, dans une pièce sombre. Le résultat n’est pas identique mais le principe est le même.
Le détournement d’objet
- Choisissez un objet utilitaire que vous utilisez tous les jours.
- Ajoutez-lui un seul élément, minime, qui le rend inutilisable sans le rendre méconnaissable.
- Photographiez-le frontalement, sur fond neutre, en lumière douce : f/8, 1/125 s, ISO 200, sur trépied.
- Donnez-lui un titre qui ne décrit pas l’objet. C’est la moitié du travail.
Les cinq erreurs du débutant
- Multiplier les effets : chez lui, une image ne contient jamais qu’une seule idée.
- Croire que le procédé suffit. Un photogramme mal composé reste un photogramme mal composé.
- Traiter la commande avec mépris, alors que c’est elle qui finance le reste.
- Confondre hasard et négligence : il notait et reproduisait ses accidents.
- Utiliser le corps d’autrui comme un matériau sans y réfléchir, ce qui est précisément le point sur lequel son œuvre est aujourd’hui discutée.
Ce que cela change pour un musicien ou un vidéaste
Man Ray est le meilleur modèle possible pour une pochette d’album ou une identité visuelle, parce que sa méthode produit des images fortes sans budget. Un photogramme d’objets liés à votre projet, un instrument détourné, un titre décalé : vous obtenez en une après-midi une image qui ne ressemble à aucune banque d’images. La deuxième leçon concerne la retouche : intervenir sur une image est légitime depuis un siècle, à condition que l’intervention soit une idée et non un réflexe de correction. La troisième est économique et vaut d’être répétée : le studio qui paie et la recherche qui ne paie pas ne sont pas ennemis, ils se financent l’un l’autre.
Douze artistes proches
- Marcel DuchampFrance et États-Unis, 1887-1968L’ami et l’influence décisive, dont l’objet détourné irrigue toute son œuvre.
- Lee MillerÉtats-Unis, 1907-1977Son assistante à partir de 1929, coauteure de la solarisation, devenue une photographe majeure.Lire la fiche
- Kiki de MontparnasseFrance, 1901-1953Alice Prin, modèle du Violon d’Ingres, chanteuse et peintre, figure centrale de Montparnasse.
- Tristan TzaraRoumanie et France, 1896-1963Le poète fondateur de Dada, qui préface Les Champs délicieux en 1922.
- Berenice AbbottÉtats-Unis, 1898-1991Passée par son laboratoire parisien avant de documenter New York pour elle-même.
- László Moholy-NagyHongrie, 1895-1946Il travaille au photogramme au même moment, au Bauhaus, sans contact avec lui.
- Jacques-André BoiffardFrance, 1902-1961Son assistant, puis photographe du surréalisme le plus cru.
- Dora MaarFrance, 1907-1997Photographe surréaliste de premier plan, longtemps réduite à son rôle de modèle.
- Claude CahunFrance, 1894-1954L’autoportrait comme construction d’identité, dans le même Paris et avec une radicalité supérieure.
- BrassaïHongrie et France, 1899-1984Le même Montparnasse, photographié à l’inverse : sans aucune fabrication.
- Robert MapplethorpeÉtats-Unis, 1946-1989Le corps traité en sculpture et le tirage en objet précieux, deux générations plus tard.
- Sophie CalleFrance, née en 1953L’héritière française de l’idée avant l’image, et de l’objet qui raconte.Lire la fiche
Lexique
- RayographieNom donné par Man Ray au photogramme : image obtenue en posant des objets sur du papier sensible et en l’exposant à la lumière, sans appareil.
- PhotogrammeTerme générique pour ce même procédé, utilisé avant lui et par d’autres artistes.
- SolarisationInversion partielle des valeurs d’une image, obtenue par une exposition lumineuse supplémentaire pendant le développement. Elle produit un liseré sombre le long des contours.
- Ready-madeObjet ordinaire désigné comme œuvre d’art, avec ou sans modification. La notion vient de Marcel Duchamp.
- DadaMouvement né en 1916, fondé sur le refus des conventions artistiques et sur la provocation.
- SurréalismeMouvement lancé à Paris en 1924, attaché au rêve, à l’inconscient et aux rapprochements incongrus.
- Lampe inactiniqueÉclairage de laboratoire, généralement rouge, dont la couleur n’impressionne pas le papier photosensible.
- Tirage par contactÉpreuve obtenue en plaçant le négatif directement sur le papier, donc à la taille exacte du négatif.
Voir ses œuvres, et le droit d’auteur
Man Ray est mort en 1976. En France, une œuvre est protégée soixante-dix ans après la mort de son auteur, soit ici jusqu’en 2046. Aucune reproduction n’est donc possible sur ce site, ni en vignette, ni avec crédit. Ses droits sont gérés par ses ayants droit, et toute demande d’usage passe par eux.
Son œuvre soulève un point de droit supplémentaire, rarement évoqué. Plusieurs de ses pièces les plus connues sont des objets réédités : le Cadeau conservé au Centre Pompidou est un exemplaire de 1970, numéroté deux sur onze, tiré près de cinquante ans après la création. Une œuvre d’art peut donc exister en plusieurs exemplaires autorisés, produits longtemps après, sans cesser d’être originale. Le même raisonnement vaut pour les tirages photographiques posthumes, dont la valeur et le statut dépendent entièrement de l’autorisation dont ils bénéficient.
Pour voir son travail dans de bonnes conditions :
- le Centre Pompidou, qui conserve un ensemble majeur, du Violon d’Ingres aux rayographies ;
- la notice des Champs délicieux, qui détaille le procédé avec ses propres mots ;
- la notice de Cadeau, pour le versant objet de son travail ;
- et les grandes collections internationales, à commencer par le J. Paul Getty Museum à Los Angeles.
Questions fréquentes
Qui était Man Ray ?
Un artiste américain né en 1890 et mort à Paris en 1976, peintre, photographe, cinéaste et fabricant d’objets, figure centrale de Dada puis du surréalisme.
Qu’est-ce qu’un rayogramme ?
Une image faite sans appareil photo, en posant des objets sur du papier photosensible avant de l’exposer à la lumière. Man Ray a appelé ce procédé rayographie, d’après son propre nom.
Qu’est-ce que la solarisation ?
Une inversion partielle des valeurs obtenue en rallumant brièvement la lumière pendant le développement. Man Ray l’a travaillée à partir de 1929 avec son assistante Lee Miller.
Quelle est la photo la plus chère du monde ?
Le Violon d’Ingres de Man Ray, adjugé 12,4 millions de dollars chez Christie’s en mai 2022, détient le record pour une photographie vendue aux enchères.
Où voir les œuvres de Man Ray ?
Principalement au Centre Pompidou à Paris, qui en conserve un ensemble important, ainsi que dans les grandes collections internationales comme celle du J. Paul Getty Museum.
Sources
- Centre Pompidou, Le Violon d’Ingres
- Centre Pompidou, Champs délicieux, deuxième rayographie
- Centre Pompidou, Cadeau
- Centre Pompidou, Étude pour Le Violon d’Ingres
- Wikipédia, Le Violon d’Ingres
- Wikipédia, notice Man Ray
Fiche rédigée avec l’aide de l’intelligence artificielle, relue et vérifiée par Fabien Fons, fondateur de YouTips, centre de formation professionnelle certifié Qualiopi à Grenoble, formateur et photographe. Les dates et crédits ont été recoupés avec les sources ci-dessus ; signalez toute erreur via la page de contact.