Terme du glossaire
Beyerdynamic I50d
Mis à jour le
Sur scène, un micro d’instrument doit répondre à trois exigences avant toute considération esthétique : ne pas larsener, ne pas capter les voisins, et survivre à la tournée. Le Beyerdynamic I50d a été dessiné autour de ces contraintes.
Définition : qu’est-ce que le I50d ?
Le Beyerdynamic I50d est un microphone dynamique à directivité cardioïde, conçu pour la prise de son d’instruments en concert. Le fabricant allemand le destine en priorité aux amplificateurs, aux instruments à vent et aux percussions. Son format allongé (164 mm pour 41 mm de diamètre) facilite le positionnement dans les espaces contraints d’un plateau.
Cardioïde : ce que cela implique sur scène
La directivité cardioïde atténue au maximum ce qui arrive par l’arrière du micro. Sur un plateau, cela se traduit très concrètement : en orientant l’arrière de la capsule vers le retour de scène, on gagne plusieurs décibels avant l’accrochage. C’est la différence entre un instrument audible et un concert passé à courir après le Larsen.
Comparé à un hypercardioïde comme l’ATM650, le cardioïde est plus tolérant : sa zone de captation est plus large, donc un instrumentiste qui bouge reste dans l’axe. En contrepartie, il isole un peu moins des sources voisines.
L’effet de proximité, utilisé volontairement
Tout micro directif renforce les basses fréquences quand on l’approche de la source : c’est l’effet de proximité. Sur le I50d, il est mis à profit pour épaissir un ampli ou un cuivre sans que la clarté du médium en souffre.
En pratique, cela veut dire que la distance est votre premier correcteur. Un son trop maigre ? Approchez de deux centimètres. Un son trop lourd ? Reculez. Ce réglage-là ne coûte rien et ne dégrade pas le signal, contrairement à une égalisation.
I50d ou SM57 ?
Les deux sont des dynamiques cardioïdes d’instrument, dans la même gamme de prix. Le Shure SM57 a pour lui l’universalité : tout le monde sait le placer, on en trouve partout, sa courbe très présente fait sortir un instrument d’un mix chargé.
Le I50d est nettement plus sensible — 2,4 mV/Pa contre 1,6 pour le SM57 — ce qui demande moins de gain au préampli et laisse un signal plus propre sur les sources modérées. Sa restitution est plus équilibrée, moins « poussée » dans les médiums aigus. Traduction : sur une section de cuivres ou des percussions où vous cherchez de la justesse plutôt que du mordant, il a un vrai argument.
Spécifications techniques
| Technologie | Dynamique |
| Directivité | Cardioïde |
| Impédance | 600 Ω |
| Sensibilité | 2,4 mV/Pa |
| Alimentation fantôme | Non requise |
| Atténuateur (PAD) | Non |
| Filtre coupe-bas | Non |
| Dimensions | 164 mm (L) × 41 mm (Ø) |
| Poids | 258 g |
Courbe de réponse

En bref : ce qu’il faut retenir sur le I50d
- Micro dynamique cardioïde d’instrument, pensé pour la scène.
- Amplis, instruments à vent et percussions sont ses cibles annoncées.
- Orienter l’arrière de la capsule vers le retour de scène pour gagner en marge avant Larsen.
- Sensibilité de 2,4 mV/Pa, supérieure à celle d’un SM57 : moins de gain nécessaire.
- Ni PAD ni filtre intégré : tout se règle au préampli et au placement.