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Elliott Erwitt
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Elliott Erwitt est le photographe qui a prouvé qu’on pouvait faire rire sans cesser d’être sérieux. Membre de Magnum pendant soixante-dix ans, il a couvert la guerre froide, la mort de John F. Kennedy et les campagnes publicitaires des années 1960, tout en construisant en parallèle l’œuvre comique la plus cohérente de l’histoire de la photographie, en grande partie consacrée aux chiens. Chez lui, l’humour n’est pas un genre mineur, c’est une méthode de composition : deux éléments que rien ne relie entrent dans le même cadre, et le rapprochement fait le reste. Le résultat se reconnaît en une seconde, ce qui est rare, et ne se copie pas, ce qui est plus rare encore.
- Dates1928-2023
- NationalitéÉtats-Unis, né à Paris
- AgenceMagnum, 1953
- Format24×36, noir et blanc
- Sujet de prédilectionLes chiens, cinq livres
Elliott Erwitt en bref
- Né à Paris en 1928 de parents russes juifs, élevé à Milan, il fuit le fascisme avec sa famille et arrive aux États-Unis en 1939.
- Robert Capa l’invite chez Magnum en 1953 : il y restera jusqu’à sa mort, et en présidera la coopérative autour de 1970.
- Il mène deux carrières de front, le reportage et la commande publicitaire, ce qui lui donne une liberté que peu d’auteurs ont eue.
- Ses images les plus connues vont du Kitchen Debate entre Nixon et Khrouchtchev en 1959 aux funérailles de John F. Kennedy en 1963.
- Cinq livres consacrés aux chiens, de Son of Bitch en 1974 à Elliott Erwitt’s Dogs en 2008, forment une œuvre parallèle prise très au sérieux.
Trois images à connaître
Ses photographies ne sont pas reproduites ici : elles sont protégées et gérées par ses ayants droit et par Magnum. Chaque lien mène vers un dépositaire officiel.
- Le Kitchen DebateMoscou, 1959. Magnum Photos.
Richard Nixon et Nikita Khrouchtchev s’affrontent dans une cuisine américaine reconstituée pour une exposition. Ce qu’il faut regarder : la main de Nixon, doigt pointé sur la poitrine du dirigeant soviétique. Erwitt n’a rien mis en scène : il a compris avant les autres que la guerre froide se jouerait aussi en gestes de corps.
- New York1953. Tirage argentique, collection du Metropolitan Museum of Art.
Sa femme regarde leur bébé couché sur un lit, dans la lumière d’une fenêtre. Ce qu’il faut regarder : l’absence totale d’effet. Aucun éclairage, aucune pose, une seule source de lumière et un cadrage qui tient. C’est l’image qui rappelle que l’humoriste était d’abord un photographe très classique.
- Les chiensSérie au long cours, cinq livres de 1974 à 2008.
Une œuvre entière construite à hauteur de chien, souvent en contre-plongée extrême, où l’humain n’apparaît qu’en jambes et en chaussures. Ce qu’il faut regarder : le point de vue. En baissant l’appareil de soixante centimètres, il change complètement qui est le sujet de l’image.
Qui est Elliott Erwitt
Paris, Milan, puis la fuite
Il naît à Paris en 1928, de parents russes juifs émigrés, et grandit à Milan. En 1939, la famille quitte l’Italie fasciste pour les États-Unis. Il a dix ans, il a déjà changé trois fois de pays et parle plusieurs langues. Cette position d’étranger partout explique beaucoup de son regard : il voit les rituels nationaux de l’extérieur, ce qui est la condition pour les trouver drôles.
Los Angeles, le laboratoire, et New York
Adolescent en Californie, il travaille en laboratoire photo et suit des cours au Los Angeles City College. En 1948, il s’installe à New York et étudie le cinéma à la New School for Social Research. Il y rencontre trois hommes qui décident de sa carrière : Edward Steichen, alors la plus haute autorité photographique du pays, Robert Capa, et Roy Stryker, qui l’engage en 1950 pour un reportage de commande industrielle.
L’armée, et l’entrée chez Magnum
Appelé en 1951, il sert comme photographe dans l’armée américaine en Allemagne et en France jusqu’en 1953. L’année de sa démobilisation, Robert Capa l’invite à rejoindre Magnum. Il a vingt-cinq ans. Il restera membre de la coopérative pendant sept décennies et en assurera la présidence autour de 1970.
Le reporter et le publicitaire
Les années 1950 et 1960 sont celles des grands magazines : Life, Look, Holiday, Collier’s. Il photographie Marilyn Monroe, Che Guevara, Jacqueline Kennedy. En parallèle, il accepte des campagnes publicitaires, ce que beaucoup de ses confrères jugeaient indigne. Il assume : la commande paie les projets personnels, et il défendra toute sa vie les droits d’auteur des photographes face aux éditeurs.
Le cinéma
À partir des années 1970, il consacre une part importante de son énergie au film : des documentaires, dont Glassmakers of Herat, Afghanistan en 1977, puis dix-huit comédies pour la chaîne HBO dans les années 1980. Ce détour n’est pas une parenthèse : c’est le même sens du timing, appliqué à une autre durée.
La longue reconnaissance
Il invente en fin de parcours un double de fiction, André S. Solidor, artiste contemporain en béret dont il publie les œuvres en 2009 pour se moquer des excès du milieu de l’art. Il reçoit la médaille du centenaire de la Royal Photographic Society en 2002 et un prix pour l’ensemble de sa carrière à l’International Center of Photography en 2011. Il meurt à New York le 29 novembre 2023, à quatre-vingt-quinze ans.
Sept dates
- 1928Naissance à Paris, de parents russes juifsIl grandit à Milan.
- 1939La famille fuit l’Italie fasciste et s’installe aux États-Unis
- 1950Roy Stryker l’engage pour un reportage de commandeSa première vraie mission de photographe professionnel.
- 1953Robert Capa l’invite à rejoindre Magnum PhotosIl y restera soixante-dix ans.
- 1959Il photographie le Kitchen Debate entre Nixon et Khrouchtchev à Moscou
- 1974Parution de Son of Bitch, premier des cinq livres consacrés aux chiens
- 2023Mort à New York, le 29 novembre, à quatre-vingt-quinze ans
La photo pour comprendre
Prenez n’importe quelle image de chien d’Erwitt, et analysez-la comme un dessin de presse plutôt que comme une photographie.
- L’appareil est posé très bas, souvent à trente centimètres du sol. Ce seul choix fait basculer la hiérarchie de la scène.
- L’humain est coupé : il ne reste que des jambes, un manteau, des bottes. Il devient un décor.
- Le chien, lui, est entier et net. C’est le seul personnage complet de l’image, donc le sujet.
- Le fond est souvent une rue banale, sans intérêt propre : il ne doit pas concurrencer la blague.
- Rien n’est truqué. L’animal n’a pas été dressé, la scène n’a pas été montée. Le photographe s’est simplement accroupi et a attendu.
Exercice de lecture d’image. Imaginez la même scène photographiée debout, à hauteur d’adulte, puis comparez mentalement les deux versions.
Réponse : debout, vous obtenez un chien quelconque au pied de quelqu’un ; accroupi, vous obtenez une rencontre entre deux personnages à égalité. Ce que vous apprenez : chez Erwitt, la blague n’est pas dans le sujet, elle est dans la position de l’appareil. C’est la leçon la plus reproductible de toute la photographie d’humour : changez de hauteur avant de changer d’objectif.
Sa méthode, point par point
Le petit format, et rien d’autre
Il travaille au 24×36, en noir et blanc, avec un boîtier discret qu’il garde en permanence sur lui. Aucun éclairage, aucun assistant, aucune mise en scène sur ses travaux personnels. Il a résumé sa position d’une phrase : la photographie est assez simple, il suffit de réagir à ce qu’on voit.
Le noir et blanc comme filtre
Il a beaucoup photographié en couleur pour la commande, et presque exclusivement en noir et blanc pour lui. La raison est fonctionnelle : la couleur ajoute une information qui distrait de la forme. Or une image drôle repose entièrement sur la lisibilité d’un rapprochement. Tout ce qui complique le brouille.
La juxtaposition
C’est son outil unique. Deux éléments sans rapport se retrouvent alignés dans le cadre : un couple et une statue, un chien et son maître, une affiche et un passant. Le sens naît de la coïncidence, jamais d’une légende. La conséquence pratique est qu’il ne cherche pas un sujet, il cherche un point de vue d’où deux choses se superposent.
Attendre sans déranger
Comme la plupart des photographes Magnum de sa génération, il repère un lieu et attend. Il ne parle pas à ses sujets, ne demande pas de refaire un geste, ne provoque rien. L’humour y gagne en crédibilité : on rit parce qu’on sait que la scène a eu lieu.
L’édition, et le refus du commentaire
Ses livres ne comportent presque pas de texte, et ses légendes se limitent le plus souvent à un lieu et une année. C’est une décision, pas une négligence : expliquer une image comique la tue. La sélection fait tout le travail, et elle est impitoyable.
L’humour, et trois contresens
Erwitt est le seul grand photographe du vingtième siècle dont l’humour est le sujet principal et non un accident. Cela lui a valu autant d’admiration que de malentendus.
- Contresens 1 : ce serait de la photographie facile. Une image drôle doit être lisible instantanément et ne souffre aucune approximation de cadrage. Elle est techniquement plus exigeante qu’une image mélancolique, qui peut se rattraper par l’ambiance.
- Contresens 2 : il photographierait des chiens. Il photographie des humains, en se servant des chiens comme d’un miroir. Ses livres canins sont des livres sur les maîtres.
- Contresens 3 : l’humour empêcherait le sérieux. Le même homme a couvert la guerre froide et les funérailles de John F. Kennedy. Il a simplement refusé de choisir entre les deux registres, ce qui l’a longtemps fait sous-estimer par la critique.
Deux carrières, ou comment il a financé sa liberté
Son parcours est le contre-exemple le plus utile au mythe de l’auteur pur. Erwitt a mené, sans les mélanger, deux activités :
- La commande. Publicité, portraits d’entreprise, campagnes. Un travail bien payé, exécuté sérieusement, et dont il n’a jamais eu honte.
- Le travail personnel. La rue, les chiens, les voyages, photographiés en marge des missions, souvent sur le même déplacement.
- La coopérative. Magnum, où les photographes restent propriétaires de leurs négatifs et contrôlent la diffusion. Il en a été président et a défendu les droits d’auteur des photographes face aux éditeurs.
- Le film. Documentaires puis comédies pour la télévision, autre source de revenus et autre terrain d’expérimentation.
La leçon est directe pour tout auteur d’images aujourd’hui : ce n’est pas la commande qui abîme un travail personnel, c’est de ne pas séparer les deux. Il photographiait pour un client le matin et pour lui-même l’après-midi, dans la même ville, avec le même boîtier.
Ce qu’on lui oppose
La critique savante l’a longtemps tenu à distance, et les objections méritent d’être entendues.
- L’humour comme plafond. On lui a reproché de produire des images à effet unique : une fois la blague comprise, il ne reste rien à regarder. Le reproche vise le gag, pas le cadrage, mais il touche une partie de sa production.
- La gentillesse. Son regard est bienveillant, jamais cruel. Ceux qui attendent d’un photographe qu’il dérange trouvent cette douceur confortable, voire complaisante.
- Le mélange avec la publicité. Une partie du milieu a considéré que le travail de commande contaminait l’œuvre. Le débat était vif chez Magnum même, et il n’est pas clos.
- La répétition. Cinq livres de chiens, des centaines de variations sur le même procédé de juxtaposition : la constance est aussi une limite, et les dernières publications le montrent.
Il répondait par l’inverse d’une théorie : il disait réagir à ce qu’il voyait. C’est une défense modeste, et peut-être la seule possible quand on a construit une œuvre sur le fait de ne pas se prendre au sérieux.
L’atelier : travailler comme lui aujourd’hui
Sa méthode est la plus accessible de toutes les fiches de ce glossaire. Elle ne demande ni voyage, ni matériel, ni autorisation. Elle demande de sortir souvent et de rentrer bredouille.
Le protocole
- Montez une focale fixe de 35 ou 50 mm et gardez-la pendant tout l’exercice.
- Réglez f/8, 1/500 s, ISO automatique plafonné à 3200, mise au point préréglée sur 3 mètres.
- Choisissez un lieu où deux populations se croisent : un parc à chiens, une sortie de musée, un marché, un quai de gare.
- Accroupissez-vous. Faites la moitié de vos images à moins d’un mètre du sol, quitte à avoir l’air ridicule.
- Cherchez des rapprochements, pas des personnages : une statue et un passant, une affiche et une silhouette, un animal et son maître.
- Cadrez pour que la coïncidence soit lisible en une seconde. Si vous devez expliquer, l’image est ratée.
- Coupez sans pitié : un humain réduit à ses jambes reste lisible, et libère le cadre.
- Ne faites jamais rejouer une scène et ne demandez rien à personne. La drôlerie repose entièrement sur le fait que c’est arrivé.
- Faites trois ou quatre images de la même situation, jamais une seule.
L’édition
- Laissez reposer, puis regardez vos images en vignettes, très petites. Une bonne image comique fonctionne à deux centimètres.
- Montrez-les à quelqu’un sans rien dire : s’il sourit avant de parler, c’est gagné.
- Éliminez toutes celles qui demandent une légende.
- N’en gardez qu’une par idée. Deux variantes de la même blague s’annulent.
- Passez en noir et blanc si la couleur détourne l’œil du rapprochement.
Les cinq erreurs du débutant
- Photographier le sujet drôle au lieu de photographier le rapport entre deux éléments.
- Rester à hauteur d’yeux, ce qui produit la même image que tout le monde.
- Ajouter une légende spirituelle pour sauver une image qui ne tient pas.
- Provoquer la scène, et perdre la seule chose qui rendait l’image crédible.
- Confondre moquerie et humour : chez Erwitt, on ne rit jamais aux dépens de quelqu’un.
Ce que cela change pour un musicien ou un vidéaste
La leçon la plus directe concerne la hauteur de caméra. Dans un clip, filmer à cinquante centimètres du sol transforme une rue banale en décor, et donne à n’importe quel objet au premier plan un rôle de personnage. La deuxième leçon est celle de la juxtaposition : un plan qui réunit deux éléments sans rapport raconte plus qu’un plan bien éclairé sur un seul. La troisième est économique et vaut pour toute carrière d’auteur : Erwitt a financé quarante ans de travail personnel avec des commandes qu’il exécutait sans état d’âme, en gardant les deux dossiers strictement séparés. C’est un modèle viable, et probablement le plus honnête.
Douze photographes et artistes proches
- Henri Cartier-BressonFrance, 1908-2004Le cofondateur de Magnum et la même science du cadre, sans la blague.Lire la fiche
- Robert CapaHongrie et États-Unis, 1913-1954C’est lui qui le fait entrer chez Magnum en 1953, un an avant sa propre mort.
- Robert DoisneauFrance, 1912-1994L’équivalent français de la drôlerie tendre, avec le même goût des scènes de rue.
- Willy RonisFrance, 1910-2009La photographie humaniste française, chaleureuse et construite.
- Marc RiboudFrance, 1923-2016Autre membre de Magnum, chez qui la rigueur formelle prime sur l’ironie.
- Garry WinograndÉtats-Unis, 1928-1984Exactement la même génération, et un humour beaucoup plus grinçant.
- Lee FriedlanderÉtats-Unis, né en 1934Le jeu sur les reflets et les superpositions, cousin savant de la juxtaposition.
- Joel MeyerowitzÉtats-Unis, né en 1938La rue américaine passée à la couleur, avec la même attention aux coïncidences.
- Bruce DavidsonÉtats-Unis, né en 1933Confrère de Magnum, qui choisit au contraire l’immersion longue et grave.
- Helen LevittÉtats-Unis, 1913-2009Les enfants de la rue new-yorkaise, même tendresse sans mièvrerie.
- Martin ParrRoyaume-Uni, né en 1952L’autre grand comique de la photographie, en couleur saturée et beaucoup plus féroce.Lire la fiche
- William WegmanÉtats-Unis, contemporainL’autre artiste des chiens, à l’inverse entièrement fondé sur la mise en scène.
Lexique
- JuxtapositionRapprochement dans le cadre de deux éléments sans rapport, dont la rencontre produit un sens qu’aucun ne portait seul.
- Contre-plongéePrise de vue faite depuis un point plus bas que le sujet. Elle grandit ce qu’elle montre, d’où son effet quand on l’applique à un chien.
- MagnumCoopérative de photographes fondée en 1947, dont les membres restent propriétaires de leurs négatifs.
- CommandeTravail réalisé pour un client selon un cahier des charges, par opposition au travail personnel.
- 24×36Format d’image de 24 sur 36 millimètres, celui du film 35 mm, devenu la référence dite plein format.
- LégendeTexte accompagnant une image. Chez Erwitt, elle se limite presque toujours à un lieu et une année.
- ÉditionSélection et mise en ordre des images pour un livre ou une exposition.
Voir ses images, et le droit d’auteur
Elliott Erwitt est mort en 2023. En France, une œuvre est protégée soixante-dix ans après la mort de son auteur, soit ici jusqu’en 2093. Aucune reproduction n’est donc possible sur ce site, ni en vignette, ni avec crédit. Ses images sont gérées par ses ayants droit et distribuées par Magnum.
Un point mérite d’être noté pour qui photographie dans la rue aujourd’hui : les images d’Erwitt ont été faites à une époque et dans un pays où la publication de l’image d’un inconnu posait beaucoup moins de questions qu’en France aujourd’hui. Sa méthode reste transposable, mais sa diffusion, elle, suppose désormais l’accord des personnes reconnaissables.
Pour voir son travail dans de bonnes conditions :
- Magnum Photos, qui distribue son fonds et lui a consacré un hommage détaillé ;
- le Metropolitan Museum of Art, qui conserve ses tirages ;
- l’International Center of Photography, à New York, qui lui a consacré une rétrospective ;
- et ses livres, en particulier les cinq volumes consacrés aux chiens, dont la mise en séquence fait partie de l’œuvre.
Questions fréquentes
Qui était Elliott Erwitt ?
Un photographe américain né à Paris en 1928 et mort à New York en 2023, membre de Magnum Photos pendant soixante-dix ans, connu pour ses images d’humour et pour ses livres consacrés aux chiens.
Pourquoi Elliott Erwitt photographiait-il des chiens ?
Parce qu’ils lui permettaient de parler des humains sans les mettre en cause, et parce qu’ils l’obligeaient à baisser l’appareil, donc à changer de point de vue. Ses livres de chiens sont en réalité des livres sur les maîtres.
Quelle est la photo la plus connue d’Elliott Erwitt ?
Probablement le Kitchen Debate de 1959, où Richard Nixon pointe son doigt sur la poitrine de Nikita Khrouchtchev, dans une cuisine américaine reconstituée à Moscou.
Elliott Erwitt faisait-il de la publicité ?
Oui, et sans s’en cacher. Il menait de front les commandes publicitaires et son travail personnel, considérant que les premières finançaient le second.
Où voir les photos d’Elliott Erwitt ?
Sur le site de Magnum Photos, dans les collections du Metropolitan Museum of Art et de l’International Center of Photography, et dans ses nombreux livres.
Sources
- Magnum Photos, hommage à Elliott Erwitt
- International Center of Photography, Elliott Erwitt : Personal Best
- International Center of Photography, notice biographique
- Metropolitan Museum of Art, New York, 1953
- Wikipédia, notice Elliott Erwitt
Fiche rédigée avec l’aide de l’intelligence artificielle, relue et vérifiée par Fabien Fons, fondateur de YouTips, centre de formation professionnelle certifié Qualiopi à Grenoble, formateur et photographe. Les dates et crédits ont été recoupés avec les sources ci-dessus ; signalez toute erreur via la page de contact.