Intermittent du spectacle

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Intermittent du spectacle

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Un intermittent du spectacle est un salarié des secteurs du spectacle vivant, du cinéma, de l’audiovisuel ou de la radio qui alterne contrats de travail courts (les CDD d’usage) et périodes d’inactivité indemnisées par l’assurance chômage. Ce n’est pas un métier ni un statut au sens strict, mais un régime d’indemnisation spécifique, défini par deux annexes du règlement de France Travail (anciennement Pôle Emploi) : l’annexe 10 pour les artistes-interprètes, l’annexe 8 pour les ouvriers et techniciens.

L’essentiel en quatre règles

  • 507 heures sur 12 mois : c’est le seuil de travail déclaré à atteindre pour ouvrir ou renouveler ses droits, réexaminé chaque année à la date anniversaire.
  • Un cachet vaut 12 heures : depuis la réforme de 2016, chaque cachet d’artiste compte forfaitairement pour 12 heures, qu’il soit isolé ou groupé.
  • Des employeurs du secteur : les contrats doivent être signés avec des structures du spectacle (licence d’entrepreneur) ou, pour les employeurs occasionnels, via le GUSO.
  • Quatre organismes, quatre rôles : France Travail indemnise, Audiens gère la protection sociale et les congés spectacles, et l’AFDAS finance la formation professionnelle, souvent à 100 %.

Qui sont les intermittents ?

Côté annexe 10, les artistes-interprètes : musiciens, chanteurs, comédiens, danseurs, circassiens, metteurs en scène, chorégraphes, réalisateurs. Côté annexe 8, les métiers techniques : ingénieurs et techniciens du son, éclairagistes et pupitreurs, machinistes, costumiers, régisseurs, cadreurs, monteurs. S’y ajoutent les professionnels de la production et de l’administration de projets culturels. Au total, environ 300 000 professionnels relèvent de ce régime en France.

Forces et contraintes du régime

Le modèle français reste une exception mondiale : une indemnisation qui épouse la fragmentation des contrats, une protection sociale complète malgré la discontinuité, et la liberté d’alterner création et engagements. En contrepartie : une gestion administrative exigeante (suivi des heures, AEM de chaque employeur, actualisation mensuelle sans erreur) et une incertitude permanente sur les revenus futurs, qui fait de la formation continue un vrai levier de sécurisation du parcours.

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