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Le cloud, ou cloud computing, désigne l’accès à des ressources informatiques (stockage, serveurs, bases de données, logiciels) par internet plutôt que sur une machine locale. Vous utilisez la puissance et l’espace disque de centres de données distants, sans avoir à gérer l’infrastructure vous-même. Le terme vient du nuage utilisé pour représenter internet dans les schémas techniques.

Vidéo : le cloud, c’est quoi ?

Comment fonctionne la synchronisation ?

C’est l’usage le plus courant du cloud au quotidien. Quand vous déposez un fichier dans votre dossier Dropbox ou iCloud Drive, il reste physiquement sur le disque de votre Mac et il est copié sur les serveurs du prestataire. Ouvrez le même compte sur un iPhone ou un PC : le fichier y descend automatiquement. Tous vos appareils reflètent alors le même contenu, en permanence.
Attention, synchroniser n’est pas sauvegarder. Si vous supprimez un dossier sur votre PC, l’information remonte au serveur puis redescend partout : le dossier disparaît de tous vos appareils. Une suppression accidentelle, un fichier corrompu ou un rançongiciel se propagent de la même façon. Au-delà de la corbeille du service (souvent 30 jours), rien n’est récupérable. Pour vos projets Logic Pro et vos rushes vidéo, gardez une vraie sauvegarde à côté : la règle des professionnels reste le 3-2-1, trois copies sur deux supports différents, dont une hors de chez vous.

Les trois modèles de services

  • SaaS (Software as a Service) : un logiciel prêt à l’emploi accessible par navigateur, comme Google Drive ou Microsoft 365.
  • PaaS (Platform as a Service) : une plateforme pour développer et héberger ses applications sans gérer les serveurs, comme Google App Engine ou Heroku.
  • IaaS (Infrastructure as a Service) : des serveurs, du stockage et du réseau bruts loués à la demande, comme Amazon EC2 ou Microsoft Azure.

Cloud public, privé ou hybride

  • Public : l’infrastructure d’un fournisseur tiers, mutualisée entre de nombreux clients, ce qui en réduit le coût.
  • Privé : une infrastructure dédiée à une seule organisation, pour plus de contrôle et de confidentialité.
  • Hybride : la combinaison des deux, les données sensibles restant en privé et le reste en public.

Avantages et limites

Le cloud apporte l’accessibilité depuis n’importe quel appareil connecté, l’évolutivité (on ajuste les ressources au besoin réel), la réduction des investissements matériels avec un paiement à l’usage, et la collaboration en temps réel sur un même document. Ses limites sont le revers exact de ces qualités : dépendance à une connexion stable, vigilance nécessaire sur la confidentialité des données sensibles, et facture qui grimpe vite si l’on ne surveille pas sa consommation.

Une brève histoire du cloud

  • Années 1960 : John McCarthy imagine une informatique distribuée, accessible à distance comme un service public.
  • 1999 : Salesforce lance son logiciel de gestion commerciale entièrement en ligne, l’un des premiers vrais SaaS.
  • 2006 : Amazon Web Services ouvre ses services à la demande et fait basculer l’industrie.
  • 2008 : Google Cloud Platform arrive, suivi plus tard par Microsoft Azure.
  • 2011-2012 : le grand public adopte le cloud avec iCloud puis Google Drive.
  • Années 2020 : l’intelligence artificielle et l’edge computing font du cloud le moteur du traitement des données.

iCloud, Google, AWS : trois visions

Dans l’univers Apple, iCloud (lancé en 2011) synchronise photos, documents, réglages et sauvegardes entre tous vos appareils, avec iCloud Drive pour les fichiers, Photos iCloud pour la photothèque, Localiser pour retrouver un appareil et le partage familial. Depuis 2021, iCloud+ ajoute des services de confidentialité comme le relais privé et le masquage d’adresse mail. Chez Google, Google Drive offre 15 Go gratuits par compte et s’intègre à Docs, Sheets et Slides pour l’édition collaborative.

Pour aller plus loin