Terme du glossaire
Robert Doisneau
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Robert Doisneau est le photographe français le plus reproduit, et le plus mal compris. Derrière l’image d’un poète tendre du Paris d’après-guerre, il y a un professionnel qui a passé quinze ans en usine et en studio, un photographe de commande travaillant pour Vogue, et un homme qui n’a jamais caché qu’il lui arrivait de provoquer ses scènes. Son œuvre réelle tient moins dans les couples qui s’embrassent que dans la banlieue : les terrains vagues, les bistrots, les écoliers, un territoire que personne ne trouvait digne d’être photographié avant lui. C’est aussi le seul grand photographe dont une image a fini devant un tribunal, ce qui en fait un cas d’école sur le droit et la mise en scène.
- Dates1912-1994
- NationalitéFrance
- AgenceRapho, à partir de 1946
- TerritoireParis et sa banlieue
- Livre cléLa Banlieue de Paris, 1949
Robert Doisneau en bref
- Né à Gentilly en 1912, il sort de l’École Estienne en 1929 avec un diplôme de graveur lithographe, pas de photographe.
- Il est photographe industriel chez Renault à Billancourt de 1935 à 1939, jusqu’à son licenciement pour retards répétés.
- Pendant la guerre, il met son métier de graveur au service de la Résistance en fabriquant de faux papiers.
- Il rejoint l’agence Rapho et y restera toute sa vie, refusant l’invitation de Cartier-Bresson à entrer chez Magnum.
- Le Baiser de l’hôtel de ville, commandé par Life en 1950, est une scène jouée par deux comédiens, ce qui vaudra à Doisneau un procès en 1993.
Trois images à connaître
Ses photographies ne sont pas reproduites ici : elles sont protégées et gérées par ses ayants droit. Chaque lien mène vers un dépositaire officiel. Les deux dernières sont moins célèbres que la première, et bien plus représentatives de son travail.
- Le Baiser de l’hôtel de villeParis, 1950. Commande du magazine Life.
Un couple s’embrasse devant l’hôtel de ville, au milieu des passants. Ce qu’il faut regarder : le flou des silhouettes autour du couple, qui signe une vitesse lente et une scène tenue. Les deux modèles sont des élèves comédiens payés pour la séance, ce que Doisneau a dû établir devant un tribunal quarante ans plus tard.
- Au Bon Coin, quai du Port, Saint-Denis1945. Collection du Centre Pompidou, inv. AM 1988-547.
Un café de banlieue, des pavés, un angle de rue. Ce qu’il faut regarder : l’absence de gag et l’absence d’attendrissement. C’est le vrai Doisneau, celui qui documente une périphérie que personne ne photographiait, avec une rigueur d’architecte dans le cadrage.
- La maison des locataires1962. Photomontage, collection du Centre Pompidou, inv. AM 1981-693.
Une façade d’immeuble dont chaque appartement est ouvert sur la vie de ses habitants. Ce qu’il faut regarder : c’est un montage, assemblé en laboratoire. L’image prouve que l’homme du prétendu instant volé fabriquait aussi, et sans s’en cacher, des images entièrement construites.
Qui est Robert Doisneau
Gentilly, et le métier de graveur
Né le 14 avril 1912 à Gentilly, dans ce qui est aujourd’hui le Val-de-Marne, il entre à l’École Estienne et en sort diplômé en 1929, graveur et lithographe. Il n’a donc pas appris la photographie, il a appris l’imprimerie et le dessin. Cela se voit toute sa vie dans sa manière de construire un cadre comme une page.
L’usine
Après un passage comme assistant du photographe André Vigneau, il devient photographe industriel chez Renault, à Boulogne-Billancourt, de 1935 à 1939. Il en est licencié pour retards répétés. Ces quatre années comptent : elles lui donnent le métier, la discipline de la commande, et surtout une connaissance de la banlieue ouvrière qui deviendra son territoire.
La guerre, et les faux papiers
Mobilisé, puis démobilisé, il utilise pendant l’Occupation sa formation de graveur pour fabriquer de faux papiers destinés à la Résistance. C’est le seul moment où son métier d’origine et son engagement se rejoignent directement, et il n’en a jamais tiré de gloire publique.
Rapho, et la double vie
Il rejoint l’agence Rapho en 1946 et y restera jusqu’à sa mort, refusant l’invitation d’Henri Cartier-Bresson à rejoindre Magnum. À partir de 1948, il travaille aussi pour Vogue comme photographe de mode, activité qu’il n’aimait pas mais qui payait. En parallèle, il photographie inlassablement la banlieue et les rues de Paris.
Le livre avec Cendrars
En 1949 paraît La Banlieue de Paris, avec un texte de Blaise Cendrars. C’est l’ouvrage qui fixe son sujet et qui, plus que Le Baiser, devrait le définir : les fortifications, les terrains vagues, les bals, les gosses, un monde périphérique traité avec sérieux et sans pitié décorative.
La gloire, puis le procès
Prix Kodak en 1947, prix Niépce en 1956, Grand Prix national de la photographie en 1983 : la reconnaissance vient lentement puis massivement, et ses images deviennent des posters vendus dans le monde entier. En 1993, un couple prétendant être les modèles du Baiser l’assigne en justice. Sa femme Pierrette meurt la même année ; lui s’éteint le 1er avril 1994 à Montrouge. Le Centre Pompidou lui consacre une rétrospective quelques mois plus tard.
Sept dates
- 1912Naissance à Gentilly, en banlieue parisienneLe territoire de toute son œuvre.
- 1929Diplômé de l’École Estienne comme graveur lithographe
- 1935-1939Photographe industriel chez Renault, à BillancourtLicencié pour retards répétés, il devient indépendant.
- 1946Il entre à l’agence Rapho, qu’il ne quittera jamais
- 1949Parution de La Banlieue de Paris, avec un texte de Blaise Cendrars
- 1950Le Baiser de l’hôtel de ville, réalisé sur commande du magazine Life
- 1994Mort à Montrouge, le 1er avril, à quatre-vingt-un ansLe Centre Pompidou lui consacre une rétrospective dans la foulée.
La photo pour comprendre
Prenez Au Bon Coin, quai du Port, Saint-Denis, de 1945, au Centre Pompidou, et regardez-la comme un plan d’architecte.
- Le sujet est un bistrot d’angle en banlieue, pas un monument. Personne n’aurait songé à le photographier.
- Le cadre est organisé par les lignes du bâti : l’arête de l’angle, les pavés, l’horizontale de la devanture.
- La lumière est celle d’un jour ordinaire, sans contraste spectaculaire, ce qui laisse lire les matières.
- Les personnages, s’il y en a, sont petits et pris dans le décor : ils donnent l’échelle plus qu’ils ne racontent une histoire.
- Rien n’est drôle, rien n’est attendrissant. C’est un constat, fait avec soin.
Exercice de lecture d’image. Comparez mentalement cette image avec Le Baiser, et demandez-vous laquelle des deux vous auriez su faire.
Réponse : Le Baiser se rejoue, il suffit de deux comédiens et d’une bonne place ; l’angle de Saint-Denis, non, parce qu’il suppose de savoir quoi regarder dans un endroit sans intérêt apparent. Ce que vous apprenez : la difficulté en photographie n’est pas de produire une belle scène, c’est de trouver un sujet là où personne n’en voit. C’est exactement ce que Doisneau a fait pendant soixante ans, et ce que les cartes postales ont fini par masquer.
Sa méthode, point par point
Le matériel, et l’encombrement assumé
Formé à la chambre et au moyen format dans le cadre industriel, il a travaillé au Rolleiflex puis au petit format, en noir et blanc. L’appareil de format carré, qu’on regarde par le haut en le tenant à la taille, change tout socialement : on ne vise pas les gens en face, on baisse les yeux, ce qui rend la prise de vue beaucoup moins agressive.
Le repérage, puis l’attente
Sa méthode de rue consiste à trouver un décor et à attendre qu’il se passe quelque chose devant. Il revient plusieurs fois au même endroit, à des heures différentes. C’est le contraire d’une chasse : c’est un affût urbain, et cela explique la solidité de ses arrière-plans.
Le carnet, et la parole
Contrairement à la plupart des photographes de rue, il parle à ses sujets, plaisante, explique. Beaucoup de ses images sont des collaborations tacites plutôt que des vols. Cette sociabilité est une compétence technique autant qu’humaine : elle lui donne accès à des lieux et à des visages qu’un photographe silencieux n’obtiendrait pas.
La commande comme gagne-pain
Renault, les commandes de presse, Vogue, les catalogues : il a toujours travaillé pour d’autres. Il détestait la mode mais l’a pratiquée pendant des années. Cette séparation nette entre le travail alimentaire et le travail personnel lui a permis de photographier la banlieue sans jamais dépendre de ce sujet pour vivre.
Le laboratoire, et la fabrication
Le photomontage de 1962 conservé au Centre Pompidou rappelle une chose que sa légende a effacée : il maîtrisait la fabrication d’images en laboratoire et s’en servait. Chez lui, photographier et construire ne s’opposent pas.
La photographie humaniste, et trois contresens
On range Doisneau dans la photographie humaniste française, avec Ronis, Boubat, Izis ou Sabine Weiss. L’étiquette est utile mais elle produit trois erreurs.
- Contresens 1 : ce serait un mouvement organisé. Il n’y a jamais eu de manifeste ni de groupe constitué. C’est une famille de regards rassemblée après coup par les historiens et par les magazines illustrés des années 1950.
- Contresens 2 : humaniste voudrait dire gentil. Le terme désigne une attention portée aux gens ordinaires, pas une obligation d’optimisme. La banlieue de Doisneau est souvent dure, vide, en démolition.
- Contresens 3 : ce serait de la photographie naïve. Ces photographes travaillaient pour la presse illustrée, avec des commandes, des contraintes de sujet et des mises en scène assumées. Leur spontanéité est une construction professionnelle.
Le Baiser, anatomie d’un malentendu
C’est le cas le plus instructif de toute l’histoire de la photographie française, parce qu’il mêle la mise en scène, la célébrité et le droit.
- La commande. En 1950, le magazine américain Life demande à Doisneau un reportage sur les amoureux de Paris. L’image est faite dans ce cadre et publiée en juin de la même année.
- La fabrication. Le couple n’est pas anonyme : ce sont deux élèves comédiens, Françoise Delbart et Jacques Carteaud, rencontrés par le photographe et rémunérés pour la séance.
- Le procès. En 1992 et 1993, un couple, les époux Lavergne, se dit reconnaissable sur l’image et réclame des dommages. Françoise Bornet, la véritable modèle, engage elle aussi une action.
- Le jugement. Le tribunal déboute les trois demandeurs. Les Lavergne ne sont pas les personnes photographiées ; quant à la véritable modèle, le tribunal considère qu’elle n’est pas reconnaissable du fait de sa position. L’arrêt est confirmé en appel, et la Cour de cassation rejette le pourvoi des Lavergne en 1999.
- Le marché. Le tirage d’origine conservé par Françoise Bornet a été vendu aux enchères pour cent quatre-vingt-cinq mille euros, très au-dessus de son estimation.
Ce que le cas enseigne dépasse l’anecdote. Une photographie peut être posée sans être un mensonge, à condition qu’on ne prétende pas l’inverse. Et le droit à l’image, souvent invoqué à tort, suppose d’abord d’être identifiable : c’est précisément sur ce point que les demandes ont échoué.
Ce qu’on lui oppose
Doisneau est adoré du public et longtemps resté suspect aux yeux d’une partie de la critique.
- La mise en scène. On lui a reproché de fabriquer des scènes tout en laissant croire à l’instant saisi. Il n’a jamais vraiment nié, mais la révélation publique en 1993 a semblé rétroactive et a abîmé sa réputation d’honnêteté.
- Le pittoresque. Le succès commercial de quelques images a transformé son œuvre en imagerie de Paris pour touristes, ce qui a masqué le travail documentaire sur la banlieue.
- L’absence de conflit. Comparé à Robert Frank ou à William Klein, son regard évite la violence sociale. La France qu’il montre est pauvre mais jamais menaçante, ce que certains ont jugé complaisant.
- Le confort de la commande. Une partie du milieu lui a reproché sa longue collaboration avec la presse illustrée et la mode, jugée incompatible avec une position d’auteur.
La question reste ouverte, et elle est très concrète pour qui photographie aujourd’hui : à partir de quel moment organiser une scène cesse-t-il d’être du cadrage pour devenir une tromperie ?
L’atelier : travailler comme lui aujourd’hui
Sa méthode est la plus facile à transposer de tout ce glossaire, parce que son territoire existe encore et qu’il est à côté de chez vous.
Le protocole
- Choisissez la périphérie, pas le centre : une zone pavillonnaire, une zone commerciale, un arrêt de bus, un bistrot d’angle.
- Faites le même trajet une fois par semaine pendant deux mois, toujours aux mêmes heures.
- Montez une focale fixe de 35 ou 50 mm et réglez f/8, 1/250 s, ISO automatique plafonné à 1600.
- Photographiez d’abord le décor sans personne, pour apprendre à le construire. Les gens viendront ensuite.
- Si un appareil à visée par le haut ou un écran orientable est disponible, utilisez-le : regarder vers le bas plutôt que viser en face change l’attitude des gens.
- Parlez aux personnes que vous photographiez, avant ou après. C’est la méthode de Doisneau, et elle donne accès à des lieux fermés.
- Si vous organisez une scène, notez-le dans vos fichiers. Le problème n’est pas de poser, c’est de le cacher.
- Faites signer une autorisation dès qu’une personne est reconnaissable et que vous envisagez de diffuser.
L’édition
- Classez vos images par lieu, pas par date : un territoire se raconte géographiquement.
- Gardez les images sans personnage. Elles font la colonne vertébrale d’une série sur un quartier.
- Éliminez ce qui est seulement joli ou seulement drôle, c’est ce qui vieillit le plus mal.
- Cherchez la répétition : le même angle à dix ans d’intervalle vaut plus que dix bonnes images dispersées.
- Rassemblez un texte, même bref, sur le lieu. Doisneau a travaillé avec un écrivain, et son meilleur livre en est né.
Les cinq erreurs du débutant
- Chercher le Paris de carte postale, que Doisneau lui-même n’a photographié que sur commande.
- Croire qu’une image posée est forcément une triche, ou au contraire ne jamais l’assumer.
- Photographier des inconnus de loin sans jamais leur parler, et n’obtenir que des dos.
- Négliger l’arrière-plan, qui est chez lui la moitié du travail.
- Confondre tendresse et mièvrerie : ses meilleures images de banlieue ne sont pas attendrissantes du tout.
Ce que cela change pour un musicien ou un vidéaste
Doisneau est le meilleur modèle possible pour documenter un territoire, ce qui est exactement ce que fait une série de visuels d’artiste ancrée quelque part. La règle est celle du retour : un même lieu photographié ou filmé dix fois donne une matière cohérente, là où dix lieux différents donnent un catalogue. Pour un clip tourné en périphérie, sa leçon de cadrage est directement utilisable : construisez le plan sur les lignes du bâti et laissez le personnage entrer dedans, plutôt que de cadrer le personnage et de subir le fond. Enfin, son organisation de carrière mérite d’être copiée : un travail de commande assumé, qui paie, et un travail personnel poursuivi pendant des décennies sur un sujet que personne ne vous demande.
Douze photographes proches
- Willy RonisFrance, 1910-2009Le plus proche de lui, même génération, même Paris populaire, et une rigueur de composition supérieure.
- BrassaïHongrie et France, 1899-1984Le Paris de nuit, l’aîné qui a rendu la ville nocturne photographiable.
- Édouard BoubatFrance, 1923-1999La même douceur, appliquée au portrait et au voyage.
- IzisLituanie et France, 1911-1980Le versant poétique et mélancolique de la même école.
- Sabine WeissSuisse et France, 1924-2021La dernière représentante de la photographie humaniste, active jusqu’à un âge avancé.
- Henri Cartier-BressonFrance, 1908-2004L’autre grand Français de sa génération, qui l’a invité chez Magnum et qu’il a refusé.Lire la fiche
- Elliott ErwittÉtats-Unis, 1928-2023L’équivalent américain de la drôlerie tendre, avec la même attention aux scènes minuscules.Lire la fiche
- Helen LevittÉtats-Unis, 1913-2009Les enfants de la rue new-yorkaise, exactement le sujet qu’il traitait en banlieue.
- Marc RiboudFrance, 1923-2016La génération suivante, passée au reportage international.
- Raymond DepardonFrance, né en 1942L’héritier le plus direct pour le territoire français, du rural au périurbain.
- Robert FrankSuisse et États-Unis, 1924-2019L’anti-Doisneau : le même intérêt pour les gens ordinaires, sans aucune chaleur.
- Vivian MaierÉtats-Unis, 1926-2009Le même appareil à visée par le haut, le même goût de la rue, et une œuvre restée invisible.
Lexique
- Photographie humanisteCourant français des années 1930 à 1960 centré sur la vie quotidienne des gens ordinaires, diffusé surtout par la presse illustrée.
- RolleiflexAppareil moyen format à deux objectifs et visée par le haut, que l’on tient à hauteur de taille en regardant vers le bas.
- Moyen formatFilm plus grand que le 24×36, donnant une image carrée ou rectangulaire de meilleure définition.
- PhotomontageImage composée à partir de plusieurs négatifs assemblés, historiquement en laboratoire.
- AgenceStructure qui diffuse et vend les images de ses photographes à la presse. Rapho, fondée dans les années 1930, fut la sienne.
- CommandeTravail réalisé pour un client selon un cahier des charges, par opposition au travail personnel.
- Droit à l’imageDroit de toute personne sur la diffusion de son image. Il suppose d’abord d’être identifiable, point décisif dans le procès du Baiser.
Voir ses images, et le droit d’auteur
Robert Doisneau est mort en 1994. En France, une œuvre est protégée soixante-dix ans après la mort de son auteur, soit ici jusqu’en 2064. Aucune reproduction n’est donc possible sur ce site, ni en vignette, ni avec crédit. Son fonds, qui compte des centaines de milliers de négatifs, est géré par l’Atelier Robert Doisneau, tenu par ses filles.
Sa fiche est aussi l’occasion de corriger une idée fausse très répandue. Le droit à l’image ne protège que les personnes identifiables : c’est exactement le motif pour lequel les demandes formées contre Le Baiser ont été rejetées. À l’inverse, dès qu’une personne est reconnaissable, sa publication suppose son accord, et un accord donné pour un magazine en 1950 ne couvrirait pas une affiche vendue en 2026.
Pour voir son travail dans de bonnes conditions :
- le Centre Pompidou, qui conserve plusieurs de ses tirages et lui a consacré une rétrospective en 1994 ;
- la Maison de la photographie Robert Doisneau, à Gentilly, sa ville natale, ouverte en 1996 : attention, elle ne conserve pas son œuvre mais explore la photographie humaniste au sens large ;
- l’Atelier Robert Doisneau, qui gère les archives et les droits, et auprès duquel passent toutes les demandes de reproduction ;
- et ses livres, à commencer par La Banlieue de Paris, dont le texte de Blaise Cendrars fait partie de l’œuvre.
Questions fréquentes
Le Baiser de l’hôtel de ville est-il une vraie photo ?
C’est une vraie photographie, mais une scène organisée. Doisneau, en commande pour le magazine Life en 1950, a fait poser deux élèves comédiens rémunérés pour la séance. Il l’a établi devant un tribunal en 1993.
Qui était Robert Doisneau ?
Un photographe français né à Gentilly en 1912 et mort à Montrouge en 1994, figure majeure de la photographie humaniste, connu pour ses images de Paris et de sa banlieue.
Quel appareil utilisait Robert Doisneau ?
Formé à la chambre et au moyen format dans le contexte industriel, il a notamment travaillé au Rolleiflex, un appareil carré à visée par le haut, puis au petit format, toujours en noir et blanc.
Pourquoi Robert Doisneau a-t-il refusé Magnum ?
Invité par Henri Cartier-Bresson, il a préféré rester à l’agence Rapho, à laquelle il est resté fidèle de 1946 jusqu’à sa mort.
Où voir les photos de Robert Doisneau ?
Dans les collections du Centre Pompidou, lors des expositions organisées à partir de son fonds, et dans ses livres. La Maison de la photographie de Gentilly porte son nom mais ne conserve pas son œuvre.
Sources
- Centre Pompidou, notice Robert Doisneau
- Centre Pompidou, Au Bon Coin, quai du Port, Saint-Denis
- Centre Pompidou, La maison des locataires
- Ville de Gentilly, la Maison Doisneau
- Wikipédia, Le Baiser de l’hôtel de ville
- Wikipédia, notice Robert Doisneau
Fiche rédigée avec l’aide de l’intelligence artificielle, relue et vérifiée par Fabien Fons, fondateur de YouTips, centre de formation professionnelle certifié Qualiopi à Grenoble, formateur et photographe. Les dates et crédits ont été recoupés avec les sources ci-dessus ; signalez toute erreur via la page de contact.