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ADD

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Si vous retournez un CD des années 1980 ou 1990, vous tomberez souvent sur trois lettres imprimées près du logo : AAD, ADD ou DDD. Ce n’est ni une référence de pressage ni un code-barres. C’est le code SPARS, un petit résumé de la manière dont le disque a été fabriqué.

Définition du code ADD

ADD signifie : enregistrement Analogique, mixage Digital (numérique), mastering Digital. Autrement dit, les prises ont été captées sur bande magnétique, puis le mixage et la gravure du master ont été réalisés en numérique.

Le sigle appartient à une série de trois lettres, chacune décrivant une étape de la chaîne de production :

  • 1re lettre : le support d’enregistrement des prises.
  • 2e lettre : le support utilisé pour le mixage et le montage.
  • 3e lettre : la nature du mastering.

La troisième lettre est en pratique toujours un D sur un CD, puisque le support final est numérique par définition. Les combinaisons réellement rencontrées sont donc AAD, ADD et DDD.

Les trois codes que vous croiserez

CodeEnregistrementMixageTypiquement
AADAnalogiqueAnalogiqueRééditions de catalogues antérieurs aux années 1980.
ADDAnalogiqueNumériqueProductions de transition, années 1980 et début 1990.
DDDNumériqueNumériqueProductions entièrement numériques.

D’où vient ce code ?

Le code a été mis au point au début des années 1980 par la Society of Professional Audio Recording Services (SPARS), une association professionnelle américaine, et appliqué commercialement à partir de 1984 par PolyGram. L’objectif était d’informer honnêtement l’acheteur : à l’époque, le CD était vendu comme une révolution numérique, et beaucoup de disques n’étaient en réalité que des transferts de bandes analogiques existantes.

Le SPARS a retiré son soutien au code en 1991, le jugeant trop réducteur, avant de le réendosser en 1995. Son usage s’est ensuite raréfié à mesure que le numérique devenait la norme partout dans la chaîne, ce qui vidait le repère de son sens.

Un indicateur à manier avec prudence

Le code SPARS décrit une chaîne technique, pas une qualité sonore. Un DDD des débuts du numérique, converti par des machines 14 ou 16 bits à l’électronique rudimentaire, peut sonner nettement moins bien qu’un AAD issu d’un excellent report de bande. À l’inverse, un ADD peut cumuler le meilleur des deux mondes : la chaleur d’une prise sur bande et la précision d’un montage numérique.

Le code n’indique par ailleurs rien sur la résolution employée, sur la qualité des convertisseurs, ni sur le niveau de compression appliqué au mastering — un facteur qui, à partir des années 1990, a bien davantage marqué le son des disques que le choix analogique ou numérique.

En bref : ce qu’il faut retenir sur le code ADD

  • ADD = enregistrement analogique, mixage numérique, mastering numérique.
  • C’est un code SPARS, créé au début des années 1980 et appliqué dès 1984.
  • Les trois lettres décrivent, dans l’ordre, la prise, le mixage et le mastering.
  • Il documente une chaîne de production, il ne certifie aucune qualité sonore.

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