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Afrobeats

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L’afrobeats est un style de pop ouest-africaine né dans les années 2000 à Lagos et à Accra, puis nommé et diffusé depuis Londres au début des années 2010. Il tourne le plus souvent entre 100 et 115 BPM (battements par minute, c’est-à-dire la vitesse du morceau), sur une batterie programmée très syncopée, un shaker que l’on secoue en doubles-croches et des claviers qui tiennent de longs accords enrichis. Trois traits le signent : une grosse caisse qui suit le tresillo au lieu de marquer les quatre temps, un clap unique (un claquement de mains échantillonné, qui remplace la caisse claire) posé sur le troisième temps là où la pop met deux frappes, et une basse fondue dans la grosse caisse. Les voix, souples et haut placées, mêlent anglais nigérian, pidgin, yoruba et igbo. 2Baba, P-Square, D’banj, Wizkid, Davido, Burna Boy, Tems, Rema et Asake en sont les figures majeures. Il se distingue de l’afrobeat au singulier, le genre orchestral et instrumental créé par Fela Kuti à la fin des années 1960.

  • PériodeAnnées 2000 à aujourd’hui
  • FoyerLagos, Accra, Londres
  • Tempo100 à 115 BPM
  • Rythme4/4 syncopé, tresillo, cycle de deux mesures
  • FiguresWizkid, Burna Boy, Tems, Asake

L’afrobeats en bref

  • Origine : une pop urbaine née au Nigeria et au Ghana dans les années 2000, héritière du highlife, du hiplife, du jùjú, du fújì et du dancehall, baptisée à Londres en 2011.
  • Son : grosse caisse en tresillo, clap unique sur le troisième temps, shaker swingué, claviers à neuvième, basse ronde et mixage qui laisse la voix devant.
  • Trois albums : T.I.N.A. (Fuse ODG, 2014), Life is Eazi, Vol. 1 (Accra To Lagos) (Mr Eazi, 2017), Mr. Money With The Vibe (Asake, 2022).
  • En home studio : un tempo entre 100 et 115, un léger réglage de Q-Swing (le paramètre de Logic Pro qui décale très légèrement une note sur deux pour faire balancer le rythme), une basse qui respire sous la grosse caisse, et de la place laissée à la voix au lieu d’un mur d’instruments.
  • Le nom : « afrobeats », avec un s, est une étiquette commerciale britannique ; une partie des artistes concernés préfèrent parler d’afropop ou d’afro-fusion.

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Trois albums cultes pour entrer dans l’afrobeats

  • T.I.N.A.Fuse ODG, 2014

    Le disque du moment londonien : des refrains en twi et en anglais, des cuivres synthétiques et une batterie rapide héritée de la danse azonto. Écoutez « Antenna », single de 2013 repris sur l’album, pour entendre comment le genre est entré dans les radios britanniques.

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  • Life is Eazi, Vol. 1Mr Eazi, 2017

    L’axe Accra-Lagos en quatorze titres, avec des tempos lents, une voix parlée-chantée et des guitares de highlife. « Skin Tight » résume cette manière de chanter sans forcer, très copiée depuis.

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  • Mr. Money With The VibeAsake, 2022

    Le tournant des années 2020 : chorales empilées, percussions fújì et basses empruntées à l’amapiano sud-africain. « Organise » montre la formule dans son état le plus dense.

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Pochettes et liens Apple Music.

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Qu’est-ce que l’afrobeats ?

L’afrobeats est la pop urbaine née au Nigeria et au Ghana dans les années 2000, programmée sur ordinateur et construite autour d’un refrain court et d’une grosse caisse syncopée. Avant lui, l’Afrique de l’Ouest anglophone dispose déjà d’une pop urbaine solide. Au Ghana, le highlife des années 1950 et 1960 a posé une grammaire de guitares entrelacées, de cuivres et de refrains collectifs ; à partir du milieu des années 1990, le hiplife de Reggie Rockstone greffe le rap en twi sur cette base. Au Nigeria, le jùjú d’Ebenezer Obey et de King Sunny Adé, puis le fújì de Sikiru Ayinde Barrister, installent le chant yoruba, les tambours parlants et les formes longues. Dans les années 1990, le galala et le raggamuffin d’Ajegunle, portés par Daddy Showkey, croisent le ragga jamaïcain et le pidgin des quartiers populaires de Lagos. Le hip-hop américain, le R&B et le dancehall jamaïcain font le reste : une génération de jeunes producteurs dispose enfin d’ordinateurs et d’échantillonneurs.

La naissance du genre se joue entre 1998 et 2008, sans date fondatrice. Des groupes comme The Remedies, Trybesmen et les Plantashun Boiz mélangent le rap, le R&B et les mélodies locales. En 2004, 2Baba publie « African Queen » sur son album Face 2 Face, ballade qui circulera bien au-delà du Nigeria après son passage au cinéma américain en 2006. Le 22 février 2005, le lancement de MTV Base Africa donne à ces artistes une vitrine continentale. Autour de Don Jazzy et de D’banj, le label Mo’Hits (de 2004 à 2012) industrialise la production ; en 2008, « Do Me » de P-Square et « Gongo Aso » de 9ice montrent deux directions, l’une tournée vers la pop internationale, l’autre vers le yoruba et les percussions.

Le mot, lui, naît ailleurs. En avril 2011, le DJ londonien Abrantee Boateng, connu sous le seul nom d’Abrantee, lance sur la station londonienne Choice FM une émission intitulée « Afrobeats ». L’ajout du s à « afrobeat » sert à regrouper sous une étiquette lisible des musiques nigérianes, ghanéennes et diasporiques très différentes les unes des autres. La paternité du terme lui est souvent attribuée, mais il la récuse lui-même ; il est donc plus juste de dire qu’il l’a popularisé que de dire qu’il l’a inventé. Retenez surtout le fait géographique : l’afrobeats se fabrique à Lagos et à Accra, mais il est nommé et commercialisé depuis Londres.

De là vient la confusion la plus tenace. L’afrobeat au singulier désigne le genre inventé par Fela Kuti à la fin des années 1960 : grand orchestre, morceaux de dix à vingt minutes, riffs de cuivres, paroles politiques. L’afrobeats au pluriel désigne une pop de chansons de trois minutes, programmée sur ordinateur, tournée vers le refrain et la danse. Les deux partagent des racines et une géographie, pas une forme. Plusieurs membres de la famille Kuti ont critiqué l’étiquette, et Burna Boy préfère parler d’afro-fusion pour sa propre musique. Le terme reste pourtant celui qu’emploient les plateformes, les classements et la presse.

Le genre ne s’est pas arrêté : il a muté. À Londres, l’afroswing de J Hus greffe le rap britannique sur la rythmique ouest-africaine à partir de 2014. À Lagos, le courant alté ouvre une voie plus expérimentale à partir du milieu des années 2010. Dans les années 2020, les basses de l’amapiano sud-africain viennent remplacer la basse synthétique classique. Aujourd’hui, parler d’afrobeats revient à désigner une famille, pas une recette unique.

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L’afrobeats en sept dates

  1. 2004African Queen2Baba grave le modèle de la ballade pop nigériane, chantée en anglais et destinée à voyager.
  2. 2011Le mot afrobeatsLe DJ londonien Abrantee lance une émission de ce nom sur Choice FM en avril ; l’étiquette s’impose au Royaume-Uni.
  3. 2012Oliver TwistSorti en 2011, le single de D’banj atteint la neuvième place du classement britannique des ventes le 26 mai 2012.
  4. 2016One DanceDrake invite Wizkid et Kyla ; le titre atteint la première place du Billboard Hot 100 le 21 mai.
  5. 2019African GiantL’album de Burna Boy, publié le 26 juillet, est nommé aux Grammy Awards de 2020.
  6. 2020Un classement officielL’Official Charts Company publie en juillet le premier classement afrobeats officiel au Royaume-Uni.
  7. 2024Un Grammy à partLa catégorie Best African Music Performance est remise pour la première fois le 4 février ; Tyla l’emporte.

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Le morceau à écouter pour comprendre l’afrobeats

Si vous ne devez écouter qu’un titre pour saisir ce que l’afrobeats a apporté à la pop mondiale, prenez « Essence », de Wizkid avec Tems, publié le 30 octobre 2020 et produit par P2J et Legendury Beatz. C’est le premier titre porté par un artiste nigérian en tête d’affiche à entrer dans les dix premières places du Billboard Hot 100 : il y atteint la neuvième place en octobre 2021, porté par le remix avec Justin Bieber paru le 13 août de la même année.

Quoi écouter, dans l’ordre. Les vingt premières secondes ne contiennent presque rien : un accord de clavier tenu, un shaker, une grosse caisse qui n’est déjà pas sur les temps. Vers 0:20, quand la voix entre, repérez le clap : il ne tombe qu’une fois par mesure, sur le troisième temps, et il arrive un cheveu en retard. Autour de 0:45, la basse se pose : elle joue très peu de notes, souvent la même pendant quatre mesures, et elle disparaît chaque fois que la grosse caisse frappe. À 1:25, le duo vocal commence : les deux voix ne se superposent presque jamais, elles se répondent. Sur toute la durée, comptez les instruments : vous en trouverez rarement plus de six en même temps. C’est l’un des ressorts essentiels du genre.

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Les caractéristiques musicales de l’afrobeats

Le rythme afrobeats : tresillo, clap et shaker

L’afrobeats se joue en 4/4, c’est-à-dire quatre temps par mesure, presque toujours entre 100 et 115 BPM, avec des pointes jusqu’à 128 sur les titres de piste de danse des années 2011 à 2014. La grille de référence ci-dessous couvre deux mesures de 4/4 comptées en doubles-croches, soit 32 pas : les temps tombent sur les pas 1, 5, 9 et 13 pour la première mesure, 17, 21, 25 et 29 pour la seconde. Le tempo de référence est 105 BPM dans cette convention.

Ce motif est une base très répandue, pas le motif unique du genre : il sert de point de départ et se transforme dès qu’on change de sous-genre. Trois idées suffisent à le décrire. La grosse caisse suit le tresillo, cette figure héritée des musiques afro-cubaines : sur une mesure découpée en huit croches, deux par temps, ses trois frappes occupent trois croches, puis trois, puis deux. Elle tombe donc aux pas 1, 7 et 13, quasiment jamais sur les deuxième et troisième temps. Le clap, qui remplace la caisse claire, ne tombe qu’une fois par mesure, sur le troisième temps : c’est ce qui donne au genre sa démarche non pressée. Enfin, un rimshot (frappe sur le cercle de la caisse claire, son sec et boisé) dessine une clave son 3-2. La clave est un motif de cinq frappes réparties sur deux mesures, trois d’un côté et deux de l’autre, qui sert de repère commun aux musiciens ; elle tombe ici aux pas 1, 7, 13, 21 et 25 et double la grosse caisse sur son côté trois, puis s’en détache. Cette clave est une option et non une obligation ; beaucoup de productions se contentent d’un rimshot épars ou la remplacent par un shekere (calebasse entourée d’un filet de perles) et un tambour parlant. Le shaker, lui, roule en doubles-croches continues, accentuées sur les contretemps, c’est-à-dire sur les « et » que l’on compte entre les temps ; les autres frappes restent très douces.

12341234
Grosse caisse
Clap
Rimshot
Shaker
FrappeNote fantômeVarianteLes pas 1, 5, 9, 13, 17, 21, 25 et 29 sont les temps.

Sons synthétisés dans le navigateur, sans échantillon.

Deux réglages font la différence, et tous deux agissent par très petites quantités. Le premier est le swing : dans Logic Pro, le paramètre s’appelle Q-Swing et il ne déplace que les pas pairs, c’est-à-dire ici les seules frappes douces du shaker ; le squelette du motif, grosse caisse, clap, rimshot et accents, tombe entièrement sur des pas impairs et ne bouge donc pas d’un tick, la plus petite unité de temps que Logic sait manipuler. À 50 pour cent le motif est droit, entre 54 et 58 pour cent il respire, à 66 pour cent il devient franchement ternaire, c’est-à-dire découpé par trois comme un blues, ce qui est trop pour l’afrobeats. Le second est le retard du clap : quinze ticks sur les 240 que compte une double-croche dans Logic, soit environ neuf millisecondes à 105 BPM. C’est inaudible isolément et décisif en contexte ; quinze ticks est un point de départ prudent, vous pouvez monter jusqu’à trente, soit environ dix-huit millisecondes, tant que le clap ne traîne pas. La quantification, qui recale automatiquement les notes sur la grille, rend le motif raide dès qu’elle est parfaite.

L’harmonie afrobeats : cinq grilles d’accords

L’harmonie de l’afrobeats est simple et assumée : quatre mesures, deux à quatre accords, aucun changement de tonalité. Ce qui fait la couleur, ce ne sont pas les enchaînements mais les enrichissements : on joue rarement un accord parfait à trois sons, on ajoute presque toujours une septième et une neuvième, deux notes qui adoucissent l’accord, et l’on omet souvent la fondamentale, la note qui donne son nom à l’accord, puisque la basse s’en charge. Un mot sur les chiffres romains qui accompagnent chaque grille : dans une tonalité donnée, on numérote les degrés de la gamme de I à VII, les majuscules désignant les accords majeurs et les minuscules les accords mineurs. En do majeur, I est l’accord de do, IV celui de fa, V celui de sol et vi celui de la mineur. Les cinq grilles ci-dessous sont toutes en do majeur pour que vous puissiez les comparer à l’oreille.

Piano électrique et basse synthétisés dans le navigateur, en do majeur, une boucle de quatre mesures.

Deux remarques pour la pratique. D’abord, les accords ne sont presque jamais plaqués en rondes : ils sont hachés, joués en petites cellules décalées qui s’emboîtent avec les percussions. Ensuite, la basse et l’accord ne bougent pas au même moment : la basse anticipe souvent d’une double-croche l’arrivée de l’accord suivant. Si vous voulez travailler ces voicings au clavier, la formation piano et harmonie en home studio passe exactement par là.

Quels instruments composent un morceau afrobeats ?

La palette tient en six familles. Les percussions d’abord : grosse caisse ronde et courte, clap ou rimshot, shaker ou shekere (calebasse entourée d’un filet de perles), souvent doublés d’un tambour parlant dùndún ou de congas. Ensuite la basse : une onde sinusoïdale ou triangulaire très simple, jouée légato, ou, depuis 2021, un log drum emprunté à l’amapiano, c’est-à-dire une basse percussive dont l’attaque claque comme un bois frappé. Puis les claviers : piano électrique chaud, marimba, kalimba, cordes synthétiques tenues. Les guitares arrivent en quatrième position, souvent une seule ligne aiguë héritée du highlife. Les cuivres, enfin, ne servent qu’à ponctuer. Et par-dessus tout cela, la voix, qui occupe plus de place que dans la plupart des musiques de danse programmées.

La voix afrobeats et la structure d’un morceau

La voix afrobeats se reconnaît à trois choses. Elle est placée haut, dans une zone légère, sans appui de poitrine. Elle est corrigée à la hauteur de façon assumée : l’Auto-Tune n’est pas un correctif discret mais une couleur, avec des glissades rapides entre les notes. Elle alterne enfin plusieurs langues dans la même phrase : anglais standard, anglais nigérian, pidgin, yoruba, igbo, twi ou pidgin ghanéen. La forme, elle, est courte : deux minutes trente à trois minutes trente, une introduction instrumentale de quinze secondes, un refrain qui arrive tôt et revient souvent, un pont où la batterie disparaît, et une fin qui retire les éléments un par un plutôt que de couper net.

Trois exercices d’écoute pour reconnaître l’afrobeats

Reprenez les trois albums cités plus haut et posez-vous ces trois questions, une écoute à la fois.

  • La grosse caisse tombe-t-elle sur le deuxième temps ? Réponse : presque jamais en afrobeats. Ce que vous apprenez : repérer un tresillo à l’oreille, c’est-à-dire trois frappes inégales par mesure au lieu de quatre régulières.
  • Combien de frappes de clap ou de caisse claire entendez-vous par mesure ? Réponse : une seule, sur le troisième temps, là où la pop et le rock en mettent deux. Ce que vous apprenez : la sensation de demi-tempo ne vient pas du BPM mais du placement du contretemps.
  • Combien d’instruments jouent en même temps pendant le refrain ? Réponse : rarement plus de six. Ce que vous apprenez : dans ce genre, l’espace est un instrument, et chaque ajout se paie sur la lisibilité de la voix.

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Afrobeats, afrobeat et amapiano : quelle différence ?

Ces trois mots se ressemblent et désignent trois choses très différentes. L’afrobeat, au singulier, naît au Nigeria à la fin des années 1960 autour de Fela Kuti : un orchestre complet avec section de cuivres, batterie acoustique, guitares en boucles, morceaux qui dépassent souvent le quart d’heure, tempo modeste, paroles politiques en pidgin. C’est une musique jouée, enregistrée en groupe, héritière du highlife et du funk de James Brown.

L’afrobeats, au pluriel, arrive quarante ans plus tard. Tout y est programmé : la batterie sort d’un ordinateur, la basse est un synthétiseur, le morceau dure trois minutes et vise le refrain. Là où l’afrobeat empile les couches jusqu’à saturer l’espace, l’afrobeats en retire. Les tempos se recoupent souvent, l’afrobeats tenant sa fourchette de 100 à 115 BPM quand l’afrobeat de Fela Kuti reste dans des tempos modérés, mais la sensation diffère complètement parce que l’afrobeats laisse des trous.

L’amapiano, enfin, vient d’Afrique du Sud et non d’Afrique de l’Ouest. Il tourne autour de 112 à 115 BPM, soit dans le haut de la fourchette de l’afrobeats ; sa signature est le log drum, une basse percussive très typée, et les percussions y occupent une place que les claviers tiennent en afrobeats. Depuis 2021, les deux genres se sont largement croisés sous le nom d’afropiano : Asake, Davido ou Focalistic ont importé le log drum dans des chansons de structure afrobeats. Si vous devez trancher à l’oreille : cuivres et longues plages, c’est de l’afrobeat ; clap unique sur le troisième temps et refrain qui revient, c’est de l’afrobeats ; basse qui claque comme un bois et percussions en avant, c’est de l’amapiano.

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Sous-genres et styles voisins

  • AfroswingRoyaume-Uni, à partir de 2014La branche londonienne, aussi appelée afrobashment : rythmique ouest-africaine, écriture de rap britannique, influence dancehall. J Hus et le producteur Jae5 en sont les figures les plus souvent citées à l’origine.
  • AltéLagos, à partir du milieu des années 2010Le versant alternatif de la scène nigériane, plus proche du R&B, de la soul et de l’indie que de la piste de danse. Le mot est associé au collectif DRB LasGidi ; Tems et Amaarae en sont les visages les plus connus.
  • AfropianoAnnées 2020, 105 à 115 BPMLe croisement avec l’amapiano sud-africain : la basse synthétique cède la place au log drum et les percussions prennent le devant. C’est l’une des variantes les plus jouées en club depuis 2022.
  • Pon-ponMilieu des années 2010, 100 à 110 BPMUne vague plus douce, faite de nappes de synthétiseur jouées par paires et de voix nonchalantes. Davido, Runtown et Tekno en ont fait la formule dominante autour de 2016 et 2017.
  • Street-hop et afro-aduraLagos, à partir de 2020La musique des quartiers populaires de Lagos, chantée surtout en yoruba, entre prière et récit de débrouille. Asake, Seyi Vibez et Bella Shmurda en sont les noms les plus écoutés.
  • Afro trapParis, à partir de 2015La version francophone : une batterie de trap, des couplets en français mêlés de peul ou de bambara, et des mélodies ouest-africaines. MHD en popularise le modèle avec sa série de morceaux numérotés.Lire la fiche
  • Banku musicAccra et Lagos, à partir de 2016Le nom que Mr Eazi donne à son propre mélange : le balancement du highlife ghanéen posé sur des enchaînements d’accords nigérians, chanté en pidgin, à tempo lent.
  • AfrosocaCaraïbes, à partir de 2014La rencontre avec la soca de Trinité-et-Tobago, plus rapide, entre 110 et 135 BPM. Elle circule surtout pendant les saisons de carnaval.

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La démarche artistique : comment travaillent les producteurs

L’afrobeats ne fonctionne pas comme une scène de groupes mais comme un réseau de producteurs. Un beatmaker fabrique une instrumentale, la fait circuler, et plusieurs chanteurs viennent poser dessus ; le morceau sort parfois sous le nom du producteur. Sarz, Pheelz, Magicsticks, Kel-P ou Juls sont des auteurs à part entière, crédités en couverture. Les collaborations sont la règle plus que l’exception, et un album fait souvent appel à une demi-douzaine de producteurs différents, parfois plus, ce qui explique la variété interne des disques.

La danse n’est pas un accessoire promotionnel : elle fait partie de l’œuvre. L’azonto, venu d’Accra au début des années 2010, a donné son nom à des morceaux entiers. Ont suivi le shaku shaku, le zanku ou legwork, puis toute une série de pas diffusés par les réseaux sociaux. Un titre afrobeats est écrit en pensant à ce qu’un corps peut en faire : la répétition d’une phrase courte, un trou rythmique pour poser un pas, un refrain qu’on peut mimer. L’image compte aussi : le clip, tourné souvent dans la rue avec les habitants du quartier, reste un véhicule central du genre, aux côtés des formats courts des réseaux sociaux.

Sur scène, deux formules coexistent. La plus répandue, de très loin, est la plus légère : l’artiste, un DJ qui lance les instrumentales et un hype man, ce personnage qui relance le public au micro entre les couplets. C’est ainsi que se joue la grande majorité des dates, et c’est la raison pour laquelle un producteur livre toujours une version instrumentale en même temps que le morceau. La formation complète, avec batteur, bassiste, clavier et un ou deux percussionnistes posés sur une base de pistes lancées depuis un ordinateur, appartient au niveau des tournées internationales. C’est là que sert MainStage : chaque chanson devient un patch, les sons de clavier sont empilés par plages de touches dans un même patch pour qu’une main gauche déclenche la basse pendant que la droite tient les accords, et les pistes d’accompagnement sont déclenchées au pied. Attention toutefois : les Session Players, Drummer, Flex Time, le Mastering Assistant et le Stem Splitter n’existent pas dans MainStage, il faut donc figer ces éléments en audio avant le concert.

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L’afrobeats aujourd’hui : classements, Grammy et nouvelles directions

Le genre est entré dans l’industrie mondiale par la grande porte. Depuis mars 2022, Billboard publie un classement afrobeats aux États-Unis ; depuis juillet 2020, l’Official Charts Company en publie un au Royaume-Uni. La Recording Academy a créé en 2023 une catégorie Best African Music Performance, remise pour la première fois le 4 février 2024. Burna Boy a remporté un Grammy du meilleur album de musique globale en mars 2021, et Tems en a remporté deux, en 2023 puis en 2025.

La scène actuelle se partage entre trois directions. La première, la plus visible, est internationale : Rema, Ayra Starr, Tems et Tyla enregistrent avec des producteurs américains et britanniques, et leurs morceaux s’écartent parfois beaucoup du modèle rythmique d’origine. La deuxième est locale et très vivante : le street-hop de Lagos, chanté en yoruba, ne cherche pas le marché anglophone et s’en porte très bien. La troisième est ghanéenne : Black Sherif, King Promise ou Amaarae y construisent une identité distincte de celle de Lagos.

Faire de l’afrobeats en 2026 sans refaire 2017, c’est éviter trois automatismes.

  • Évitez la nappe de synthétiseur jouée par paires qui signait la vague pon-pon : elle date immédiatement un morceau.
  • Évitez la basse sinusoïdale pure et sans attaque : depuis l’arrivée du log drum, l’oreille attend une amorce percussive.
  • Évitez de remplir : la production récente va dans l’autre sens, moins d’éléments, des chorales empilées plutôt que des synthétiseurs, des percussions acoustiques rejouées, et des arrangements qui changent toutes les huit mesures.

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Douze artistes afrobeats pour commencer

Voir les 100 artistes

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Reproduire l’afrobeats en home studio

Ce qui suit suppose que vous savez créer un projet, poser une région MIDI et ouvrir un plug-in dans Logic Pro. Si ce n’est pas encore le cas, le cours en ligne Bien démarrer sur Logic Pro couvre ces bases en quelques heures. Tous les instruments et effets cités ici sont natifs : vous n’avez rien à acheter.

Étape 1 : le tempo et le groove

  • Réglez le tempo du projet entre 100 et 115 BPM, 105 étant une valeur de départ confortable.
  • Dans l’éditeur clavier, ouvrez la section de quantification temporelle de l’inspecteur et choisissez la valeur 1/16, sans quoi le Q-Swing reste inactif.
  • Baissez le Q-Force à 80 pour cent : la quantification tire les notes vers la grille sans les y coller.
  • Montez le Q-Swing entre 54 et 58 pour cent, jamais au-delà de 60 ; souvenez-vous qu’il ne déplace que les pas pairs.
  • Considérez ce réglage comme un filet de sécurité, pas comme la méthode : en studio, le shaker et les percussions se jouent au clavier ou aux pads, quantification coupée, et l’on ne corrige ensuite que les notes vraiment fausses.
  • Laissez la signature en 4/4 et ne touchez pas au Varispeed, qui agirait sur la totalité du projet.

Étape 2 : la batterie

Le motif est connu de tout le monde : la différence se joue sur le grain. Drummer ne vous servira pas ici : il reste en 4/4 et, même dans ses catégories électronique et hip-hop, son vocabulaire n’est pas celui des percussions ouest-africaines.

  • Choisissez d’abord une grosse caisse courte et ronde, avec une fondamentale nette entre 50 et 60 Hz.
  • Choisissez un clap sec plutôt que large et réverbéré.
  • Ouvrez une piste Drum Machine Designer et programmez le motif de la grille présentée plus haut.
  • Programmez la grosse caisse aux pas 1, 7 et 13 de chaque mesure, avec des vélocités autour de 100, 92 et 86, décalées de quelques unités d’une mesure à l’autre : une rampe répétée à l’identique reste une machine.
  • Posez un seul clap sur le troisième temps et décalez-le de 15 ticks vers la droite, soit environ 9 millisecondes à 105 BPM.
  • Ajoutez un rimshot aux pas 1, 7 et 13 de la première mesure, puis 5 et 9 de la seconde, soit les pas 21 et 25 dans la numérotation continue de la grille : c’est la clave son 3-2.
  • Dessinez un shaker en doubles-croches continues, vélocité 50 sur les contretemps et 25 à 30 ailleurs : en dessous, la trame disparaît sur beaucoup de kits.
  • Coupez sous 250 à 300 Hz sur le shaker et les percussions aiguës avec un Channel EQ, et sous 120 à 150 Hz seulement sur les percussions graves comme le tambour parlant ou les congas : un shaker n’a rien à dire en dessous de 300 Hz.
  • Doublez une mesure sur huit avec un tambour parlant ou une conga jouée à la main pour casser la boucle : les percussions fújì rejouées d’« Organise » (Asake, 2022, production Magicsticks) montrent le principe.

Étape 3 : la basse

Deux options, l’une historique, l’autre récente. La basse sinusoïdale simple domine jusque vers 2020 ; le log drum, importé de l’amapiano, s’impose ensuite. Notez que Retro Synth ne propose pas d’onde sinusoïdale : pour une sous-basse sinus, passez par ES2.

  • Créez une piste ES2, réglez l’oscillateur 1 sur l’onde sinusoïdale et désactivez les oscillateurs 2 et 3 en cliquant sur leur numéro.
  • Fixez l’attaque à 5 ms et le relâchement à 120 ms pour que la note reste courte et ronde.
  • Laissez le filtre grand ouvert : une sinusoïde n’a aucun harmonique à retirer. Si vous voulez pouvoir refermer un filtre, passez l’oscillateur 1 en onde triangulaire et fermez le passe-bas jusqu’à ne garder que le grave, résonance à zéro.
  • Pour un log drum, appliquez à l’oscillateur une enveloppe de hauteur très rapide : dans ES2, ENV 1 réglée sur 0 ms d’attaque et 40 à 60 ms de déclin, routée vers la hauteur avec une amplitude de 12 à 24 demi-tons. C’est cette chute de hauteur qui fait le claquement de bois. Jouez-le comme une mélodie de trois ou quatre notes, jamais sur une fondamentale tenue : c’est une technique moderne, importée de l’amapiano vers 2021, pas une couleur historique du genre.
  • Écrivez d’abord la basse pour qu’elle ne joue pas en même temps que la grosse caisse : en afrobeats, le trou vient du placement des notes, pas d’un effet.
  • Ajoutez ensuite un Compressor sur la basse, modèle Studio VCA, et choisissez la grosse caisse dans le menu Side Chain, qui permet à un plug-in de réagir au signal d’une autre piste, en haut de la fenêtre du plug-in : ratio 4:1, attaque la plus rapide possible, relâchement 100 à 150 ms (à 105 BPM une double-croche dure 143 ms), 3 à 6 dB de réduction. Contrairement à la house, ce mouvement doit s’entendre à peine.
  • Gardez tout ce qui est sous 100 Hz strictement en mono. À ce jour, aucun plug-in natif de Logic Pro ne passe une seule bande en mono : le plus simple est de garder la grosse caisse et la basse sur des pistes mono du début à la fin.

Un mot sur un piège fréquent : n’utilisez pas le Ducker (Legacy) pour cet effet. Il renvoie le signal de Side Chain dans sa propre sortie et ne s’insère que sur un auxiliaire ou une sortie. Pour faire respirer une nappe sous la voix, le bon outil reste le Compressor en Side Chain.

Étape 4 : l’harmonie et les instruments

  • Chargez Vintage Electric Piano et jouez l’une des grilles du lecteur ci-dessus, en accords de quatre sons sans fondamentale.
  • Hachez les accords : au lieu d’une ronde, jouez deux ou trois cellules de croches décalées par mesure.
  • Ajoutez un Ensemble très doux, Intensity 1 autour de 20 pour cent et Intensity 2 au minimum, pour élargir sans flouter.
  • Doublez une ligne à la kalimba ou au marimba dans la bibliothèque native, une octave au-dessus, seulement sur le refrain.
  • Pour une couleur plus ancienne, essayez Vintage Mellotron sur la nappe de cordes : c’est un instrument natif de Logic Pro.
  • Si vous voulez une guitare de highlife, jouez une seule ligne aiguë en croches plutôt qu’un accord plaqué, comme sur « Skin Tight » (Mr Eazi, single de 2015 repris sur son projet de 2017).

Étape 5 : la voix

La voix est le centre du morceau. Enregistrez-la avant de finir l’instrumental, pas après : cela vous évitera de remplir l’espace qu’elle devra occuper.

  • Insérez Pitch Correction et réglez Response entre 0 et 15 ms, le paramètre étant en millisecondes : c’est cette valeur très basse qui donne l’accroche caractéristique. C’est une couleur moderne, assumée à partir des années 2010 ; pour une couleur des années 2000, montez Response à 100 ou 200 ms, ou n’en mettez pas.
  • Coupez sous 90 Hz au Channel EQ, puis creusez de 2 à 3 dB autour de 250 Hz si la voix est boueuse.
  • Compressez en deux étages : un Compressor en modèle Vintage FET à 3:1 pour les transitoires, puis un second en Vintage Opto à 2:1 pour le corps, environ 3 dB de réduction sur chacun.
  • Ajoutez un DeEsser 2, fréquence de suppression vers 7 kHz, et montez Strength jusqu’à lire 3 à 4 dB de réduction.
  • Remontez l’air avec un filtre en plateau à partir de 10 kHz, 2 dB au maximum, sur un second Channel EQ placé après le DeEsser : l’ordre de la tranche est Pitch Correction, Channel EQ correctif, les deux Compressor, DeEsser 2, puis ce Channel EQ de couleur.
  • Enregistrez les ad-libs au fil de l’eau, pas à la fin : ces réponses courtes jetées entre les phrases, souvent un mot ou un cri, font le mouvement du morceau.
  • Placez les ad-libs à gauche et à droite du champ stéréo, jamais au centre où se tient la voix principale.
  • Coupez les ad-libs sous 200 Hz pour qu’ils ne mangent pas le corps de la voix principale.
  • Pour l’effet de chorale empilée, devenu la signature d’Asake à partir de 2022 mais hérité du fújì et des chorales d’église, enregistrez six à huit prises de la même ligne, répartissez-les de part et d’autre du champ stéréo et désaccordez-en deux de quelques cents avec Pitch Shifter, comme sur « Sungba (Remix) » (Asake, 2022, production Magicsticks).
  • Envoyez la voix vers deux départs : un Stereo Delay calé sur la croche pointée, deux ou trois répétitions, filtré sous 400 Hz et au-dessus de 5 kHz, car c’est lui qui donne son relief à la voix dans ce genre ; puis un ChromaVerb réglé sur Vocal Hall, pré-délai 30 ms, durée 1,2 s, dosé très bas.

Étape 6 : le mixage

  • Importez dans votre projet deux morceaux du genre que vous visez, baissés à votre niveau de travail et routés hors du bus principal, et revenez-y toutes les vingt minutes : c’est le geste de mixage qui fait le plus progresser.
  • Écoutez votre morceau sur le haut-parleur d’un téléphone dès la maquette et pas à la fin : c’est là qu’il sera entendu, et c’est là que se voient les basses trop hautes et les voix trop basses.
  • Calibrez ensuite les niveaux : avant d’insérer le moindre plug-in, ajustez le gain de chaque piste pour que ses crêtes tournent autour de -12 dBFS. Un compresseur réagit au niveau qu’on lui envoie.
  • Nettoyez le bas du spectre piste par piste plutôt qu’avec une règle unique : 30 Hz sous la grosse caisse et la basse, 90 Hz sous la voix, 250 à 300 Hz sous le shaker, 100 à 150 Hz sous les claviers et les guitares.
  • Repérez la fondamentale de votre grosse caisse à l’analyseur du Channel EQ, le plus souvent entre 50 et 70 Hz, puis creusez la basse de 3 à 5 dB à cette fréquence exacte, avec un Q de 2 à 4 : deux décibels ne s’entendraient pas.
  • Traitez la voix lead en compression parallèle : un bus compressé à 8:1 qui écrase de 10 à 15 dB, remonté jusqu’à 10 à 14 dB sous la voix d’origine. À 20 dB dessous, il n’agit plus.
  • Sur le bus de batterie, essayez ChromaGlow, apparu avec Logic Pro 11 et réservé aux Mac à puce Apple silicon : le modèle de saturation le plus doux, drive très bas.
  • Visez -9 LUFS intégrés, l’unité qui mesure le volume perçu sur la durée, avec un plafond de crête vraie à -1 dBTP, mesurés sur le Loudness Meter : c’est la densité des sorties récentes du genre, obtenue avec un Limiter en dernier maillon et jamais en poussant les curseurs de niveau.
  • Ce chiffre vaut pour un master fini : si vous livrez une instrumentale à un chanteur ou à un ingénieur du son, videz le bus principal de tout plug-in, exportez à environ -6 dBFS de crête, et préparez en même temps la version instrumentale complète et les pistes séparées, une par instrument, toutes calées sur la première mesure et en 24 bits.
  • Vérifiez le mixage en mono : si le morceau perd sa basse, c’est que vos graves ne sont pas centrés.

Ce qu’un producteur afrobeats fait vraiment

Dans la réalité, un beatmaker de Lagos ne construit pas une instrumentale de haut en bas. Il ouvre un projet avec un tempo, pose deux accords de piano électrique, ajoute un shaker, et fredonne une mélodie par-dessus avant même d’avoir une grosse caisse. Le rythme vient ensuite, en réponse à la mélodie. Il travaille souvent sur huit mesures qu’il boucle pendant vingt minutes, y pose un tag vocal à son nom, puis les envoie par paquets à autant d’artistes, de managers et de directeurs artistiques qu’il peut atteindre. La plupart ne répondront jamais : un producteur en activité a des centaines de boucles dont aucune ne sortira. Ce n’est pas la meilleure ligne qui emporte le morceau, c’est le premier artiste qui le mène jusqu’à la sortie, et cela prend souvent un an ou deux. Le jour où un morceau aboutit, tout se joue sur un document ennuyeux, la feuille de répartition des droits, signée avant la sortie. Autre habitude : la version finale est presque toujours plus dépouillée que les maquettes, parce que chaque arrivée de voix fait retirer un instrument. Enfin, le mixage est fait pour les enceintes de téléphone et les systèmes de rue avant de l’être pour le casque.

Les cinq erreurs du débutant

  • Mettre la grosse caisse sur les quatre temps : le morceau bascule aussitôt vers une pulsation de house et perd le balancement du genre.
  • Poser deux frappes de caisse claire par mesure : le clap unique sur le troisième temps est la signature du genre.
  • Quantifier à 100 pour cent : sans Q-Force réduit et sans Q-Swing, la rythmique devient mécanique.
  • Empiler dix pistes : au-delà de six éléments simultanés, la voix n’a plus de place et le morceau perd son élan.
  • Laisser tourner la même boucle du début à la fin : une instrumentale afrobeats change toutes les huit mesures, et la plupart de ces changements sont des retraits. Si vous n’avez rien à retirer, c’est que vous avez trop empilé.
Produire vos propres morceaux dans Logic Pro

Programmer un groove afrobeats convaincant demande surtout de maîtriser la quantification, le placement et le mixage de la voix. Nos formations, éligibles aux financements professionnels, partent de votre niveau réel et se terminent sur vos propres projets.

  • Q-Force, Q-Swing et placement à la double-croche
  • Chaîne vocale complète, de la prise au DeEsser
  • Basse et grosse caisse : Side Chain, mono sous 100 Hz
  • Arrangement court et mixage pour les plateformes

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Où trouver des sons afrobeats ?

Dans Logic Pro

  • Drum Machine Designer contient déjà des kits électroniques utilisables tels quels pour la grosse caisse et le clap.
  • La bibliothèque de boucles Apple Loops comprend une catégorie de percussions du monde où puiser shakers et congas.
  • Quick Sampler permet de recycler une percussion enregistrée au téléphone ; pour la découper en tranches, il faut passer en mode Slice, seul mode qui découpe.
  • Alchemy offre quatre sources, A, B, C et D, ce qui permet de construire un log drum en empilant une sinusoïde et une attaque.
  • Studio Bass et Bass Player, arrivés avec Logic Pro 11, conviennent aux morceaux où la basse est jouée plutôt que synthétisée ; Bass Player étant un Session Player, il n’existe pas dans MainStage et doit être figé en audio avant le concert.
  • Beat Breaker, apparu avec Logic Pro 10.8, sert à réorganiser une boucle de percussions sans la redécouper à la main.

Boucles et banques

  • Splice : abonnement à crédits, licence libre de droits incluse, large catalogue afrobeats et amapiano.
  • Loopmasters : achat à l’unité, licence libre de droits, packs de percussions africaines.
  • Sample Magic : le catalogue a rejoint Splice et n’est plus vendu à l’unité, situation constatée en 2026 ; cherchez ces packs depuis votre abonnement Splice.
  • Black Octopus Sound : banques de voix et de percussions.
  • The Drum Broker : vente à l’unité, catalogue orienté hip-hop ; utile pour les grosses caisses et les claps, pas pour les percussions ouest-africaines.
  • Freesound : enregistrements de terrain sous licences Creative Commons, à lire au cas par cas avant tout usage commercial.
  • Looperman : boucles gratuites, mais avec des conditions propres à chaque auteur, souvent incompatibles avec une sortie commerciale.

Instruments virtuels

  • Arturia : pianos électriques et synthétiseurs vintage, utiles pour les nappes et les Rhodes.
  • Native Instruments : la collection West Africa couvre kora, balafon, tambours parlants et ensembles vocaux.
  • Spectrasonics : Omnisphere et Trilian pour les basses hybrides.
  • INSTRUMENT, ex-Spitfire LABS : les instruments gratuits de Spitfire Audio, dont plusieurs percussions et claviers légers, distribués sous ce nom depuis leur changement de marque.

Grain et caractère

  • iZotope Vinyl : gratuit, ajoute bruit de surface et coloration ; attention, l’effet « Vinyl Distortion » n’existe pas dans Logic, c’est un plug-in d’Ableton Live.
  • XLN Audio RC-20 Retro Color : usure, fluctuations et bruit, très utilisé sur les nappes.
  • Caelum Audio propose Tape Cassette 2, émulation de cassette gratuite, pratique pour salir une boucle de percussions.
  • Côté natif, ChromaGlow et Phat FX suffisent dans la plupart des cas et ne coûtent rien de plus.

Si vous montez votre installation, la liste de matériel commentée du cours Équipez votre home studio vous évitera les achats inutiles.

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Lexique de l’afrobeats : les mots du genre

  • TresilloFigure rythmique de trois plus trois plus deux croches sur une mesure de 4/4, soit les pas 1, 7 et 13 en doubles-croches ; c’est la colonne vertébrale de la grosse caisse afrobeats.
  • Clave son 3-2Motif de cinq frappes réparties sur deux mesures, trois d’un côté, deux de l’autre, que l’afrobeats emprunte aux musiques afro-cubaines et confie souvent à un rimshot.
  • ShekereCalebasse entourée d’un filet de perles, secouée ou frappée ; elle donne le grain granuleux qui remplace souvent le charleston.
  • DùndúnTambour parlant yoruba à tension variable : en serrant les lanières, le musicien fait glisser la hauteur et imite les tons de la langue.
  • Pidgin nigérianLangue véhiculaire à base lexicale anglaise parlée dans tout le sud du Nigeria ; c’est la langue par défaut des refrains afrobeats.
  • AzontoDanse ghanéenne popularisée au début des années 2010, faite de gestes du quotidien mimés ; elle a donné son nom à toute une vague de morceaux rapides.
  • Log drumBasse percussive venue de l’amapiano, dont l’attaque claque comme un tambour de bois avant de se prolonger en sous-basse.
  • AltéAbréviation d’alternatif employée à Lagos à partir du milieu des années 2010 pour désigner une scène plus libre que la pop dominante, proche du R&B et de l’indie.

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Six morceaux clés, tempo et ce qu’il faut écouter

MorceauTempoProductionCe qu’il enseigne
Oliver TwistD’banj, 2011≈ 127 BPMDon JazzyLa première formule d’exportation : rapide, tournée vers la piste de danse britannique.
AntennaFuse ODG, 2013≈ 128 BPMKillBeatzComment la danse azonto dicte le tempo et la coupe des phrases.
PanaTekno, 2016≈ 106 BPMKrizbeatzLe ralentissement du genre : deux accords, beaucoup d’espace, une voix en avant.
FallDavido, 2017≈ 106 BPMKiddominantLa vague pon-pon : nappes par paires et boucle harmonique qui ne se résout pas.
Last LastBurna Boy, 2022≈ 122 BPMOff & Out, Chopstix, MdS et RuubenUn emprunt assumé à la soul américaine et une rythmique plus rapide que la moyenne.
TerminatorKing Promise, 2023≈ 108 BPMKillBeatzLe versant ghanéen récent : percussions acoustiques rejouées et basse très courte.

Tempos approximatifs, mesurés à l’oreille ; pas de tonalité indiquée (les détections automatiques ne sont pas fiables).

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Labels, droits et synchronisation

L’histoire économique du genre se lit dans ses labels. Kennis Music, fondé à Lagos à la fin des années 1990, publie les premiers succès de 2Baba. Mo’Hits, monté par Don Jazzy et D’banj en 2004, invente le modèle du collectif de producteurs ; sa dissolution en 2012 donne naissance à Mavin Records, créé le 8 mai 2012, qui lancera Rema, Ayra Starr et Crayon. Chocolate City, fondé en 2005, et YBNL Nation, créé par Olamide en 2012, complètent le paysage nigérian, auquel s’ajoutent Starboy Entertainment, la structure de Wizkid ouverte en 2013, et emPawa Africa, lancée par Mr Eazi en novembre 2018 pour financer de jeunes artistes africains. Depuis 2018, les grandes maisons internationales ont ouvert des bureaux à Lagos et à Accra.

Côté droits, la mécanique est la même qu’ailleurs, mais deux points méritent votre attention. La cocréation est massive : un morceau afrobeats compte souvent quatre auteurs, deux producteurs et un artiste invité. Mettez les partages par écrit avant la sortie, pas après. La synchronisation, ensuite, est devenue un revenu majeur : publicité, séries, jeux vidéo et retransmissions sportives consomment beaucoup de ce répertoire. Pour qu’une synchro soit possible, il faut pouvoir autoriser à la fois l’œuvre et l’enregistrement, donc avoir des contrats propres. Notre formation Propulsez votre projet musical traite ces questions de façon pratique.

Ce que la loi autorise, ce qu’elle interdit

L’afrobeats emprunte beaucoup : « Last Last » de Burna Boy repose sur un extrait de « He Wasn’t Man Enough » de Toni Braxton, paru en 2000, et les auteurs de l’original figurent aux crédits du morceau. Voici ce que dit le droit français, point par point.

  • Un extrait met en jeu deux séries de droits distinctes : le droit d’auteur sur l’œuvre, qui appartient aux auteurs et compositeurs et que leur éditeur administre lorsqu’un contrat d’édition existe, et les droits voisins sur l’enregistrement, qui appartiennent séparément au producteur de phonogrammes (article L213-1) et aux artistes-interprètes (article L212-3). L’accord de l’un ne vaut pas accord des autres.
  • Il n’existe aucun seuil de durée en dessous duquel un emprunt serait libre en France : ni une seconde, ni deux mesures, ni sept notes. La règle des sept notes est une légende de studio, elle ne figure dans aucun texte.
  • La Cour de justice de l’Union européenne l’a jugé dans l’arrêt Pelham contre Hütter du 29 juillet 2019 (affaire C-476/17), rendu à propos du groupe Kraftwerk et du titre « Metall auf Metall » : reprendre un échantillon, même très bref, est une reproduction partielle du phonogramme et exige l’autorisation de son producteur, sauf si l’échantillon est modifié au point d’être méconnaissable à l’écoute. Attention, cette réserve ne vaut que pour le droit voisin du producteur : elle ne dit rien du droit d’auteur sur l’œuvre reprise.
  • L’exception de courte citation de l’article L122-5 du Code de la propriété intellectuelle n’exclut pas la musique par son texte, mais les juridictions françaises ne l’admettent quasiment jamais pour un emprunt musical : la citation doit être brève, justifiée par un but critique, pédagogique, scientifique ou d’information, et créditée. Ne comptez pas dessus.
  • Rejouer la phrase au lieu de l’échantillonner, ce qu’on appelle une interpolation, exige l’accord des auteurs et compositeurs, donné en pratique par leur éditeur : vous évitez les droits voisins, à condition de ne rien reprendre du master d’origine, mais pas le droit d’auteur. Le morceau obtenu est une œuvre composite au sens des articles L113-2 et L113-4, et le droit moral de l’auteur d’origine, inaliénable, reste dû.
  • Le caractère non commercial d’une sortie ne change rien à l’autorisation requise : mixtape gratuite, mise en ligne sur une plateforme, projet d’école et diffusion en DJ set sont tous concernés. L’absence de recette peut peser sur le montant des dommages-intérêts, jamais sur le principe.
  • Vous pouvez utiliser librement : vos propres enregistrements, à condition d’en détenir réellement tous les droits, ce qui suppose qu’aucun label, coauteur ni musicien de séance ne détienne de part ; les packs dits libres de droits, cette expression commerciale désignant une licence payée d’avance et non une absence de droits, dans les limites de cette licence ; les fichiers Creative Commons, en vérifiant la mention exacte, une clause NC interdisant l’usage commercial et une clause ND toute modification.
  • Le domaine public se vérifie deux fois. L’œuvre y entre 70 ans après la mort de son auteur, le délai courant au 1er janvier suivant le décès (article L123-1) ; pour une chanson, qui est presque toujours une œuvre de collaboration entre compositeurs et paroliers, le délai part du décès du dernier coauteur survivant (article L123-2). L’enregistrement suit une durée distincte : 50 ans à compter de la fixation, portés à 70 ans à compter de la première publication licite (article L211-4), l’allongement issu de la directive 2011/77/UE n’ayant profité qu’aux phonogrammes encore protégés au 1er novembre 2013, ce qui laisse à 50 ans les phonogrammes publiés avant 1963. Des droits voisins éteints ne disent rien de l’œuvre enregistrée.
  • La sanction est la contrefaçon, sur les deux terrains : les articles L335-2 et L335-3 pour le droit d’auteur, l’article L335-4 pour les droits voisins, chacun prévoyant jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 300 000 euros d’amende, portés à sept ans et 750 000 euros en bande organisée. Ce sont des maxima ; en pratique, les titulaires agissent au civil et obtiennent le retrait du morceau et des dommages-intérêts.
  • La procédure de clearance, c’est-à-dire d’obtention des autorisations, consiste à demander, par écrit et avant la sortie, l’autorisation du producteur du phonogramme pour le master, contre un forfait ou une avance, et celle de l’éditeur ou des auteurs pour l’œuvre, contre une part de la nouvelle chanson. Le refus est possible et n’a pas à être motivé, et aucune déclaration faite après coup ne régularise un emprunt. Aux États-Unis, la jurisprudence reste divisée entre l’arrêt Bridgeport contre Dimension Films, rendu en 2005 par le sixième circuit, qui n’admet aucune tolérance, et VMG Salsoul contre Ciccone, rendu en 2016 par le neuvième circuit, qui en retient une pour les emprunts minimes ; cette divergence américaine n’a aucune portée en France.

Ces repères sont généraux et ne constituent pas un conseil juridique. Avant toute sortie comportant un emprunt, faites relire vos accords par un professionnel du droit d’auteur.

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Les 100 artistes qui ont fait l’afrobeats

Les artistes des deux dernières sections travaillent aux frontières du genre : l’afroswing londonien et la pop urbaine francophone empruntent la rythmique afrobeats sans en venir directement. Les liens pointent vers les pages Apple Music, qui servent ici d’identifiant pour chaque artiste.

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Questions fréquentes

Quelle est la différence entre afrobeat et afrobeats ?

L’afrobeat, au singulier, est le genre créé par Fela Kuti au Nigeria à la fin des années 1960 : un grand orchestre, des cuivres, des morceaux de dix à vingt minutes et des paroles politiques. L’afrobeats, au pluriel, est une pop programmée apparue dans les années 2000 au Nigeria et au Ghana, faite de chansons de trois minutes tournées vers le refrain et la danse. Le s ne signale pas un pluriel grammatical mais une étiquette commerciale forgée par le marché britannique au début des années 2010.

Qui a créé l’afrobeats ?

Personne en particulier, et c’est une différence de plus avec l’afrobeat, qui a un fondateur identifié. L’afrobeats est né du travail collectif de plusieurs scènes entre 1998 et 2008 : 2Baba, les Plantashun Boiz, P-Square, D’banj et Don Jazzy côté nigérian, Reggie Rockstone et la génération hiplife côté ghanéen. Le mot, lui, est popularisé depuis Londres par le DJ Abrantee à partir d’avril 2011. La musique vient donc du Nigeria et du Ghana, et son nom du Royaume-Uni.

Quels sont les meilleurs artistes afrobeats ?

La question du « roi de l’afrobeats » fait débat depuis dix ans entre les partisans de Wizkid, de Davido et de Burna Boy, et elle n’a pas de réponse objective. Pour couvrir vingt ans en neuf écoutes côté nigérian : 2Baba pour les origines, D’banj et P-Square pour la décennie 2000, Wizkid et Davido pour l’installation internationale, Burna Boy pour l’afro-fusion, Tems pour la scène alté, Asake et Rema pour les années 2020. Côté ghanéen, ajoutez trois noms : Sarkodie, Stonebwoy et Black Sherif.

Quel est le tempo de l’afrobeats en BPM ?

Le cœur du genre se situe entre 100 et 115 BPM. Les titres des années 2011 à 2014, pensés pour les clubs britanniques, montaient plus haut, souvent vers 125 ou 128. À partir de 2016, la vague pon-pon a ramené la moyenne autour de 105. Le tempo compte moins que le placement : à 105 BPM, un afrobeats et une pop ordinaire ne se ressemblent pas du tout, parce que la grosse caisse et le clap ne tombent pas aux mêmes endroits.

Comment faire un beat afrobeats dans Logic Pro ?

Réglez le projet à 105 BPM, quantifiez en 1/16 avec un Q-Force autour de 80 pour cent et un Q-Swing de 56 pour cent. Programmez la grosse caisse aux pas 1, 7 et 13 de chaque mesure, un clap unique sur le troisième temps légèrement en retard, un rimshot en clave et un shaker en doubles-croches. Ajoutez une basse sinus faite avec ES2, compressée en Side Chain sous la grosse caisse, et deux accords de piano électrique hachés. Chacun de ces réglages est détaillé pas à pas dans la section « Reproduire l’afrobeats en home studio » ci-dessus, et notre formation Logic Pro perfectionnement reprend la méthode complète sur vos propres projets.

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Sources

  • John Collins, Highlife Giants : West African Dance Band Pioneers, Cassava Republic Press, 2016.
  • Christopher Alan Waterman, Jùjú : A Social History and Ethnography of an African Popular Music, University of Chicago Press, 1990.
  • Jesse Weaver Shipley, Living the Hiplife : Celebrity and Entrepreneurship in Ghanaian Popular Music, Duke University Press, 2013.
  • Michael E. Veal, Fela : The Life and Times of an African Musical Icon, Temple University Press, 2000.
  • Notice « Afrobeats », Encyclopædia Britannica, consultée en 2026.
  • Official Charts Company, communication sur la création de l’Official UK Afrobeats Chart, juillet 2020.
  • Billboard, annonce du classement U.S. Afrobeats Songs, mars 2022.
  • Recording Academy, annonce de la catégorie Best African Music Performance, juin 2023, et palmarès de la 66e cérémonie, 4 février 2024.
  • Cour de justice de l’Union européenne, arrêt Pelham GmbH contre Ralf Hütter, affaire C-476/17, 29 juillet 2019.
  • Code de la propriété intellectuelle, articles L113-2, L113-4, L122-5, L123-1, L123-2, L211-4, L212-3, L213-1, L335-2, L335-3 et L335-4.
  • United States Court of Appeals, Bridgeport Music contre Dimension Films, 410 F.3d 792, sixième circuit, 2005, et VMG Salsoul contre Ciccone, 824 F.3d 871, neuvième circuit, 2016.

Fiche rédigée avec l’aide de l’intelligence artificielle, relue et vérifiée par Fabien Fons, fondateur de YouTips, centre de formation certifié Qualiopi à Grenoble, formateur Logic Pro et MainStage depuis 20 ans. Qui sommes-nous ?