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Electro-Voice PL37

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L’Electro-Voice PL37 est un micro statique à électret et à petit diaphragme, de directivité cardioïde, conçu pour les cymbales, la charleston et les percussions d’une batterie. Présenté en janvier 2009 avec la gamme PL, aux côtés du PL35 pour les toms et du PL33 pour la grosse caisse, il sert aussi sur les instruments acoustiques à cordes. Sa courbe monte régulièrement jusqu’à un sommet vers 8 kHz, ce qui fait briller les cymbales. Il demande une alimentation fantôme de 11 à 52 V.

  • TypeStatique à électret, petit diaphragme
  • DirectivitéCardioïde
  • AlimentationFantôme de 11 à 52 V
  • Bruit propre25 dB-A
  • Usage roiOverheads et charleston

Le PL37 en bref

  • Ce que c’est : un petit micro statique à électret, dit « crayon », cardioïde, accordé pour les cymbales, la charleston et les percussions.
  • Son : un grave en pente douce jusqu’à 1 kHz, puis des aigus qui montent jusqu’à environ +5,5 dB vers 8 kHz, avant de chuter au-delà de 12 kHz.
  • Atout : léger (176 g), compact et robuste, il fait briller les cymbales sans réglage ni égaliseur.
  • Contrainte : un bruit propre de 25 dB-A, élevé pour un statique, peu de grave à distance, un niveau maximal de 132 dB SPL et aucun atténuateur ni coupe-bas.
  • Pour qui : batteurs, sonorisateurs, salles de répétition et home-studistes qui cherchent des overheads simples et robustes.

La courbe de réponse du PL37

Une courbe de réponse montre comment un micro restitue chaque fréquence, du grave à gauche à l’aigu à droite, par rapport à un niveau de référence noté 0 dB. Une ligne plate signifie un son fidèle, une bosse une zone mise en avant, un creux une zone en retrait.

Courbe de réponse en fréquence de l'Electro-Voice PL37, à distance et à 1 cm de la source, de 50 Hz à 20 kHz environ, avec un grave en pente douce, une montée régulière des aigus jusqu'à 8 kHz et un effet de proximité dans le grave
Réponse en fréquence de l’Electro-Voice PL37 : réponse normale (rouge) et réponse mesurée à 1 cm de la source (rose). Courbe : Vincent Travaglini, Pulsar Audio.

Ce que dit la courbe

  • Grave : la courbe rouge commence vers 48 Hz à environ −9 dB et remonte lentement, sans palier : −8,5 dB à 60 Hz, −7 dB à 80 Hz, −6 dB à 100 Hz, −3,5 dB à 150 Hz et −2,5 dB à 200 Hz, par rapport au 0 dB (le niveau à 1 kHz).
  • Bas médium et médium : de 200 Hz à 1 kHz, la pente se poursuit très doucement : −1,6 dB à 300 Hz, −0,8 dB à 500 Hz, puis le 0 dB vers 1 kHz. Le bas médium est donc légèrement en retrait.
  • Grave à 1 cm : collée à la source, la courbe rose démarre vers 50 Hz à environ +5 dB, atteint +8,3 dB vers 90 Hz et culmine à +8,9 dB vers 150 Hz. Elle redescend ensuite à +6,7 dB à 300 Hz, +4,5 dB vers 500 Hz et +1,6 dB à 800 Hz, et rejoint la courbe rouge vers 1 kHz. À 100 Hz, l’écart atteint environ 14 dB : c’est l’effet de proximité, la hausse du grave quand la source s’approche.
  • Présence : au-dessus de 1 kHz, la courbe monte doucement : +0,8 dB entre 1,4 et 1,9 kHz, +1,1 dB à 2 kHz et +2 dB à 3 kHz, puis un premier replat vers +3,5 dB entre 4 et 5 kHz.
  • Aigus : la montée reprend : +4,3 dB à 6 kHz, +5,2 dB à 7 kHz et un sommet d’environ +5,5 dB vers 8 kHz. La courbe redescend ensuite à +4,4 dB à 10 kHz et +2,5 dB vers 11,8 kHz, et repasse au 0 dB vers 13 kHz. C’est la brillance des cymbales et le grésillement de la charleston.
  • Extrême aigu : au-delà, la chute est rapide : −2 dB vers 13,7 kHz, −5 dB vers 14,8 kHz, −7 dB vers 16 kHz, −9 dB vers 17 kHz et environ −12 dB vers 20 kHz, où la mesure s’arrête. Electro-Voice annonce une réponse jusqu’à 16 kHz.

Caractéristiques techniques

Fiche technique du PL37
Type de micro Statique (condensateur) à électret, c’est-à-dire à capsule polarisée en permanence (« self-biased » selon Electro-Voice) ; petit diaphragme
Directivité Cardioïde, décrite comme serrée par Electro-Voice
Réponse en fréquence 50 Hz à 16 kHz
Sensibilité à 1 kHz 7 mV/Pa (−43 dBV) selon la fiche technique ; 6 mV/Pa sur la page produit et le catalogue actuels d’Electro-Voice
Bruit propre 25 dB SPL pondéré A ; rapport signal sur bruit de 69 dB (pour 94 dB SPL)
Niveau maximal 132 dB SPL pour 1 % de distorsion à 1 kHz ; plage dynamique de 107 dB
Impédance 200 Ω, basse impédance symétrique
Alimentation Fantôme de 11 à 52 V, 4 mA ; pas de fonctionnement sur pile
Commutateurs Aucun : ni atténuateur ni coupe-bas
Construction Boîtier en zinc moulé, finition noire satinée texturée, grille Memraflex à maille serrée ; XLR 3 broches ; 162,5 mm de long, 29 mm de diamètre ; 176 g
Fournis Adaptateur de pied SAPL-3 avec réducteur de filetage pour pieds européens, housse zippée ; bonnette en mousse WSPL-4 en option
Historique Présenté en janvier 2009 au salon NAMM avec la gamme PL (fiche technique datée d’août 2008) ; toujours au catalogue d’Electro-Voice

Le son du PL37

Le PL37 a un son clair et brillant, accordé pour la batterie. Sa courbe est une longue pente montante : environ −6 dB à 100 Hz, un bas médium légèrement en retrait, puis une montée régulière jusqu’à un sommet d’environ +5,5 dB vers 8 kHz. Cette zone fait briller les cymbales et détache le grésillement de la charleston. Au-delà de 12 kHz, la réponse chute vite (environ −7 dB à 16 kHz) : le PL37 apporte de l’éclat plus que de l’air. Le banc d’essai de Bonedo (2010) trouve ses aigus bien présents, peut-être un peu trop, et des overheads finement dessinés, mais relève le peu de grave et un son déjà très préaccordé.

Sa capsule est à électret : une charge électrique permanente remplace la tension de polarisation, mais son petit préampli interne a besoin de l’alimentation fantôme (11 à 52 V, 4 mA). Placé à moins de 15 cm environ, il profite de l’effet de proximité : à 1 cm, le grave gagne jusqu’à 8,9 dB vers 150 Hz, et l’écart avec la mesure normale atteint environ 14 dB à 100 Hz. Au-delà de 15 cm, Electro-Voice annonce une coloration minime. En overhead, à bonne distance des fûts, son grave allégé laisse ainsi la place aux micros de grosse caisse et de toms.

Ses limites tiennent à sa conception économique. Avec 25 dB-A de bruit propre, il souffle davantage qu’un AKG C1000 S (21 dB-A), qu’un RØDE NT5 (16 dB-A) ou qu’un Neumann KM 184 (13 dB-A) : inaudible sur une batterie, ce souffle peut s’entendre sur une guitare jouée doucement et captée à distance. Sa sensibilité de 6 à 7 mV/Pa, selon les documents d’Electro-Voice, est proche de celle du C1000 S, mais presque deux fois plus faible que celle d’un NT5 (12 mV/Pa). Enfin, ses 132 dB SPL, sans atténuateur, suffisent pour des cymbales et une charleston, avec moins de marge que le C1000 S (137 dB SPL).

À quoi sert le PL37

Electro-Voice le destine aux overheads, à la charleston et aux percussions, ainsi qu’aux instruments acoustiques à cordes, sur scène comme en studio.

Les sources qu’il capte le mieux

  • Overheads : son usage roi : une paire au-dessus de la batterie, pour des cymbales brillantes et une image d’ensemble du kit, au grave volontairement léger.
  • Charleston : à 7,5 à 15 cm du bord des cymbales, incliné à 45° : sa bosse vers 8 kHz détache le grésillement et les ouvertures de la charleston.
  • Ride et cymbales d’appoint : en micro d’appoint sous ou au-dessus d’une ride, il fait ressortir la cloche et le chant de la cymbale.
  • Tambourin, shaker et petites percussions : sa réponse rapide aux transitoires, annoncée par Electro-Voice, restitue les attaques sèches des percussions secouées et frappées.
  • Congas et bongos : placé au-dessus des peaux, à quelques dizaines de centimètres, il capte le claquant de la main avec plus de détail qu’un dynamique.
  • Guitare acoustique : à 15 à 60 cm, visant la jonction du manche et de la caisse : un son clair et détaillé, à condition que le jeu ne soit pas trop doux.
  • Violon et alto : à 30 à 90 cm, perpendiculaire à la table, visant les cordes et les ouïes, comme le propose Electro-Voice.
  • Violoncelle et contrebasse : Electro-Voice conseille le même placement à plus grande distance, de 1,8 à 2,4 m, pour capter l’instrument entier.
  • Mandoline et banjo : leur attaque brillante profite de la montée des aigus ; reculez le micro si le son devient trop dur.

Les styles de musique

  • Rock : overheads et charleston sur scène, avec des cymbales qui passent au-dessus des guitares.
  • Metal : cymbales nombreuses et frappées fort, captées avec éclat et un grave qui laisse la place à la double grosse caisse.
  • Jazz : ride et charleston détaillées, et balais sur la caisse claire captés par les overheads.
  • Funk : charleston précise et rythmique, au premier plan du groove.
  • Salsa : percussions et cloches captées de près, au son vif.
  • Folk : guitare acoustique et percussions légères, sur scène comme en répétition.
  • Bluegrass : banjo, mandoline et violon, dont l’attaque brille.

En studio, sur scène, à la radio

  • Scène : son terrain : overheads et charleston, avec une directivité serrée qui limite la repisse et une finition noire non réfléchissante.
  • Salle de répétition : robuste et sans réglage, il peut rester en place sur ses pieds d’une séance à l’autre.
  • Home studio : une paire d’overheads simple pour débuter sur une batterie ; pour des instruments acoustiques joués doucement, un statique plus silencieux convient mieux.
  • Studio professionnel : plutôt en micro d’appoint (charleston, ride, percussions) : le banc d’essai de Bonedo juge les micros de la gamme PL plus à leur place en concert qu’en studio.
  • Concert filmé : léger et noir mat, il se fait oublier au-dessus de la batterie.

Bien utiliser le PL37

  • Activez l’alimentation fantôme avant de monter le gain, fader baissé, pour éviter un claquement dans les enceintes.
  • Pour les overheads, placez deux PL37 au-dessus de la batterie, légèrement orientés l’un à l’écart de l’autre.
  • Espacez les deux overheads d’au moins trois fois la distance qui sépare chacun des cymbales, pour limiter les problèmes de phase.
  • Sur la charleston, placez le micro à 7,5 à 15 cm du bord des cymbales, incliné à 45°.
  • Visez la cymbale du dessus plutôt que la jointure des deux cymbales, d’où sort un souffle d’air à chaque fermeture.
  • Tournez l’arrière du micro de charleston vers la caisse claire : un cardioïde capte le moins par l’arrière.
  • Sur une guitare acoustique, placez-le à 15 à 60 cm, en visant la jonction du manche et de la caisse.
  • Rapprochez-le à moins de 15 cm pour un son plus plein, éloignez-le pour un grave plus léger.
  • Pour une source douce, rapprochez le micro plutôt que de monter le gain : son souffle resterait ainsi masqué.
  • Montez la bonnette WSPL-4 en extérieur ou face à un ventilateur.

Le PL37 face aux autres micros

Comparaison du PL37 avec d’autres micros
Micro Alimentation Sensibilité ; bruit propre Pour quoi faire
Electro-Voice PL37 Fantôme de 11 à 52 V 6 à 7 mV/Pa ; 25 dB-A Overheads, charleston, percussions ; aucun commutateur
AKG C1000 S Deux piles AA ou fantôme de 9 à 52 V 6 mV/Pa ; 21 dB-A Scène, reportage, voix et instruments
Shure SM81 Fantôme de 11 à 52 V 5,6 mV/Pa ; 16 dB-A Guitare acoustique, piano, cymbales
RØDE NT5 Fantôme 48 V 12 mV/Pa ; 16 dB-A Overheads en paire, guitare acoustique, home studio
Neumann KM 184 Fantôme 48 V 15 mV/Pa ; 13 dB-A Instruments acoustiques, overheads, paires stéréo

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Aller plus loin

  • Micro statique : le condensateur, son détail dans les aigus et son besoin d’alimentation.
  • Directivité : cardioïde, omnidirectionnel, figure en 8 : lire un diagramme polaire.
  • Effet de proximité : pourquoi les graves gonflent quand on se rapproche du micro.
  • Alimentation fantôme : le 48 V : quels micros en ont besoin, et comment s’en servir sans risque.
  • Prise de son : les bases pour placer un micro et enregistrer proprement.
  • Adaptation d’impédance : pourquoi un micro et un préampli doivent s’accorder.
  • Explorer l’Univers YouTips : l’Electro-Voice PL37 y est relié aux autres micros et aux styles où il sert, en carte interactive.

Questions fréquentes

Le PL37 a-t-il besoin de l’alimentation fantôme ?

Oui. Sa capsule à électret est polarisée en permanence, mais son préampli interne a besoin de courant : Electro-Voice demande une alimentation de 11 à 52 V, pour 4 mA. Contrairement à l’AKG C1000 S, il ne fonctionne pas sur pile. La plupart des interfaces audio et des tables de mixage fournissent cette alimentation sur leurs entrées XLR.

PL37 ou AKG C1000 S ?

Ce sont deux petits statiques à électret de sensibilité voisine (6 à 7 mV/Pa contre 6 mV/Pa). Le C1000 S souffle un peu moins (21 contre 25 dB-A), encaisse davantage (137 contre 132 dB SPL), fonctionne aussi sur piles et offre un atténuateur et un coupe-bas. Le PL37, plus léger (176 contre 320 g), est accordé pour les cymbales et la charleston, avec des aigus plus en avant vers 8 kHz.

Le PL37 convient-il à la guitare acoustique et aux cordes ?

Oui, Electro-Voice le destine aussi aux instruments acoustiques à cordes : 15 à 60 cm d’une guitare, 30 à 90 cm d’un violon. Sa brillance met en valeur l’attaque des cordes. Sur un jeu très doux capté à distance, son bruit propre de 25 dB-A peut toutefois s’entendre : un statique plus silencieux, comme le RØDE NT5 (16 dB-A), sera plus à l’aise.

Faut-il deux PL37 pour les overheads ?

C’est l’usage le plus courant : Electro-Voice conseille deux micros au-dessus de la batterie, légèrement orientés l’un à l’écart de l’autre et espacés selon la règle des 3 pour 1 (au moins trois fois la distance micro-source entre les deux micros). Un troisième PL37 peut capter la charleston de près.

Le PL37 convient-il pour un home studio ?

Oui, pour la batterie et les percussions : il est robuste, léger, et sa brillance fait ressortir les cymbales sans égaliseur. Sa sensibilité modeste demande un peu plus de gain qu’un statique de studio, sans difficulté pour une interface courante. Pour des instruments acoustiques joués doucement ou une voix, un statique plus silencieux sera plus adapté.

Sources

Fiche rédigée avec l’aide de l’intelligence artificielle, relue et vérifiée par Fabien Fons.