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Sennheiser e 602-II

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Le Sennheiser e 602-II est un micro dynamique cardioïde de la gamme evolution, conçu pour la grosse caisse, les baffles de basse, le tuba et les autres instruments graves. Sa courbe est très sculptée : un grave relevé autour de 55 Hz, un médium très en retrait de 170 à 800 Hz et une attaque très présente de 4,5 à 12 kHz. Successeur du e 602, il est sorti en 2006 dans un boîtier en aluminium de 318 g, et Sennheiser le fabrique toujours.

  • TypeDynamique
  • DirectivitéCardioïde
  • AlimentationAucune
  • Écart médium-attaqueEnviron 20 dB
  • Usage roiGrosse caisse

Le e 602-II en bref

  • Ce que c’est : un micro dynamique cardioïde léger, en aluminium, avec fixation de pied intégrée, taillé pour la grosse caisse et les sources graves.
  • Son : un grave profond, un médium très creusé et une attaque brillante : une grosse caisse au son moderne, déjà sculpté.
  • Atout : un son prêt à mixer dès la balance, et un poids de 318 g qui tient sans peine au bout d’une longue perchette.
  • Contrainte : sa courbe très marquée peut sonner creuse sur une grosse caisse jazz ou sur une source qui a besoin de son médium.
  • Pour qui : batteurs, sonorisateurs de petites et moyennes scènes, studios, salles de répétition, bassistes et tubistes.

La courbe de réponse du e 602-II

Une courbe de réponse montre comment un micro restitue chaque fréquence, du grave à gauche à l’aigu à droite, par rapport à un niveau de référence noté 0 dB. Une ligne plate signifie un son fidèle, une bosse une zone mise en avant, un creux une zone en retrait.

Courbes de réponse en fréquence du Sennheiser e 602-II mesurées à 1 m et à 5 cm, de 19 Hz à 19,5 kHz, avec une bosse vers 55 Hz, un large creux de 170 à 800 Hz et une bosse d'attaque de 4,5 à 12 kHz
Réponse en fréquence du Sennheiser e 602-II mesurée à 1 m (rouge) et à 5 cm (rose). Courbe : Vincent Travaglini, Pulsar Audio.

Ce que dit la courbe

  • Référence de lecture : la courbe n’est pas calée sur 0 dB à 1 kHz : à cette fréquence, elle passe vers −12,5 dB, au fond du creux. Les valeurs ci-dessous sont lues sur la grille ; les écarts entre deux zones, eux, ne dépendent pas de cette référence.
  • Grave à 1 m : la courbe part de −4 dB à 20 Hz, monte à −2,3 dB à 30 Hz et culmine vers −1 dB entre 50 et 56 Hz, environ 11 dB au-dessus du niveau de 1 kHz. C’est l’écart que donnent les deux sensibilités publiées par Sennheiser (0,9 mV/Pa à 50 Hz, 0,25 mV/Pa à 1 kHz). Elle redescend ensuite : −3 dB à 70 Hz, −6 dB à 100 Hz, −13,5 dB à 150 Hz.
  • Effet de proximité à 5 cm : de près, le grave enfle (c’est l’effet de proximité) : la courbe rose culmine à +3,7 dB entre 55 et 67 Hz. Le gain par rapport à 1 m est d’environ 3 dB sous 40 Hz, 5,5 dB à 60 Hz, 7 dB entre 100 et 150 Hz, et atteint 9 à 10 dB entre 200 et 300 Hz, où le creux se comble en partie. Les deux courbes se rejoignent vers 1 kHz.
  • Bas médium et médium : à 1 m, un creux étroit descend à −15,8 dB vers 175 Hz, puis un long plateau se maintient entre −14 et −14,7 dB de 200 à 800 Hz, soit environ 13 dB sous la bosse du grave. C’est la zone du son « carton » de la grosse caisse, laissée très en retrait. La courbe remonte à −12,4 dB à 1 kHz.
  • Attaque : la remontée est rapide : −8,7 dB à 1,5 kHz, −5,4 dB à 2 kHz, 0 dB vers 2,8 kHz, un petit palier autour de +1 dB entre 3 et 3,8 kHz, puis un saut jusqu’à +5,8 dB à 4,6 kHz. Le maximum, environ +6 dB, s’étend de 4,6 à 6,2 kHz, plus de 20 dB au-dessus du plateau du médium : c’est la zone du claquement de la batte sur la peau.
  • Aigus : la courbe reste haute, autour de +5 dB de 7 à 11 kHz, avec +5,3 dB vers 11 kHz, puis chute brutalement : +3 dB à 13 kHz, −1,3 dB à 14,5 kHz, −9 dB à 16 kHz, −14 dB à 17 kHz et environ −18,5 dB à 19 kHz, où la mesure s’arrête.

Caractéristiques techniques

Fiche technique du e 602-II
Type de micro Dynamique (bobine mobile), bobine légère pour une réponse rapide aux transitoires
Directivité Cardioïde, constante en fréquence selon Sennheiser ; rejet maximal à l’arrière (180°)
Réponse en fréquence 20 Hz à 16 kHz
Sensibilité 0,25 mV/Pa à 1 kHz (environ −72 dBV/Pa) et 0,9 mV/Pa à 50 Hz, en champ libre et à vide
Impédance 350 Ω à 1 kHz ; impédance de charge minimale de 1 kΩ
Niveau maximal Non publié par Sennheiser
Alimentation Aucune, pas d’alimentation fantôme
Construction Boîtier en aluminium, bobine de compensation contre le ronflement électrique, fixation de pied intégrée
Connecteur XLR 3 broches ; câble non fourni
Dimensions et poids Ø 60 × 153 mm ; 318 g
Fourni Pochette de protection
Historique Successeur du e 602, le premier micro de grosse caisse de Sennheiser ; annoncé en mai 2006, livré à partir de décembre 2006 ; toujours au catalogue, seul ou dans la valise de micros de batterie e 600

Le son du e 602-II

Le e 602-II sonne comme une grosse caisse déjà passée par l’égaliseur. À 1 m, sa courbe culmine dans le grave autour de 55 Hz, là où se trouve la fondamentale d’une grosse caisse, puis plonge d’environ 13 dB jusqu’à un large creux qui s’étend de 170 à 800 Hz, la zone où une grosse caisse sonne vite « carton ». Elle remonte ensuite jusqu’à un plateau d’attaque, de 4,5 à 12 kHz, qui se tient environ 20 dB au-dessus de ce creux. Sur les mesures, c’est plus que l’Audix D6 et le Shure Beta 52A, autour de 16 dB chacun : un son spectaculaire, taillé pour percer dans un mix rock ou metal.

Cette courbe est un choix assumé. Selon Sennheiser, le e 602 d’origine utilisait un transducteur fabriqué à la main, dérivé de celui du MD 421 ; le e 602-II reçoit un nouveau transducteur, une remontée du grave dès 50 Hz et une zone d’attaque nettement élargie, de 2 à 15 kHz, pour répondre aux utilisateurs qui demandaient un son de grosse caisse plus moderne et plus ouvert. Sa directivité cardioïde, que Sennheiser annonce constante en fréquence, rejette le mieux à l’arrière : à l’intérieur du fût, il entend peu le reste de la batterie. Une bobine de compensation le protège du ronflement électrique.

Sa sensibilité officielle, 0,25 mV/Pa, paraît très faible : elle est mesurée à 1 kHz, au fond du creux. Sennheiser publie aussi 0,9 mV/Pa à 50 Hz, environ 11 dB de plus, et la zone d’attaque se trouve environ 18 dB au-dessus du niveau de 1 kHz. Devant une grosse caisse, qui produit des niveaux très élevés, le signal est largement suffisant. La contrepartie de sa courbe est connue : sur une grosse caisse jazz, une contrebasse ou toute source qui vit dans le médium, il peut sonner creux, et un micro plus neutre comme l’AKG D112 convient mieux.

À quoi sert le e 602-II

Sennheiser le destine à la grosse caisse, aux baffles de basse, au tuba et aux autres instruments graves, en particulier sur les petites et moyennes scènes ; sa légèreté le rend facile à placer partout où il faut du grave et de l’impact.

Les sources qu’il capte le mieux

  • Grosse caisse, près de la peau de frappe : dans le fût, à quelques centimètres de la peau, il donne une attaque marquée et peu de résonance : un son sec, selon Sennheiser.
  • Grosse caisse, au centre du fût : à mi-chemin entre les deux peaux, il capte un grave ample, avec moins d’attaque.
  • Grosse caisse, à l’ouverture de la peau de résonance : au niveau de la peau avant, il donne moins d’attaque et plus de résonance : un grave chaud et volumineux.
  • Baffle de basse : usage annoncé par Sennheiser : il restitue la fondamentale et le claquement des cordes ; ajoutez une prise directe (DI) si la basse manque de bas médium.
  • Tuba : autre usage cité par Sennheiser : placé devant le pavillon, il restitue la fondamentale et le poids de l’instrument.
  • Tom basse : son grave étendu rend la profondeur du plus gros tom, et son médium en retrait en atténue le son « carton ».
  • Contrebasse : devant l’instrument, il capte une note ronde et profonde ; son médium creusé efface une partie du bois, ajoutez un micro plus neutre pour le détail.
  • Ampli guitare : Sennheiser rapporte que des groupes de metal gothique s’en servent pour donner du poids au grave des guitares, en complément d’un micro plus brillant.
  • Voix parlée, pour l’effet : Sennheiser rapporte aussi qu’on l’utilise pour épaissir une voix de podcast ; son médium creusé en fait un choix de caractère, pas un micro de voix polyvalent.
  • Cuivres et vents graves : trombone basse ou saxophone baryton joués fort : il en restitue la fondamentale et le poids.
  • Cajón : placé devant l’ouverture arrière, il en capte le grave ; complétez-le par un micro côté frappe pour le claquement.
  • Grosses percussions : surdo, grosse caisse de fanfare : il capte l’impact et le grave des plus gros fûts.

Les styles de musique

  • Metal : doubles pédales rapides : la bosse d’attaque détache chaque coup, même à grande vitesse.
  • Hard rock : une grosse caisse profonde et claquante, qui passe au-dessus des guitares saturées.
  • Rock : un son de grosse caisse moderne, prêt à mixer, sur scène comme en studio.
  • Punk : un son efficace dès la balance, sans réglage délicat.
  • Pop : une grosse caisse qui perce dans un mix dense sans égalisation lourde.
  • Funk : une grosse caisse sèche, micro près de la peau de frappe, et une basse claquée reprise au baffle.
  • Reggae : une grosse caisse et une basse rondes et profondes, au cœur du morceau.
  • Polka : le tuba y tient la basse : le e 602-II en restitue la fondamentale.

En studio, sur scène, à la radio

  • Petites et moyennes scènes : son terrain selon Sennheiser : léger, vite fixé sur son pied, il donne un son exploitable sans long réglage.
  • Studio professionnel : micro principal pour une grosse caisse au son moderne, associé si besoin à un second micro devant la peau de résonance ou à un statique de surface posé dans le fût.
  • Home studio et salle de répétition : un micro de grosse caisse qui sonne tout de suite, et un bon micro de baffle basse.
  • Captation de concert : sa directivité cardioïde isole la grosse caisse du reste de la batterie, utile pour un enregistrement multipiste.
  • Équiper toute une batterie : Sennheiser le place dans sa valise e 600, avec quatre e 604 pour la caisse claire et les toms, et deux e 614 pour les cymbales.

Bien utiliser le e 602-II

  • Pour un son sec et percutant, placez-le dans le fût, à quelques centimètres de la peau de frappe.
  • Pour un grave ample avec moins d’attaque, placez-le au centre du fût, à mi-chemin entre les deux peaux.
  • Pour un son chaud et rond, avec plus de résonance, placez-le au niveau de l’ouverture de la peau de résonance.
  • Pour adoucir l’attaque dans n’importe quelle position, détournez-le du point d’impact de la batte.
  • Tournez l’arrière du micro vers la source à écarter : c’est à 180° qu’il rejette le mieux.
  • Vissez sa fixation intégrée directement sur un pied à perchette : avec 318 g, il tient au bout d’une perchette longue.
  • Prévoyez un câble XLR : il n’est pas fourni.
  • Reculez le micro si le grave déborde : à 5 cm, la mesure montre jusqu’à 10 dB de plus dans le bas médium qu’à 1 m.
  • Écoutez avant d’égaliser : le e 602-II creuse déjà fortement le médium entre 170 et 800 Hz, n’en retirez pas davantage par réflexe.
  • Si vous ajoutez un second micro sur la grosse caisse, écoutez les deux ensemble et inversez la polarité de l’un si le grave disparaît.

Le e 602-II face aux autres micros

Comparaison du e 602-II avec d’autres micros
Micro Type Bande passante Pour quoi faire
Sennheiser e 602-II Dynamique cardioïde 20 Hz à 16 kHz Grosse caisse, baffle basse, tuba
AKG D112 MKII Dynamique cardioïde 20 Hz à 17 kHz Grosse caisse, ampli basse, trombone
Shure Beta 52A Dynamique supercardioïde 20 Hz à 10 kHz Grosse caisse, ampli basse
Audix D6 Dynamique cardioïde 30 Hz à 15 kHz Grosse caisse, gros toms, baffle basse
Shure Beta 91A Statique demi-cardioïde 20 Hz à 20 kHz Posé dans la grosse caisse, en complément

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Questions fréquentes

Le Sennheiser e 602-II a-t-il besoin de l’alimentation fantôme ?

Non. C’est un micro dynamique : il produit son signal sans alimentation, et Sennheiser n’en prévoit aucune. L’alimentation fantôme ne lui sert à rien ; sur une entrée XLR symétrique en bon état, elle ne le gêne pas.

e 602-II ou AKG D112 ?

Les deux sont des dynamiques cardioïdes de grosse caisse, mais ils ne sonnent pas pareil. Le e 602-II creuse fortement le médium, environ 13 dB sous sa bosse du grave, et relève l’attaque sur une large bande, de 4,5 à 12 kHz ; le D112 garde un médium presque plat, avec une bosse plus étroite vers 4 kHz. Prenez le e 602-II pour un son moderne très découpé, le D112 pour un son plus rond et plus naturel.

e 602-II, Shure Beta 52A ou Audix D6 ?

Les trois creusent le médium et relèvent l’attaque. Sur les mesures, le e 602-II est le plus sculpté : environ 20 dB entre le creux et la bosse d’attaque, contre environ 16 dB pour les deux autres. Le Beta 52A est supercardioïde et s’arrête à 10 kHz ; le e 602-II et le D6 sont cardioïdes et montent jusqu’à 16 et 15 kHz. Côté poids, le e 602-II (318 g) se place entre le D6 (254 g) et le Beta 52A (605 g).

Quelle différence entre le e 602 et le e 602-II ?

Le e 602, premier micro de grosse caisse de Sennheiser, utilisait un transducteur fabriqué à la main, dérivé de celui du MD 421. Le e 602-II, sorti en 2006, adopte un nouveau transducteur, un boîtier en aluminium plus de 40 % plus léger et une courbe plus sculptée : un grave relevé dès 50 Hz et une zone d’attaque élargie, de 2 à 15 kHz selon Sennheiser. Il a remplacé le e 602 au catalogue.

Le e 602-II convient-il à un baffle de basse, à un tuba ou à un home studio ?

Oui. Sennheiser le destine à la grosse caisse, aux baffles de basse, au tuba et aux autres instruments graves, et le propose aussi pour le home studio et les salles de répétition. Il ne demande ni alimentation ni préampli particulier : sa faible sensibilité à 1 kHz est compensée par le niveau élevé de ces sources. Sur une source qui a besoin de médium, une contrebasse jazz par exemple, ajoutez un second micro plus neutre.

Sources

Fiche rédigée avec l’aide de l’intelligence artificielle, relue et vérifiée par Fabien Fons.