Terme du glossaire
LEWITT LCT 240
Le LEWITT LCT 240 est un micro statique cardioïde à prise latérale, pensé pour la voix comme pour les instruments. Malgré son allure de micro à grand diaphragme, il renferme une capsule à électret de 17 mm, c’est-à-dire un petit diaphragme. Il se distingue par ses boutons éclairés : atténuateur de 10 ou 20 dB, coupe-bas à 40 ou 300 Hz, atténuation automatique et historique d’écrêtage. Il n’est plus fabriqué : LEWITT a présenté début 2017 le LCT 240 PRO, une version simplifiée sans commutateurs.
- TypeStatique à électret, capsule de 17 mm
- DirectivitéCardioïde
- AlimentationFantôme 48 V
- Bruit propre16 dB-A
- Usage roiVoix et instruments acoustiques
Le LCT 240 en bref
- Ce que c’est : un statique cardioïde à prise latérale, au corps de grand diaphragme mais à petite capsule de 17 mm, piloté par des boutons éclairés.
- Son : neutre du grave au médium, avec une présence qui monte à partir de 4 kHz jusqu’à environ +5 dB vers 9 kHz.
- Atout : deux coupe-bas, deux atténuateurs, une atténuation automatique et un historique d’écrêtage : peu de risques de rater une prise.
- Contrainte : plus fabriqué, il exige une alimentation de 48 V et souffle un peu plus qu’un bon grand diaphragme sur les sources très douces.
- Pour qui : chanteurs, podcasteurs et home-studistes qui cherchent d’occasion un premier statique polyvalent.
La courbe de réponse du LCT 240
Une courbe de réponse montre comment un micro restitue chaque fréquence, du grave à gauche à l’aigu à droite, par rapport à un niveau de référence noté 0 dB. Une ligne plate signifie un son fidèle, une bosse une zone mise en avant, un creux une zone en retrait.

Ce que dit la courbe
- Grave : le tracé est décalé d’environ +3,7 dB : les valeurs sont lues ici par rapport au niveau à 1 kHz. Sans filtre, la courbe reste plate jusqu’à 28 Hz, puis chute : −1 dB à 25 Hz et −3,5 dB vers 22 Hz.
- Médium : une ligne parfaitement droite de 28 Hz à 3,8 kHz. Un tracé aussi régulier donne la tendance du micro plus que ses petites irrégularités : retenez un grave et un médium neutres.
- Présence : la courbe monte à partir de 4 kHz : +1 dB à 4,5 kHz, +2 dB à 6 kHz, +3 dB à 7 kHz, +4,5 dB à 8 kHz, et culmine à environ +5 dB vers 9 kHz.
- Aigus : la courbe redescend ensuite doucement : +4,5 dB à 10 kHz, +3 dB à 12 kHz, +2 dB à 14 kHz, +1,5 dB à 16 kHz et environ +0,5 dB à 20 kHz. L’aigu reste au-dessus du médium jusqu’au bout du spectre.
- Coupe-bas de 40 Hz : il n’agit que sous 45 Hz : −2 dB à 35 Hz, −3 dB vers 32 Hz, −5,5 dB à 28 Hz et −11 dB vers 21 Hz. LEWITT l’annonce à 40 Hz, avec une pente de 12 dB par octave : il retire les grondements en touchant à peine au grave musical.
- Coupe-bas de 300 Hz : une pente douce qui commence vers 330 Hz : −0,5 dB à 300 Hz, −3 dB vers 190 Hz, −7 dB à 100 Hz, −12 dB à 50 Hz et environ −18 dB à 22 Hz. LEWITT l’annonce à 300 Hz, 6 dB par octave : il compense l’effet de proximité, la hausse du grave quand on chante tout près.
Caractéristiques techniques
| Type de micro | Statique (condensateur) à électret, capsule polarisée en permanence (« back-electret ») de 17 mm, soit 2/3 de pouce ; transducteur à gradient de pression ; prise latérale |
|---|---|
| Directivité | Cardioïde |
| Réponse en fréquence | 20 Hz à 20 kHz |
| Sensibilité à 1 kHz | 8 mV/Pa (−42 dBV) |
| Bruit propre | 16 dB-A, soit 78 dB de rapport signal sur bruit pondéré A |
| Niveau maximal | 146 dB SPL pour 0,5 % de distorsion ; 156 dB SPL avec l’atténuateur de 10 dB, 166 dB SPL avec celui de 20 dB |
| Impédance | Moins de 150 Ω (charge conseillée : plus de 1 kΩ), sortie sans transformateur |
| Alimentation | Fantôme 48 V (± 4 V), 4,7 mA |
| Commutateurs | Boutons silencieux et éclairés : atténuateur 0, −10 ou −20 dB ; coupe-bas linéaire, 40 Hz (12 dB par octave) ou 300 Hz (6 dB par octave) ; atténuation automatique, historique d’écrêtage et verrouillage des boutons |
| Construction | Boîtier tout métal, XLR 3 broches plaqué or ; 138 × 52 × 36 mm ; 310 g |
| Fournis | Suspension DTP 40 Mts, bonnette LCT 40 Wx, housse DTP 40 Lb |
| Historique | Testé par Bonedo en janvier 2014 ; plus fabriqué ; LEWITT a présenté début 2017 le LCT 240 PRO, version simplifiée sans commutateurs |
Le son du LCT 240
Le LCT 240 a un son neutre du grave au médium, puis une présence qui monte à partir de 4 kHz pour culminer à environ +5 dB vers 9 kHz, avant de redescendre doucement. Sur une voix, cela apporte de la netteté et de l’air, sans bosse étroite qui durcirait le timbre. Le banc d’essai de Bonedo (2014) trouve ses aigus naturels et détaillés, avec des sifflantes courtes et nettes, et relève une légère résonance un peu cassante dans l’aigu quand on pousse le gain.
Sa capsule de 17 mm est celle d’un petit diaphragme, logée dans un corps de grand diaphragme et entourée d’un anneau métallique qui façonne le son. Selon Bonedo, le son capté hors de l’axe est un peu terne dans l’aigu, et la directivité se resserre vers le supercardioïde dans les hautes fréquences : le LCT 240 donne le meilleur de lui-même face à la source. Avec 16 dB-A de bruit propre, il souffle autant qu’un RØDE NT5, un peu plus qu’un AKG C214 (13 dB-A), mais nettement moins qu’un petit statique comme l’Electro-Voice PL37 (25 dB-A).
Sa sensibilité de 8 mV/Pa est modeste pour un statique de studio : il sort environ 8 dB de moins qu’un AKG C214 (20 mV/Pa), ce que toute interface compense sans peine. En revanche, il encaisse 146 dB SPL, et jusqu’à 166 dB SPL avec l’atténuateur de 20 dB. Bonedo juge ses deux coupe-bas efficaces, en particulier celui de 300 Hz pour la voix de près, et met en garde contre une saturation sans atténuateur : c’est tout l’intérêt de l’atténuation automatique, qui passe au cran supérieur dès que le micro sature.
À quoi sert le LCT 240
LEWITT le destinait à la voix comme aux instruments, en studio, sur scène, en podcast et en home studio.
Les sources qu’il capte le mieux
- Voix lead : son usage premier selon LEWITT ; Bonedo le conseille comme premier micro de voix, pour un rendu naturel et complet.
- Chœurs et voix de fond : cités par LEWITT : une prise par voix, avec le coupe-bas de 300 Hz si l’on chante de près.
- Voix parlée et podcast : un usage cité par LEWITT : sa présence vers 9 kHz rend la diction nette ; traitez la pièce, car un statique entend les murs.
- Guitare acoustique : sa présence fait ressortir l’attaque des cordes ; à 20 à 30 cm, son grave neutre garde le corps de l’instrument.
- Piano : LEWITT le cite parmi les instruments acoustiques : au-dessus des cordes, il capte un son détaillé.
- Overheads de batterie : cités par LEWITT : en paire au-dessus du kit, avec l’atténuateur si la batterie est frappée fort.
- Percussions : congas, tambourin, shaker : ses 146 dB SPL encaissent les attaques, et sa présence détache les transitoires.
- Ampli guitare : LEWITT le propose pour capter l’ambiance de la pièce autour d’un ampli ; de près, enclenchez l’atténuateur.
- Cuivres et bois : cités par LEWITT : l’atténuateur de 10 ou 20 dB évite la saturation devant une trompette ou un saxophone joués fort.
- Cordes : violon, alto ou violoncelle : à quelques dizaines de centimètres, pour un son clair, plutôt de près qu’à distance.
Les styles de musique
- Pop : voix pop nettes et aérées, avec le coupe-bas de 300 Hz pour calmer le grave de près.
- Chanson française : voix et guitare acoustique enregistrées au plus près du texte.
- Folk : guitare acoustique et voix, avec une présence qui détache l’attaque.
- Rap français : voix rap en home studio, avec l’atténuation automatique pour les passages criés.
- R&B : voix douces et détaillées, avec de l’air dans l’aigu.
- Jazz : cuivres, bois et overheads, avec l’atténuateur pour les attaques fortes.
- Rock : overheads et ambiance de pièce autour des amplis.
En studio, sur scène, à la radio
- Home studio : son terrain naturel : un seul micro pour la voix et les instruments, avec des filtres qui évitent les erreurs ; traitez au moins la zone autour du chanteur.
- Studio professionnel : plutôt en micro de voix ou d’appoint de près : Bonedo le trouve moins à l’aise qu’un vrai petit diaphragme pour les instruments captés à distance.
- Scène : LEWITT le destinait aussi au live : verrouillez les boutons et consultez l’historique d’écrêtage après le concert.
- Podcast et voix off : un statique simple, au son net, à condition d’enregistrer dans une pièce calme et traitée.
Bien utiliser le LCT 240
- Activez l’alimentation fantôme 48 V avant de monter le gain, fader baissé, pour éviter un claquement dans les enceintes.
- Chantez face au côté avant de la grille, et non dans son sommet : le LCT 240 capte par le côté.
- Placez-vous à 15 à 25 cm du micro, derrière un filtre anti-pop, pour la voix chantée.
- Enclenchez le coupe-bas de 300 Hz si vous chantez très près et que la voix devient trop grave.
- Gardez le coupe-bas de 40 Hz pour éliminer les grondements de la pièce, du pied ou de la circulation.
- Devant un ampli, une batterie ou un cuivre joué fort, enclenchez l’atténuateur de 10 ou 20 dB.
- Maintenez le bouton de l’atténuateur environ 2 secondes pour activer l’atténuation automatique : le micro monte d’un cran à chaque saturation.
- Après une prise en direct, maintenez le bouton du coupe-bas 2 secondes pour lire l’historique d’écrêtage.
- Sur scène, verrouillez les boutons en maintenant l’un d’eux au moins 4 secondes.
- Montez-le sur une suspension (LEWITT fournissait la DTP 40 Mts) pour l’isoler des vibrations du pied.
Le LCT 240 face aux autres micros
| Micro | Commutateurs | Sensibilité ; bruit propre | Pour quoi faire |
|---|---|---|---|
| LEWITT LCT 240 | Atténuateur 10 ou 20 dB, coupe-bas 40 ou 300 Hz | 8 mV/Pa ; 16 dB-A | Voix, instruments, overheads ; plus fabriqué |
| LEWITT LCT 240 PRO | Aucun | 16,7 mV/Pa ; 19 dB-A | Voix et instruments ; version simplifiée actuelle |
| AKG C214 | Atténuateur 20 dB, coupe-bas 160 Hz | 20 mV/Pa ; 13 dB-A | Voix, amplis et instruments en home studio |
| Neumann TLM 103 | Aucun | 23 mV/Pa ; 7 dB-A | Voix chantée et parlée, sources douces |
| RØDE NT5 | Aucun | 12 mV/Pa ; 16 dB-A | Overheads en paire, guitare acoustique |
Tous les micros du glossaire
Micros dynamiques (37)
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- Violet Design Amethyst Standard
- Violet Design Amethyst Vintage
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Micros à ruban (9)
Aller plus loin
- Micro statique : le condensateur, son détail dans les aigus et son besoin d’alimentation.
- Directivité : cardioïde, omnidirectionnel, figure en 8 : lire un diagramme polaire.
- Effet de proximité : pourquoi les graves gonflent quand on se rapproche du micro.
- Alimentation fantôme : le 48 V : quels micros en ont besoin, et comment s’en servir sans risque.
- Prise de son : les bases pour placer un micro et enregistrer proprement.
- Adaptation d’impédance : pourquoi un micro et un préampli doivent s’accorder.
- Explorer l’Univers YouTips : le LEWITT LCT 240 y est relié aux autres micros et aux styles où il sert, en carte interactive.
Questions fréquentes
Le LEWITT LCT 240 a-t-il besoin de l’alimentation fantôme ?
Oui. Sa capsule à électret est polarisée en permanence, mais son électronique et ses boutons éclairés ont besoin de courant : LEWITT demande une alimentation fantôme de 48 V (± 4 V), pour 4,7 mA. Les interfaces audio et les tables de mixage courantes la fournissent sur leurs entrées XLR.
LCT 240 ou LCT 240 PRO ?
Le LCT 240 PRO, présenté début 2017, est une version simplifiée : même capsule de 17 mm, mêmes dimensions et même poids, mais aucun bouton, donc ni atténuateur, ni coupe-bas, ni historique d’écrêtage. Il est plus sensible (16,7 contre 8 mV/Pa), mais souffle un peu plus (19 contre 16 dB-A) et encaisse moins (142 contre 146 dB SPL). Le LCT 240 ne se trouve plus que d’occasion.
Le LCT 240 est-il un micro à grand diaphragme ?
Non, malgré les apparences. Son corps rappelle celui d’un grand diaphragme, mais sa capsule mesure 17 mm (2/3 de pouce), la taille d’un petit diaphragme. Bonedo n’y voit pas un défaut pour la voix, qui sonne naturelle et complète, mais le juge moins à l’aise qu’un vrai petit diaphragme pour capter des instruments à distance.
À quoi servent l’atténuation automatique et l’historique d’écrêtage ?
En atténuation automatique, le micro passe tout seul au cran d’atténuation supérieur dès qu’il sature, en une seconde environ. L’historique d’écrêtage garde en mémoire, même micro débranché, les saturations survenues pendant la prise : vous savez après coup si elle est exploitable. En cours de prise, le voyant clignote en rouge en cas de surcharge.
Le LCT 240 convient-il pour un home studio ?
Oui, c’est l’un de ses terrains : un seul micro pour la voix, la guitare acoustique ou les overheads, avec des filtres qui évitent les mauvaises surprises. Comme tout statique, il entend la pièce : installez au moins des panneaux absorbants autour de la source. Son bruit propre de 16 dB-A ne s’entend pas sur une voix chantée, mais peut se percevoir sur une source très douce captée à distance.
Sources
- LEWITT, manuel du LCT 240 (PDF, version 2.0) : capsule de 17 mm polarisée en permanence, sensibilité, bruit propre, niveaux maximaux selon l’atténuateur, impédance, alimentation et consommation, dimensions, poids, fonctionnement des boutons (atténuation automatique, historique d’écrêtage, verrouillage), voyants, accessoires.
- LEWITT, fiche technique du LCT 240 (PDF, copie Full Compass) : capsule back-electret de 2/3 de pouce, coupe-bas de 40 Hz (12 dB par octave) et de 300 Hz (6 dB par octave), préampli sans transformateur, boîtier tout métal, connecteur plaqué or, applications.
- LEWITT, guide de démarrage rapide du LCT 240 : positions du coupe-bas et de l’atténuateur, alimentation de 48 V.
- LEWITT, page produit du LCT 240 PRO : capsule, sensibilité, bruit propre, niveau maximal, dimensions et poids du LCT 240 PRO.
- LEWITT, « New for 2017 » : présentation du LCT 240 PRO début 2017.
- RecordingHacks, LEWITT LCT 240 PRO : version simplifiée du LCT 240, sans atténuateur, coupe-bas ni historique d’écrêtage, même capsule de 17 mm.
- Bonedo, test du LEWITT LCT 240 (janvier 2014) : petite capsule dans un corps de grand diaphragme, anneau autour de la capsule, filtres, atténuation automatique, son des aigus, comportement hors axe, souffle, usages.
- Micpedia, LEWITT LCT 240 : prise latérale, modèle arrêté.
- AKG, page produit du C214 : sensibilité, bruit propre, atténuateur et coupe-bas du C214.
- Neumann, fiche produit du TLM 103 : sensibilité et bruit propre du TLM 103.
- RØDE, fiche technique du NT5 (PDF) : sensibilité et bruit propre du NT5.
- Electro-Voice, fiche technique du PL37 (PDF, copie RecordingHacks) : bruit propre du PL37.
- Courbe de réponse : Vincent Travaglini, Pulsar Audio.
Fiche rédigée avec l’aide de l’intelligence artificielle, relue et vérifiée par Fabien Fons.